Art du Champā

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Art du Champā
Thap Mam Shiva 12th c.jpg

Sculpture de la fin du XIème Siècle début XIIème qui illustre à la fois le média préféré des artistes Cham (Sculpture en pierre du haut relief) et le thème le plus populaire; le dieu Shiva et les thèmes associés au Dieu. Shiva peut-être reconnu par le troisième œil au milieu de son front et par l'attribut du trident. Les mains au-dessus de sa tête forme la gestuelle appelée uttarabodhi mudra qui est considérée comme un symbole de perfection.

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Les premières œuvres qui nous sont parvenues de l'art du Champa, royaume d'Indochine qui couvrait le Moyen et le Sud-Annam et la partie nord de la Cochinchine, semblent pouvoir être datées du règne de Prakâsàdharma dans la seconde moitié du VIIe siècle.

On les a groupées sous le nom de style de Mỹ Sơn E1, sa capitale ; elles sont stylistiquement proches de l'art indien post-gupta. Il en reste surtout un piédestal surmonté d'un linga, admirablement décoré (musée des antiquités de Da Nang).

Vers la fin du Xe siècle, le roi Indra Varman II construisit le grand ensemble de Dong Duong ; l'art restera le privilège des rois qui multiplieront leurs effigies tandis que le temple demeurait fidèle au modèle initial de la tour-sanctuaire abritant l'idole.

Les Chams restèrent fidèles à la brique ; la décoration sculptée a pour élément caractéristique une arcature polylobée surmontant les ouvertures. La statuaire de Dong Duong accuse une originalité très marquée, surtout dans les visages dont les particularité ethniques sont presque caricaturales.

À partir de 910 environ, un style nouveau apparaît, influencé par l'art Khmer et l'art classique de Java centrale; la tour A1 de Mỹ Sơn (deuxième quart du Xe siècle), l'un des plus beaux monuments cham, est particulièrement importante; les édifices de ce site prennent un aspect monumental. La décoration sculptée, harmonieuse et élégante, présentant des visages empreints de douceur, éclairés d'un fin sourire. Le style Bình Định (XIe et XIIe siècles) marque le commencement du déclin de l'art cham. Influencé par Angkor, il est caractérisé par plusieurs tours de la capitale, Vijaya, qui ne sont plus que des masses cubiques sans grand intérêt plastique. À partir du XIVe siècle, l'art cham n'existe pratiquement plus.

Histoire du Champā[modifier | modifier le code]

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L’Histoire du Champā fut une alternance de conflits et de coopération avec les peuples de Java, les Khmer de Angkor au Cambodge et du Đại Việt qui devint le Nord Vietnam. Ce fut à cause du Đại Việt que le Royaume du Champā perdit finalement son indépendance.

L'héritage artistique[modifier | modifier le code]

L’héritage artistique du Champā consiste d’abord en sculptures de Grès – à la fois sculptures dans le "rond-bosse" dans l'entourage et des sculptures en relief - et des bâtiments en briques, avec quelques statues en métal et des objets décoratifs ayant aussi survécu. Beaucoup de ce qui restent des thèmes religieux, et au travers de quelques pièces seraient purement décoratives, d’autres auraient servi pour d’importantes fonctions dans la vie religieuse des Chams, qui résument des éléments de l’Hindouisme (spécialement Saivisme ou Shivaïsme, foi des fidèles de Shiva, seconde communauté religieuse de l'Inde contemporaine, communément associée à l'ascétisme), Bouddhisme et des cultes indigènes.

Ce legs artistique a été décimé par beaucoup de négligences, de guerres, et aussi de vandalisme. Enormément de ravages ont été largement causés au XXe siècle.
Néanmoins, quelques français savants tels que Henri Parmentier et Jean Boisselier furent capables de prendre des photographies, de les dessiner, et faire une descriptions des travaux qui avaient été détruits pendant ce temps.
Les négligences continuent encore et toujours d’endommager l’héritage des Champā à l'heure actuelle, et tout spécialement la négligence de non-conservation des gravures dans les stèles en pierre, qui constituent la source d’information ayant le plus de valeur dans l’histoire des Champā.
Les participants de la guerre du Vietnam ont vraiment aggravé cette dévastation, balayant par exemple les vestiges du monastère Bouddhiste de Dong Duong (Quảng Nam)[1]. Vandalisme volontaire et chapardages sont encore un vaste problème en cours.

Histoire des œuvres Cham[modifier | modifier le code]

Les premières œuvres qui nous sont parvenues de l'art du Champā, royaume d'Indochine qui couvrait le Moyen et le Sud-Annam et la partie nord de la Cochinchine, semblent pouvoir être datées du règne de Prakâsàdharma dans la seconde moitié du VIIe siècle.

On a commencé à grouper les monuments de Mỹ Sơn selon leurs styles pour les identifier. Le premier qui a été étudié a pris le nom de style de Mỹ Sơn E1, sa Capitale ; elles sont stylistiquement proches de l'art indien post-gupta. Il en reste surtout un piédestal surmonté d'un linga, admirablement décoré (musée des antiquités de Da Nang ou Indrapura ancienne Capitale Cham).

Une grande variété de styles[modifier | modifier le code]

Vers la fin du Xe siècle, le roi Indra Varman II construisit le grand ensemble de Dong Duong ; l'art restera le privilège des rois qui multiplieront leurs effigies tandis que le temple demeurait fidèle au modèle initial de la tour-sanctuaire abritant l'idole.

Les Chams restèrent fidèles à la brique ; la décoration sculptée a pour élément caractéristique une arcature polylobée surmontant les ouvertures. La statuaire de Dong Duong accuse une originalité très marquée, surtout dans les visages dont les particularité ethniques sont presque caricaturales.

À partir de l'an 910 environ, un style nouveau apparaît, influencé par l'art Khmer et l'art classique de Java centrale; la tour A1 de Mỹ Sơn (deuxième quart du Xe siècle), l'un des plus beaux monuments cham, est particulièrement importante; les édifices de ce site prennent un aspect monumental. La décoration sculptée, harmonieuse et élégante, présentant des visages empreints de douceur, éclairés d'un fin sourire.
Le style Bình Định (XIe et XIIe siècles) marque le commencement du déclin de l'art cham. Influencé par Angkor, il se caractérise par plusieurs tours de la capitale, Jaya-Vijaya. À partir du XIVe siècle, l'art cham n'existe pratiquement plus.

Les musées abritant l'Art Champā[modifier | modifier le code]

La plus grande collection de l’Art Champā est exposée au :

Forme de l'Art visuel[modifier | modifier le code]

Les vestiges de l’Art classique Cham étendu, consistent principalement aujourd’hui, en temples de briques, sculpture en pierres dans l’entourage, et dans les sculptures en grès dans le haut et bas-relief. Quelques sculptures en bronze et objets décoratifs faits en métal existent aussi. Il n’y a aucun ouvrage en marbre ou autres en haute pierres de haute qualité. De la même manière, il n’y a aucune peinture ou esquisse.
Le peuple Champa savait écrire, et a peut-être aussi réaliser des croquis, sur feuilles, qui n’ont pas résisté au climat chaud et humide de la côte du Vietnam. Les objets fait en matières périssables, tels que le bois, n’ont pas pour la plupart survécu.

Ce Cham kosa, ou manche en métal est fait pour s'harmoniser avec un linga, qui représente la face de Siva. Il peut être reconnu grâce au troisième œil au centre du front et au style de son chignon connu en tant que Jatamukuta.

Statues en métal et bijoux[modifier | modifier le code]

Les vestiges des ouvrages d’Art fabriqués en métal inclus les statues en bronze des Dieux Mahayanistes Lokesvara et Tara datés approchent de l'an 900. Ils associés à l’Art bouddhiste de Dong Duong. Une statue pourtant plus vieille de Bouddha prend une forte ressemblance aux statues Bouddhistes du style Amaravati; les savants doutent qu'elles viennent authentiquement du Champa, présumant qu'elle ait été importée dans le pays telle une part du fret maritime qui reliait l’Inde avec le Sud-est Asiatique et la Chine[3].

Les objets en métal[modifier | modifier le code]

Nous disposons d'un nombre abondant de textes donnant des preuves de l’Art cham très classique qui a existé et qui a été perdu lors des ravages du temps et des déprédations dû au vandalisme, pillards et conquérants.
Par exemple, au début du XIVe siècle, l’historien Chinois Ma Duanlin fit part de l’existence d’une grande statue de Bouddha faite en or et en argent; mais la provenance de cette statue demeure inconnue. Les rois Cham eux-mêmes nous ont laissés des inscriptions sur des pierres décrivant les cadeaux de précieux objets désormais perdus, ils firent des lieux saints et des sanctuaires du royaume. En l'occurrence, on peut souligner que la pratique d'offrir des manches métalliques décorées (kosa) et diadèmes (mukuta) à d’importants lingas et à des divinités apparentées.

L'origine des objets métal[modifier | modifier le code]

Ainsi, une inscription sur une stèle en pierre datant approximativement de l'an 1080 et découverte à Mỹ Sơn, nous apprend que le roi Harivarman a été donateur d’un large et resplendissant kosa en or orné des plus beaux bijoux, plus brillants que le soleil, illuminé jour et nuit par les rayons des gemmes brillants, décoré par quatre faces à son Dieu Srisanabhadresvara, une incarnation locale de Shiva.

Quelques années après, autour de l'an 1088, Harivarman a été surpassé par son successeur Indravarman, qui donna un kosa ou Linga-kosa [4] en or avec 6 faces (orientées dans les quatre directions, vers le Nord-Est et le Sud-Est) surmonté par un nagaraja (serpent-roi); ornement, et décoré avec de précieuses gemmes incluant rubis, saphir, topaze, et perles [5]. Aucun de ces trésors n’a survécu.

Les vols et saccages chinois[modifier | modifier le code]

Les sources écrites, inclus à la fois les livres d'histoire Chinois et les inscription Cham, rapportent aussi quelques évènement catastrophiques, prémices d'actes de guerre, et qui menèrent à la perte de l'Art Cham. Dans le second quart du Ve siècle, selon l'historien Ma Duanlin, un général Chinois du nom de Yuen Kan a saccagé la Capitale du Champa, en emportant les quelques "rares et précieux objets", incluant "dix des mille livre d'Or en lingots venant des statues qui ont été fondues". De façon similaire, à la fin du VIIe siècle, un général chinois en maraude nommé Liu Fang partit en s'emparant de "dix huit tablettes en or massif" commémorant les 18 rois précédents du Royaume du Champā [6].

On suppose que dans les siècles qui suivirent, de fréquents raids et conquêtes organisés par les Khmers et les armées Vietnamiennes, menèrent à des possibles destructions du Champā en tant qu'entité politique indépendante, comme cela est indiqué dans les travaux d'Art retrouvés, incluant bien sûr tous les travaux d'Art en métal précieux.

Temples en briques[modifier | modifier le code]

Un des temples du Sanctuaire de Mỹ Sơn
Le profil des temples du XIIIe siècle tels que Po Klong Garai près de Phan Rang inclus tous les monuments typiques de temples Cham. De gauche à droite, on peut voir le Kalan, le Mandapa attaché, le toit en forme de selle du Kosgrha ou maison de feu, et le Gopura.

Contrairement aux Khmers de Angkor, qui pour la plupart utilisaient la pierre grise pour construire leur bâtiments religieux, les Cham construisaient leurs temples en briques rouges. Quelques-unes de ces structures en briques peuvent être encore visités dans la campagnes Vietnamienne. Ce qui demeure le plus important sont les sites tels que :

Bâtiments constituant un temple[modifier | modifier le code]

Typiquement, un complexe de temples Cham consiste en un agencement de plusieurs types de bâtiments[7] :

  • le Kalan était un sanctuaire de briques, typiquement en forme de tour, utilisé comme maison des Dieux ;
  • le Mandapa était une entrée à mi-chemin avec un sanctuaire ;
  • le Kosagrha ou "maison de feu" était une construction, typiquement avec un toit en forme de selle, utilisée en maison dont la valeur était d'appartenir aux divités et de cuisiner pour ces divinités ;
  • la Gopura était une porte de tour menant à l’intérieur des murs du complexe de temples.

Ces types de bâtiments représentent typiquement les temples Hindou de façon générale; cette classification est valable pas seulement dans l’architecture du Champā, mais aussi pour d’autres traditions architecturales de la Grande Inde.

Les temples les plus significatifs[modifier | modifier le code]

Le temple de Po Nagar près de Nha Trang.

Les temples les plus importants du Champā historique, sur un plan culturel, sont les temples de Bhadresvara situés à Mỹ Sơn tout près de la très contemporaine ville de Da Nang (Indrapura), et le temple des déesse connu comme Bhagavati (son nom Hindou) ou Yan Po Nagar (son nom Cham) situé juste à l’extérieur de la moderne ville de Nha Trang.

Le temple de Bhadresvara était la fondation religieuse principale du Nord du Champa (connu comme Campadesa, Campapura ou nagara Campa selon les inscriptions). Les savants ont identifié le temple de Bhadresvara, comme une incarnation locale du Dieu universel Shiva, avec l’édifice "A1" à Mỹ Sơn. Cependant aujourd’hui A1 est malheureusement dans un état dévolu à devenir une monticule de décombres, pourtant il demeure toujours comme une tour d’une grande magnificience, telle que les savants français l’ont décrite au début du XXe siècle[8].

Le temple de Yan Po Nagar fut la fondation religieuse principale du Sud Champā (ou Panduranga, un mot qui est la base pour le nom moderne de "Phan Rang." ). Ses bâtiments datent entre le VIII et le XIIIe siècle. Le temple est toujours debout à ce jour près de la Cai River de Nha Trang, et il est relativement en bon état [9].

Sculptures en grès[modifier | modifier le code]

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Un thème décoratif originaire de Java, mais inspiré d'une scène venant de l'Inde qui montre le monstre des mers makara vomir un autre être. Au Xe siècle et XI Siècle, une Sculpture Cham où le makara vomit un naga.

Les Cham ont créé des sculptures étonnantes en grès tout autour, aussi bien en sculptures haut et en bas-relief. En général, ils préfèrent sculpter en relief, et ils excellent spécialement à la sculpture en haut-relief. La sculpture Cham s'est exprimée selon une succession de styles historiques, les œuvres majeures de ce qui est produit dans les meilleurs travaux sont ceux du l'Art du Sud-Est Asiatiques[10].

Les sujets de la sculpture Cham sont issus la plupart du temps des légendes et religions de civilisation Indienne. Beaucoup de sculptures représentent des divinités Hindoux et Bouddhistes plus particulièrement et mettant en valeur Shiva, mais aussi Lokesvara, Vishnu, Brahma, Devi, et Shakti. De telles sculptures peuvent avoir servi un motif religieux plus que décoratif. N'importe quelle sculpture autour d'une importante divinité mise en avant, pas engagés dans une quelconque action, et équipé avec un symbolique attirail, peut-être candidat à un rituel ou de dévotion. Les sculptures Cham crée aussi de nombreux lingas, objets phalliques liés symboliquement avec Shiva (si la section croisée est un cercle) ou avec le trimurti (si l'objet est segmenté, consiste en un carré avec des sections inférieures de Brahma, un octogone moyen avec des sections symboliques de Vishnu, et un section circulaire de Shiva). L'usage rituel des linga est familier depuis l'Hindouisme moderne.

Périodes et styles de l'Art Cham[modifier | modifier le code]

Les savants s'accordent à dire qu'il est possible d'analyser l'art du Champā en termes de "styles" distincts typiques pour des périodes historiques variées et différentes localisations. Plusieurs ont essayé à travers leurs études de dresser une classification des styles historiques. Peut-être les plus influentes de ces tentatives sont celles des chercheurs français tels l'éminent expert Philippe Stern (l'Art du Champa en Annam et ses Évolutions, 1942) et Jean Boisselier (Statuaire du Champā, 1963).
En résumant les conclusions de ces chercheurs, l'historien d'art de chez Christie's ; Jean-François Hubert, spécialiste de l'art du sud-est asiatique et dont les recherches actuelles se concentrent notamment sur la sculpture cham, a conclu qu'il est possible de distinguer au moins les styles suivants : :

  • Mỹ Sơn E1 (VIIème au VIIIème siècle)
  • Dong Duong (IXème au Xème siècle)
  • Mỹ Sơn A1 (Xème Siècle)
  • Khuong My (Première moitié du Xème siècle)
  • Trà Kiệu (Seconde moitié du Xème siècle))
  • Chanh Lo (Fin du Xème Siècle au milieu du XIème siècle)
  • Thap Mam (XIème au XIVème siècle)

Chaque style est baptisé selon le nom de l'emplacement où l'exemplaire de chaque style a été trouvé au Vietnam.

Style Mỹ Sơn E1[modifier | modifier le code]

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Les ruines de Mỹ Sơn ne sont pas toutes du même style et n'appartiennent pas toutes à la même période de l'histoire Cham. Les savants ont encodés les ruines pour refléter la diversité des périodes et des styles. Les premiers styles les plus identifiables proviennent du style Mỹ Sơn E1 Style. Il a été identifié ainsi à cause de sa structure particulière, que les savants refèrent à Mỹ Sơn E1 datant du VIIe au VIIIe.

Le travail de ce style reflète une influence étrangère à travers une variété de sources, premièrement provenant des Khmers de l'ère pré-Angkorien du Cambodge, mais aussi provenant de l'art de Dvaravati, d'Indonésie, et du Sud de l'Inde.

Style Dong Duong[modifier | modifier le code]

Au centre : Bouddha (Buddha), entouré de Bodhisattva et de moines Style de Dong Duong fin IXè siècle

En 875, le roi Cham Indravarman II fonda une nouvelle dynastie à Indrapura, dans ce qui est connu aujourd'hui comme la Province du Quảng Nam région centrale Vietnam. En partant des traditions religieuses de ses prédécesseurs, qui furent prédominante telle les Shaivists, il fonda le monastère Bouddhiste Mahayana de Dong Duong, et dédié au temple central de Lokesvara. Le complexe des temples de Dong Duong ont été dévastées par les bombes de la guerre du Vietnam, notre connaissance de son apparence est limitée au photographies et descriptions réalisées par les savant français du XXème Siècle.

Un nombre juste de sculptures de la période ont survécu, ainsi, dans les musées du Vietnam, et collectivement elles sont connues pour le travail du style Dong Duong. Le style perdura dans de bonnes conditions jusqu’au Xe siècle.

Le style Dong Duong des sculptures a été décrit comme un style hautement original de type "artistique extrémisme" , " avec l’exagération, presque excessive très stylisée des sujets." Les caractères sont caractérisés par leurs nez fins et les lèvres er par le fait qu’ils ne sourient pas. Les motifs prohéminent inclus des scènes de la vie de Bouddha, des moines Bouddhistes, dharmapalas (gardiens des lois Bouddhistes), dvarapala (gardiens armés des temples), le bodhisattva Avalokiteshvara, et la déesse de la compassion Tara, qui fut aussi considérée comme la shakti ou épouse de Avalokiteshvara.

Style Mỹ Sơn A1[modifier | modifier le code]

Ce piédestal et les contours d'un mur sont tout ce qui reste d'un magnifique temple appelé "A1."
Les entrepôts connus avec "B5" (arrière-plan) qui est un exemplaire remarquable de l'Art survivant du style de My Son A1.

L’Art du style de Mỹ Sơn A1 appartient au Xème et au XIème Siècle, une période de renaissance Hindou suivant la période Bouddhiste de Dong Duong, et aussi une période de renouveau de l’influence de Java. Cette période a été baptisée "l'Age d’or" de l’Art Cham. Le style a été baptisé d’après un temple de Mỹ Sơn, comme étant l’expression la plus parfaite de l’ architecture Cham selon l’historien d’art Emmanuel Guillon. Le groupe A fut malheureusement victime de la guerre du Vietnam dans les années 1960. La plupart des monuments encore existants à Mỹ Sơn appartiennent aussi au style Mỹ Sơn A1, inclus la plupart des constructions des groupes B, C, and D.
Philippe Stern,alors conservateur du Musée Guimet à Paris, envoya une lettre de protestation au Président Richard Nixon, à la suite d'une attaque aérienne d'hélicoptères portés intentionnellement à l'aplomb de Mỹ Sơn groupe A, pour lui faire part de son indignation et lui demandant instamment d'épargner les autres monuments du site, ainsi que tous les sites cham.

Les sculptures de style Mỹ Sơn A1 sont connues pour être fines et gracieuses, en contraste avec celles plus sévères du style de Dong Duong. Selon Guillon, "c’est un Art de la danse et du mouvement, de la grâce qui quelquefois porte un trait presque ironique du style, qui surprend par leur propre beauté." En effet, les danseurs étaient un motif favori des sculpteurs Mỹ Sơn A1. Le style est aussi connu pour son fin relief images du réel et des animaux mythiques comme les éléphants, lions et garudas.

Le style Mỹ Sơn A1 comprend non seulement les travaux d’Art trouvés à Mỹ Sơn, mais aussi les travaux trouvés à Khuong My et Trà Kiệu, bien que les plus tardives sont quelquefois traités comme représentantes des styles distincts. Les travaux de Khuong My en particulier sont fréquemment considérés comme transitionnels entre les styles de Dong Duong et Mỹ Sơn A1. De même, les travaux trouvés à Chanh Lo sont quelquefois considérés comme appartenant au style Mỹ Sơn A1 et quelquefois traité comme transitionnels entre le style Mỹ Sơn A1 et le Style Thap Mam.

Style Khuong My[modifier | modifier le code]

Dans le village de Khuong My dans la Province Vietnamienne du Quảng Nam on trouve encore debout au garde à vous, un groupe de trois tours cham datant du Xème Siècle.
Le style des tours et le travail d’Art qui y est associé avec elle peut-être considéré comme étant transitionnel entre le style puissant de Dong Duong et le plus charmant et délicat du style Mỹ Sơn A1. Le style de Khuong My présente aussi des influences Khmers et Javanaises.

Style Trà Kiệu[modifier | modifier le code]

Quoique les monuments Cham monuments comme Trà Kiệu dans la Province de Quảng Nam ont été détruits , un nombre de pièces de sculptures d’une grande magnificence associée au site restant ont été préservées dans les musées. On peut remarquer qu’ils ont spécifiquement un large piédestal servant comme base pour un lingam qui est connu simplement comme le piédestal de "Trà Kiệu" et un autre piédestal connu comme le Piédestal baptisé les "Danseurs". Le piédestal de Trà Kiệu, consistant en une base décorée avec des frises en bas relief, une citerne pour les ablutions, et un massif lingam, est considéré comme un des chefs-d’œuvre de l’Art Cham. Les personnages sur la frise sont spécialement beaux, et représentent des épisodes de la vie de Krishna en relation avec Bhagavata Purana. À chaque coin du piédestal, un atlas léonin apparait pour supporter le poids de la structure au-dessus de lui. Les Danseurs du Piédestal, également sont considérés comme un chef-d’œuvre. Le but et la fonction du piédestal, dont la forme est une pièce en coin, demeure obscure. Chaque côté du coin est rendu gracieux avec la présence d’un apsara danseur et une musique jouant gandharva. La base sous ces personnages avec des têtes est décorée avec des têtes léonines et makaras.

Style Thap Mam[modifier | modifier le code]

Après le Xème Siècle , l'Art Cham parvint à une sorte de déclin graduel. À la fois, l'architecture, illustrée avec l'exemple des temples de Po Nagar et de Po Klong Garai, et les sculptures deviennent plus stéréotypées et moins originales. Seulement, les sculptures d'animaux mythiques, comme les makara ou les garuda, qui pouvaient rivaliser avec leur contreparties des styles précédents.

Le style Thap Mam (du XIème Siècle au XIVème Siècle) est baptisé par un site archéologique de la Province de Bình Định, précédemment Jaya-Vijaya.
Les sculptures de ce style sont caractérisées par " un retour au formes hiératiques et une simplification de la forme, conduisant à une certaine perte de vitalité." Les sculpteurs paraissent avoir été motivés davantage par le détail d'ornementation plutôt que la grâce et le mouvement des personnages eux-mêmes.
Sans doute, le style a été caractérisé comme "baroque", en référence à la prolifération des détails ornementaux qui le distingue des plus "classiques" prédécesseurs.

Un des plus originaux motifs de la période Thap Mam était la sculpture de pierre d'une ligne de poitrines de femmes autour de la base du piédestal. Le premier motif émergea au Xème Siècle (le Piédestal Trà Kiệu jusqu'à un certain point avait une ligne de poitrines) et devint caractéristique du style Thap Mam. Il apparait n'y avoir aucune contrepartie dans l'art du Sud-Est Asiatique.

Quelques savants ont identifié ce thème avec la figure de Uroja ("poitrines"); l'ancêtre mythique de la dynastie du XIème Siècle à Mỹ Sơn, et estime qu'il y a une connection entre ce Uroja et les déesses vénérées à Po Nagar.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Guillon, Trésor du Champā, p. 36
  2. http://www.lavieasaigon.fr/musee-beaux-arts-saigon/
  3. Jean Boisselier, "Un Bronze de Tara", p. 319-320.
  4. https://books.google.fr/books?id=fj8l8v_yP5oC&pg=PA138&lpg=PA138&dq=kosa+cham&source=bl&ots=7pdkPoal_Q&sig=jBdcBrbQS_q3cqpHhHw5_OUpWhk&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwimrtv6kJrLAhWLfhoKHWdXDO8Q6AEIRDAK#v=onepage&q=kosa%20cham&f=false
  5. Louis Finot, "Notes d'Epigraphie: XI. Les inscriptions de My-Son."
  6. Hervey, Ma-Touan-Lin, Volume 2, Chapitre intitulé "Lin-y.". Les chinois reconnaissent une succession des états Cham: le premier d'entre eux fut Lin-yi (à partir de la fin du IIe siècle au VIIIe siècle), puis ce fut ensuite Huan-wang (à partir du VIIIe siècle jusqu'au Xe siècle), et finalement Chen-Ching à partir du Xe siècle et avant)
  7. Tran Ky Phuong, Vestiges of Champa Civilization.
  8. Tran Ky Phuong, Vestiges of Champa Civilization, p. 32
  9. Tran Ky Phuong, Vestiges of Champa Civilization, p. 95 ff.
  10. Guillon, Trésor du Champa, p. 31

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • George Cœdès « Le Royaume de Çrīvijaya », 1918
  • George Cœdès "Pour mieux comprendre Angkor", 1943
  • George Cœdès "Histoire ancienne des États hindouisés d'Extrême-Orient", 1944
  • George Cœdès "Les Etats hindouisés d'Indochine et d'Indonésie", 1948
  • George Cœdès "Les Peuples de la péninsule indochinoise", 1962
  • Emmanuel Guillon, "Hindou-Bouddhiste Art du Vietnam: Trésors du Champa" 1997.
  • Huynh Thi Duoc, Cham Sculpture and Indian Mythology. Da Nang, Vietnam: Danang Publishing House, 2007.
  • Louis Finot (orientaliste), Notes d'Epigraphie: XI. Les inscriptions de My-Son, BEFEO 4:1 (1904), 897-977.
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  • Henri Parmentier, “Catalogue du Musée Cam de Tourane,” BEFEO, 19 (1919), 1-114
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  • Marquis D’Hervey de Saint-Denys (éditeur), Ma-Touan-Lin: Ethnographie des peuples étrangers à la Chine (2 vol). Geneva: H. Georg, 1883.
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  • Ngô Vǎn Doanh, My Son Relics. Hanoi: The Gioi Publishers, 2005.
  • Tran Ky Phuong, Vestiges of Champa Civilization. Hanoi, The Gioi Publishers, 2008.
  • Pierre Baptiste, « Trésors d’art du Vietnam : la sculpture du Champa », Art Absolument, no 14, automne 2005, p. 35 (lire en ligne [PDF])
  • Andrew David Hardy, Mauro Cucarzi, Patrizia Zolese Champa and the Archaeology of Mỹ Sơn (Vietnam)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites externes[modifier | modifier le code]