Catherine Repond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Catherine Repond
Biographie
Naissance
Décès

Catherine Repond, dite Catillon ( à Villarvolard - à Fribourg) est une femme suisse brûlée pour sorcellerie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Catherine Repond et sa sœur Marguerite sont célibataires et connues dans leur région comme mendiantes[2]. Catillon est accusée par des paysans d'avoir maudit les alpages dont les propriétaires ont refusé de lui faire l'aumône. Alors que le bailli de Corbières était à la chasse, ce dernier avait blessé un renard, qui avait alors crié avec une voix humaine. Catherine Repond ayant une blessure similaire à celle de ce renard, le bailli est persuadé que le renard et Catillon ne faisaient qu'un. Convoquée devant le bailli pour s'expliquer sur sa blessure, elle explique qu'on lui a coupé les orteils du pied gauche durant son sommeil. Emprisonnée, son premier procès dure du 14 avril au 5 juillet 1731. Elle avoue sous la torture avoir pactisé avec le diable[2]. Un second procès a lieu à Fribourg du 13 juillet au 15 septembre, durant lequel Catillon est à nouveau torturée afin qu'elle dénonce ses complices.

Le 15 septembre 1731, Catillon est condamnée au bûcher, après strangulation et exécutée le même jour. Elle est la dernière femme à avoir subi cette sentence pour sorcellerie en Suisse romande[3].

Réhabilitation et hommages[modifier | modifier le code]

En 1999, une petite fontaine ornée d'une sculpture de Catillon jeune fille a été inaugurée dans la forêt du Gibloux. Elle se situe sur le versant nord-ouest du Gibloux, quelques dizaines de mètres en dessous de l'antenne des télécoms, aux frontières de trois districts (Glâne, Sarine et Gruyère) et de trois communes (Villorsonnens, Le Glèbe et Sorens)[1]. Emile Mesot et deux autres chasseurs découvrirent cette source et lui donnèrent le nom de « fontaine à Catillon ».

En 2009, une motion demandant la réhabilitation de Catherine Repond est refusée par le Grand Conseil du canton de Fribourg car la réhabilitation juridique n'existe alors plus dans le code pénal suisse[4]. Le Conseil d'État suggère donc une réhabilitation de la mémoire des nombreuses victimes de meurtres judiciaires à cette époque.

En 2010 la Place Catherine-Repond est inaugurée au lieu-même de son exécution, sur la colline du Guintzet à Fribourg[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kathrin Utz Trem (trad. Alexandre Dafflon), « Catillon, une sorcière fribourgeoise (1663 - 1731) » [PDF], sur fr.ch, Archives de l’Etat de Fribourg,
  2. a et b Kathrin Utz Tremp, article Repond, Catherine dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  3. a et b « Une sorcière a une place à son nom à Fribourg », sur RTS.ch, (consulté le 1er février 2017)
  4. Carine Régidor et Pierre-Yves Maspoli, « Fribourg pourrait réhabiliter moralement une sorcière exécutée en 1731 », min 57 s [vidéo], sur RTS.ch, (consulté le 1er février 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]