Classe Chamois

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Classe Chamois
Image illustrative de l’article Classe Chamois
L'aviso Chevreuil
Caractéristiques techniques
Type aviso dragueur de mines
Longueur 78,3 m[1]
Maître-bau 8,7 m
Tirant d'eau 3,3 m
Déplacement 630 tonnes
Port en lourd 895 tonnes
Propulsion 2 hélices
2 moteurs diesel Sulzer
Puissance 4 000 ch
Vitesse 20 nœuds (37 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 2 pièces de 100mm modèle 1932 en une pseudo-tourelle modèle 1937 à l’arrière
8 mit. de 13,2 mm AA en un affût quadruple à l’avant et deux affûts doubles latéraux derrière le bloc passerelle
8 grenades
2 ou 4 mortiers
Rayon d’action 10 000 miles nautiques à 4 nœuds
4 000 miles nautiques à 9 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 106 hommes
Histoire
Constructeurs Arsenal de Lorient
A et C de la Loire
C et A de Provence
F et C de la gironde
F et C de la Méditerranée[2]
A servi dans War ensign of Germany (1938–1945).svg Kriegsmarine
Flag of Italy (1861-1946) crowned.svg Regia Marina
Pavillon des forces navales françaises libres Forces navales françaises libres
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Période de
construction
1937 - 1948
Période de service 1939 - 1966
Navires construits 12
Navires prévus 24
Navires annulés 12
Navires désarmés 4
Navires préservés 0

La classe Chamois est une classe d'avisos dragueurs de mines dont la construction commence en 1939. Avec le début de la Seconde Guerre mondiale, le destin de ses unités est très varié, certains navires étant terminés par les Allemands et d'autres mis en service dans les Forces navales françaises libres. La construction d'une grande partie d'entre eux sera annulée. Certains seront terminés après la guerre, tel le Commandant Amyot d'Inville, qui restera en service jusqu'en 1964.

Histoire[modifier | modifier le code]

La conception des navires de la classe Chamois est proche de ceux de la classe Élan, mis à part leur gaillard d'avant surélevé. Tout comme ceux-ci, ils ne sont pas utilisés comme dragueurs de mines.

La construction d'une première série de douze navires est lancée en 1939. Les cinq premiers sont achevés en 1940 et entrent au service de la marine de Vichy. Quatre autres, lancés entre 1942 et 1944 sont achevés par les Allemands et les Italiens, et entrent en service dans leur marine respective[1],[2].

Navires de la classe[modifier | modifier le code]

Noms par ordre chronologique[2] En service dans Quille Lancement Sort final
Alfred de Courcy
Commandant de Pimodan
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale 1939 1941 Entre en service dans la marine française en 1947, démoli en janvier 1966
Amiral Duperré - 1939 - Abandonné en juin 1940
Amiral Gourdon - 1939 - Abandonné en 1940
Amiral Sénès
SG 16
SG 21

War ensign of Germany (1938–1945).svg Kriegsmarine
1939 1942 Entre en service dans la Kriegsmarine en 1944 puis sabordé à Marseille[3]
Annamite
Chamois
El Lahic
Pavillon des forces navales françaises libres Forces navales françaises libres
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Naval Ensign of Morocco.svg Marine royale marocaine
1938 1939 Entre en service dans les Forces navales françaises libres en 1942, modernisé en 1948, vendu au Maroc en 1961[4]
Chamois
SG 21
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
War ensign of Germany (1938–1945).svg Kriegsmarine
1936 1938 Sabordé à Toulon en 1942, restauré par les allemands, coulé en 1943 puis en 1944
Chevreuil

Destur
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Pavillon des forces navales françaises libres Forces navales françaises libres
Flag of Tunisia.svg Marine tunisienne
1937 1939 Saisi par les Britanniques dans le port de Portsmouth, il est cédé aux FNFL avec lesquelles il participe activement à la guerre. Cédé à la Tunisie en 1959[5]
Enseigne Ballande
SG 17
- 1939 1942 Capturé à quai par les Allemands à quai en 1942, mais n'entre jamais en service
Enseigne Bisson - 1939 - Abandonné en juin 1940
Gazelle Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Pavillon des forces navales françaises libres Forces navales françaises libres
1937 1939 Participe à la bataille de Dakar avec les forces de Vichy avant de rejoindre les Forces navales françaises libres en 1942. Vendu en 1961[6]
L'Ambitieuse
Bisson
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale 1939 1946 Entre en service dans la marine française en 1947, démoli en 1964
La Furieuse - 1939 - Annulé en 1940
La Généreuse - 1939 - Abandonné en juin 1940
L'Heureuse - 1939 - Abandonné en juin 1940
La Joyeuse - 1939 - Annulé en 1940
La Malicieuse - 1939 - Abandonné en juin 1940
La Preneuse
Commandant Ducuing
- 1939 - Abandonné en juin 1940
La Rieuse - 1939 1948 Abandonné en 1948
La Sérieuse - 1939 - Abandonné en juin 1940
ex-Bambara
La Surprise (en)
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale 1938 1939 Coulé au large d'Oran le 8 novembre 1942
La Trompeuse - 1939 - Annulé en 1940
La Victorieuse
Commandant Amyot d'Inville
Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale 1939 1947 Abandonné en juin 1940, la construction reprend après la guerre. Lancé en 1947, il est retiré du service en 1966[7]
Matelot Leblanc
SG 14
War ensign of Germany (1938–1945).svg Kriegsmarine 1939 1942 Entre en service dans la Kriegsmarine en 1943, coulé au large de Capri en 1944[8]
Rageot de la Touche
SG 15
UJ2229
War ensign of Germany (1938–1945).svg Kriegsmarine 1939 1942 Entre en service dans la Kriegsmarine en 1943, coulé par le sous-marin britannique HMS Universal (en) au large de Gênes en 1945[9]
L'aviso Gazelle au sein des FNFL.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b « Classe Chamois, France, 1942 », sur secondeguerre.net (consulté le 4 janvier 2013)
  2. a b et c (en) « CHAMOIS avisos-minesweepers (sloops-minesweepers) », sur navypedia.org (consulté le 4 janvier 2013)
  3. « Amiral Sénès », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)
  4. « Annamite », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)
  5. « Chevreuil », sur alamer.fr (consulté le 9 janvier 2013)
  6. « Gazelle », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)
  7. « Commandant Amyot d'Inville », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)
  8. « Matelot Leblanc », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)
  9. « Rageot de La touche », sur alamer.fr (consulté le 8 janvier 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]