Gilles Garnier

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne un tueur en série du XVIe siècle. Pour la personnalité politique française de Seine-Saint-Denis, voir Gilles Garnier (homme politique).
Arrêt de la cour de Dole condamnant Gilles Garnier comme loup-garou en 1574.

Gilles Garnier (mort le ) aurait été un ermite cannibale et tueur en série français accusé d'être un loup-garou. Connue sous le nom d'Ermite de Saint-Bonnot et de Loup-garou de Dole, l'affaire Gilles Garnier est l'un des rares cas de lycanthropie répertoriés dans les annales de la justice française[1].

Le loup-garou de Dole[modifier | modifier le code]

Gilles Garnier était un ermite vivant à l'extérieur de la ville de Dole en Franche-Comté[2].

La première victime est une fillette de dix ans, agressée et tuée en octobre 1572. Le corps montre que la chair des cuisses et des bras a été dévorée, après avoir été étranglé. Un peu plus tard, une huitaine de jours après la Toussaint, une autre fille est attaquée mais l'agression est interrompue par des passants et l'agresseur prend la fuite. La jeune fille succombe à ses blessures quelques jours plus tard. En novembre 1572, le corps d'un garçon de dix ans est retrouvé, présentant des marques semblables au premier : les cuisses et le ventre ont été mangé, une des jambe a été arrachée.

Les autorités de Franche-Comté émettent un édit pour appréhender et tuer le prétendu loup-garou. Un soir, un groupe d'hommes du village de Cromary, à plus de 60 km de Amange, l'endroit où aurait vécu Gilles Garnier[3], voient dans la pénombre ce qu'ils pensent être un loup et le mettent en fuite, mais ils découvrent le corps d'un garçonnet qui vient d'être étranglé. En décembre 1573, les policiers de Dole arrêtent Gilles Garnier à « l’hermitaige de saint Bonnot, près Amanges, en laquelle luy et sadite femme faisoient leur résidence »1.

Procès[modifier | modifier le code]

Basé sur des aveux « spontanés » (obtenus après de nombreuses tortures durant l'inquisition), Gilles Garnier délivre un témoignage selon lequel, alors qu'il est tourmenté par la faim et désespéré du sort de sa famille, un homme vêtu de noir lui apparait et lui offre une pommade qui lui permettrait de se changer en loup, ce qui rendrait la chasse plus aisée. Gilles Garnier a avoué avoir traqué et assassiné au moins quatre enfants âgés de neuf à douze ans.

Le , Gilles Garnier est jugé coupable de lycanthropie et de sorcellerie puis condamné au bûcher[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  • L. Lafaist et Jean Louis Félix Danjou, Archives curieuses de l'histoire de France depuis Louis XI jusqu'à Louis XVIII : Collection de pièces rares et intéressantes ... publiées d'après les textes conservés à la Bibliothèque royale, et accompagnées de notices et d'éclaircissemens; ouvrage destiné à Leber, (lire en ligne).

Bibliographie et webographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Bavoux, « Loups-garous de Franche-Comté : identification du refuge de Gilles Garnier », La Nouvelle Revue franc-comtoise, no 1,‎ , p. 43-50.
  • Luc Jaccottey et Brigitte Rochelandet, « L'ermitage Saint-Bonnot à Amange : l'habitat de Gilles Garnier brûlé comme loup garou à Dole en 1574 », Archéopages, no 25,‎ , p. 40-45 (lire en ligne).