George Groslier

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George Groslier
Description de l'image Groslier 1913 Femina.jpg.
Naissance
Phnom Penh, Protectorat du Cambodge
Décès (à 58 ans)
Phnom Penh, Protectorat du Cambodge
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Activité principale
Conservateur du Musée des Arts du Cambodge
Ascendants
Antoine-Georges Groslier Angeline-Sidonie Legrand
Conjoint
Suzanne Cecile Poujade (1893-1979)
Descendants

Nicole Groslier (1918-2015), Gilbert Groslier (1922- )

Bernard-Philippe Groslier (1926-1986)

George Groslier (né et mort à Phnom Penh ( - ) est un artiste peintre, scientifique, archéologue, ethnologue et photographe. Il laisse une œuvre écrite dense et variée composée de nombreux ouvrages sur l'archéologie et l'art du pays khmer. En 1912, Groslier est à l'origine de la création de l'École des Arts cambodgiens devenue depuis Université royale des beaux-arts. À partir de 1926, il ajoute à cette œuvre une production littéraire centrée sur la thématique de la rencontre de l’homme occidental avec les peuples, civilisations et cultures de l'Asie du Sud-Est. Il est le père de Bernard-Philippe Groslier (1926-1986), archéologue dans la lignée de Jean Commaille, Henri Parmentier et Henri Marchal à qui il succèdera en tant Directeur des Arts et conservateur au musée national du Cambodge et conservateur du site d'Angkor.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Georges Groslier né le 4 février 1887 à Phnom Penh au Cambodge est le fils de Antoine-Georges Groslier 31 ans, à cette époque commis de comptabilité, qui devint administrateur français des Services civils de l’Indochine, et d'Angeline Sidonie Legrand 22 ans.[1],[2]

Il fait ses études en France et suit les cours de peinture de l’École des Beaux-Arts de Paris. À l’issue de ces études, déçu de n’avoir pas obtenu le premier grand Prix de Rome (il n’obtient que le second), il effectue un premier retour au Cambodge où il découvre les temples d’Angkor.

l'étude de l'Art Khmer[modifier | modifier le code]

L’éblouissement que lui procure cette découverte des joyaux de la culture et de l’art khmer détermine alors le cours de son existence. Georges Groslier rentre en France où il multiplie les publications et les conférences destinées à faire connaître la culture khmère. Ces activités lui valent de se voir confier en 1913 et 1914 une mission au Cambodge par le Ministère de l'Instruction publique et la Société asiatique.

Première Guerre Mondiale et rencontre avec Suzanne Poujade[modifier | modifier le code]

En juin 1914, Georges Groslier fut mobilisé et enrôlé au commencement de la guerre en tant aéronaute, il devait survoler en ballon les positions ennemis. C'est à cette époque qu'il rencontre Suzanne Cécile Poujade fille de Jules Poujade ami d'Albert Sarraut (1972-1962). Suzanne Poujade participe au Championnat de tennis en terre battue à Saint-Cloud en Mai 1914[3],[4]. Ils auront ensemble trois enfants dont le futur conservateur d'Angkor Bernard-Philippe Groslier.

Contexte politique au Cambodge[modifier | modifier le code]

Le Cambodge a toujours été considéré à part en Indochine avec un pouvoir d'attraction moindre que les autres provinces telles le Tonkin, l'Annam ou la Cochinchine où se concentrent les coloniaux qui privilégient leur statut "d'hommes blancs" par rapport aux populations locales. De plus, la situation géographique de ces provinces est plus favorisée que celles du Cambodge par exemple sans débouchés maritimes.

De ce fait, le Cambodge assez négligé par l’administration coloniale française jusqu'en 1907, est relégué en une sorte d’état-tampon entre la Cochinchine et le Siam, sous influence britannique.

A partir de 1907, la "donne" change au moment de la rétrocession par le Siam des provinces de Battambang, Sisophon et Siem Reap au Cambodge. Le pays acquiert subitement une attention spécifique de la part des chercheurs et de l'administration coloniale. En effet, cet évènement de rétrocession a une portée significative immense en particulier pour la province de Siem Reap dans laquelle se trouve le fameux site d'Angkor, Capitale de l’ancien empire khmer qui a bâtit des temples, d'une grande magnificence dans la région, devenus depuis des vestiges archéologiques. Dès lors, les efforts du gouvernement colonial vont s'orienter vers la sauvegarde de ce patrimoine avec pour objectif que Angkor deviendra la vitrine culturelle de la France en Indochine.

Le domaine culturel est un enjeu politique majeur pour les grandes puissances coloniales de l'époque. La préservation du patrimoine et de la création d’écoles d’art ou de musées dépassent largement l'aspect uniquement culturel. Dans le cas du Cambodge, la France veut se montrer à la hauteur du patrimoine de valeur placé sous sa protection, la volonté est aussi de rendre à ce pays sa véritable identité culturelle, en Indochine en vue de le soustraire à l’influence des voisins britanniques.

Le gouvernement colonial français cherche, en outre, à amenuiser l'influence du Siam exercée depuis des siècles sur le Cambodge. Le Siam étant quant à lui occupé par les britanniques, une rivalité entre deux puissances coloniales européennes va se jouer[5].

L'École des Arts cambodgiens[modifier | modifier le code]

C’est dans ce contexte que le gouverneur général Albert Sarraut décide, en 1916, de créer une nouvelle école d’art à Phnom Penh. Sarraut souhaite remplacer la section artistique de l’École professionnelle par un lieu entièrement voué à l’art et détaché de la technique. Afin de mener cette mission, il fait appel à George Groslier (1887-1945) qui connaît bien le Cambodge. En effet, sa candidature a pleins d'atouts, Georges Groslier est né à Phnom Penh, parle la langue khmère et de plus, a longuement étudié l’art lors de séjours personnels et d’une mission du ministère de l’Instruction publique en 1913. Par ailleurs, étant peintre lui-même, George Groslier a une sensibilité artistique et de plus, est en mesure de créer un programme d’enseignement artistique. En outre, il bénéficie de l’appui de son beau-père, Jules Poujade le père de Suzanne son épouse, ami du gouverneur général Albert Sarraut.

Georges Groslier est appelé par le Gouverneur général de l'Indochine Albert Sarraut qui lui confie la mission de revitaliser les traditions artistiques des peuples indochinois. Lorsque Georges Groslier, au-delà de la mission qu'on lui confiait dont il avait une très haute idée, son but ultime était de redonner aux cambodgiens le souci et l’amour de leur patrimoine artistique qui à l’époque était tombé en désuétude ou en décadence, ainsi s'était-il consacré à vouloir redonner au Ballet Royal son lustre d'antan lui alors que ce ballet était sur le point de perdre son enchantement et sa valeur.

Sur les fondations de l’École des Arts décoratifs ouverte en 1912 au sein de la Manufacture royale du Palais elle-même créée par le Roi Sisowath en 1907, Groslier organise alors l'émergence d'une École des Arts cambodgiens, véritable lieu de transmission du savoir-faire des anciens « maîtres » vers les apprentis artisans du pays.

La réussite de cette École des Arts cambodgiens qui développe sa propre coopérative de production d’artisanat khmer contribue à la notoriété de George Groslier désormais reconnu comme le rénovateur des arts cambodgiens.[6]

Affaire André Malraux[modifier | modifier le code]

En 1923, pour combler de grosses pertes de l'argent de son épouse Clara Malraux née Goldschmidt sur des actions mexicaines, André Malraux déclare à son épouse "Vous ne voudriez donc pas que je travaille" . A cette époque, il s'appelait encore Georges Malraux et pris par la suite comme il s'estimait lui-même être, un homme de plume, le nom de plume d'André Malraux.[7]

Alors, grand amateur du musée Guimet, Malraux a appris l'existence d'un temple quelque peu oublié Banteay Srei, ce qui lui donne une idée, en vendant quelques statues, cela leur permettrait de vivre deux à trois ans.." comme il l'écrit dans la Voie Royale, son premier livre. Malraux obtient une autorisation de la part du ministère des colonies en prétextant vouloir réaliser une étude.

Cherchant à dérober des bas-reliefs et autres éléments du site encore peu connu tels trois des sept têtes d'Apsara du temple, André Malraux, sa femme Clara et leur ami Louis Chevasson furent pris en flagrant délit de pillage archéologique d'un magnifique temple du Xe siècle, un des précieux joyaux d'Angkor, une valeur sacrée pour le Cambodge, un patrimoine inestimable pour le monde quand ils sont repassés par Phnom Penh grâce à l'intervention énergique de Georges Groslier. On retrouva même une des têtes d'apsara dans la sac de Clara.

Walter Langlois donne des précisions: "Au fond de niches profondes, une série de devatas ou déesses gardiennes, belles et richement ornées, sculptées en haut-relief presque de grandeur nature. Elles occupaient la surface de trois blocs superposés (…) ».[8]

Georges Groslier, et l'École française d'Extrême-Orient (EFEO) avaient été prévenus par un des guides khmers qui accompagnait Malraux, Clara et Chevasson.

En effet, en 1918, Georges Groslier ; père de Bernard-Philippe Groslier (1926-1986) un des conservateurs d'Angkor, avait organisé l’École des Arts cambodgiens, ressentait une grande loyauté pour le patrimoine culturel du Cambodge. Non seulement avait-il une haute opinion de sa charge et de sa mission, mais Georges Groslier respectait les populations au sein desquelles il avait grandi, passé son enfance dont il parlait parfaitement la langue. La fonction qu’il occupait était d’une haute grandeur morale.

Fin 1923 George Groslier eut un rôle décisif dans l'interruption de l'opération de découpage, transport et vol de statuettes du temple de Banteay Srei un temple du Xe siècle par André Malraux et son épouse Clara. L'intervention de George Groslier permit d'interrompe l'opération et conduisit la police à procéder à l'arrestation d'André et Clara Malraux lors de leur arrivée à Phnom Penh. (« Affaire du vol d'œuvres d'art à Angkor »). Groslier conduisit l'interrogatoire de Malraux et de Chevasson, et dans son premier rapport de Groslier fait état des dégâts occasionnés sur les pierres du temple et conclut, photographies à l’appui, « que les bas-reliefs ont été arrachés avec maladresse, abîmant très sérieusement l’édifice. ».

Malraux fut condamné à 3 ans de prison et Clara fut relâchée et repartit en France où elle mobilisa des gens du monde intellectuel pour militer à la libération de Malraux incarcéré pour vol d'Antiquités. Le 3 août 1924, les quotidiens français, Georges Malraux, 22 ans, vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Phnom-Penh, en Indochine française, pour vol d’antiquités. Il se disait lui-même "Hommes de Lettres".

"Le 29 décembre 1923, six jours après le vol, Henri Parmentier Chef de l'archéologie de l'EFEO partit à Banteay Srei constater les dégâts causés par le trio. Il y retourna, sur commission rogatoire, entre le 17 et le 20 janvier 1925 accompagné de Louis Finot et de Victor Gouloubew. Le relevé détaillé des arrachements demandés par la justice se doubla, de facto, d’une mission scientifique…" (Source : Angkor Chronique d’une Renaissance de Maxime Prodromides). Prodromes conclut ainsi un an et quelque pour la réhabilitation de l’écrivain, huit pour celle de Banteay Srei (Angkor Chronique d’une Renaissance)

Groslier désignera plus tard Malraux avec toujours beaucoup de mépris le petit voleur.

Exposition des Arts décoratifs aux Beaux-Arts de Hanoi et Exposition coloniale de Paris[modifier | modifier le code]

À ce titre, il est fait appel à lui pour la réalisation des pavillons du Cambodge lors de l'Exposition des arts décoratifs de 1925 et de l'Exposition coloniale de 1931 à Paris.

Il participe encore à la création et à l’organisation des écoles d'art de Bien-hoa et de Hanoi ainsi que de l'École supérieure des Beaux-Arts de Hanoi.

Conservateur du musée Albert-Sarraut au Cambodge[modifier | modifier le code]

Après le projet de l'Ecole des Arts cambodgiens dont il est directeur, école devenue depuis Université des Arts du Cambodge, puis devenu Inspecteur général des Arts en Indochine, Georges Groslier est chargé d'une nouveau mission en 1914 par Albert Sarrault, celle de créer un musée qui succédera au précédent musée créé en 1905 mais avec une ambition de devenir un Musée national pour le Cambodge. La construction de ce musée débute en 1917 et se prolongera jusqu'en 1924 avec différentes étapes : en 1918, avec une partie ouverte au public, en 1920 avec l'inauguration par le roi Sisowath . L'architecture des bâtiments du musée sont inspirés des temples khmers.

Georges Groslier est le créateur, l’organisateur et le premier conservateur du musée Albert-Sarraut à Phnom Penh, nom donné en 1920 mais qui est rebaptisé en musée national du Cambodge en 1951, modèle d'architecture khmère traditionnelle, dont il fit le sanctuaire de l'art cambodgien.

Parmi, les projets sur lesquels Georges souhaite travailler il y a la danse cambodgienne , c'est à dire conserver les postures de la danse royale cambodgienne, c'est un sujet qu'il travaillera avec des danseuses et l'illustratrice spécialiste de l'Art Khmer Sappho Marchal (1904-2000) fille du second Conservateur d'Angkor Henri Marchal[9],[10],[11].En 1913, Georges Groslier avait déjà écrit sur la danse avec son livre Danseuses cambodgiennes anciennes et modernes. avec un préface de Charles Gravelle.

Georges Groslier restera Conservateur du Musée jusqu'à sa retraite en 1941.

Retraite, décès, postérité[modifier | modifier le code]

Retraité à compter de 1942, Georges Groslier se maintient au Cambodge et s’engage dans la résistance contre l’occupant japonais en tant qu’opérateur radio clandestin, à la suite du coup de force japonais du 9 mars 1945 en Indochine,

Le 18 juin 1945, Groslier suspecté d'appartenir à la résistance anti-japonaise fut capturé et emprisonné par le Kempeitai, la police secrète japonaise ou police de contrôle de la pensée. Le kempetai a semé la terreur et l'horreur dans toute l'Indochine, après le coup de force du 9 Mars à Août 1945 Georges Groslier succombe sous la torture à l'âge de 58 ans.

Le 5 mai 1947 le gouvernement français attribua à George Groslier la mention honorifique posthume de Mort pour la France.

En 1946, les autorités cambodgiennes baptisèrent 'rue Groslier' une rue proche du Musée national du Cambodge qu'il avait conçu et dirigé. Cette rue fut ensuite débaptisée (actuellement nommée Preah Ang Eng), mais certains connaisseurs des arts du Cambodge et de l'oeuvre de George Groslier essaient depuis 2019 de convaincre les autorités de rebaptiser une ''rue George Groslier'' à Pnomh Penh en honneur de sa contribution considérable à la conservation et la mise en valeur des richesses artistiques et culturelles du Cambodge[12].

Un certain nombre des livres de George Grolier ont été réédités en français et en anglais au XXIe siècle, mais les autorités et les milieux culturels français ne paraissent pas avoir été actifs dans la valorisation et la diffusion de l'oeuvre de George Groslier.

George Groslier est le père de l'archéologue et conservateur du site d'Angkor Bernard-Philippe Groslier (1926-1986)

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Œuvres originales[modifier | modifier le code]

Publications archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Danseuses cambodgiennes anciennes et modernes. Texte et dessins de George Groslier, Paris, A. Challamel, 1913 (Préface de Charles Gravelle)
  • Objets anciens trouvés au Cambodge, in Revue archéologique, 1916, 5e Série, vol. 4, p. 129–139
  • A l'ombre d'Angkor. Notes et impressions sur les temples inconnus de l'ancien Cambodge, A. Challamel, 1916 [1]
  • La Batellerie cambodgienne du VIIIe au XIIIe siècles, in Revue archéologique, 1917, 5e Série, vol. 5, p. 198–204 Texte en ligne
  • Directeur-fondateur et éditeur de Arts et Archéologie khmères, A. Challamel, 2 volumes publiés en 1921 et 1926
  • Objets cultuels en bronze dans l'ancien Cambodge, in Arts et Archéologie khmers, 1921-3, vol. 1, fasc. 3, p. 221–228.
  • Le temple de Phnom Chisor, in Arts et Archéologie khmers, vol. 1, fasc. 1, p. 65–81
  • Le temple de Ta Prohm (Ba Ti), in Arts et Archéologie khmers, vol. 1.. fasc. 2, p. 139–148
  • Le temple de Preah Vihear, in Arts et Archéologie khmers, 1921-1922, vol. 1. fasc. 3, p. 275–294
  • Recherches sur les Cambodgiens d'après les textes et les monuments depuis les premiers siècles de notre ère, Paris, A.Challamel, 1921
  • Essai sur l'architecture classique khmère, in Arts et Archéologie khmers, 1923, vol. 1, fasc. 3. p. 229–273
  • L'Art khmèr, in Arts et Décoration, . vol. 27. No 260, p. 34–40
  • L'Art du bronze au Cambodge, in Arts et Archéologie khmers, 1923. vol. 1, fasc., p. 413–423
  • L'Art khmèr, in Arts et Décoration, , vol. 1, p. 413–423
  • Amarendrapura dans Amoghapura, in Bulletin de l'École Française d'Extrême-Orient, 1924, vol. 24, p. 359–372
  • Angkor, Les Villes d'Art célèbres, Laurens, 1924
  • Catalogue du Musée de Phnom Penh, IDEO, 1924
  • La Céramique dans l'ancien Cambodge, in Arts et Archéologie khmers, 1924, vol. 2, fasc. 1, p. 31–64 (avec la collaboration d'Auguste Silice)
  • La Vie à Angkor au XIe siècle, in Pages indochinoises, 15-1-1924, N.S., vol. 1, p. 9–17
  • Les Empreintes du 'Pied du Buddha' d'Angkor Vat, in Arts et Archéologie khmers, 1924, vol. 2, fasc. 2. p. 65–80
  • La Région d'Angkor, in Arts et Archéologie khmers, 1924, vol. 2, fasc. 2, p. 113–130
  • La Région du Nord-Est du Cambodge et son art, in Arts et Archéologie khmers, p. 131–141
  • L'Asram Maha Rosei, in Arts et Archéologie khmers, 1924, vol. 2. fasc. 2. p. 141–146
  • L'Art hindou au Cambodge, in Arts et Archéologie khmers, 1924. vol. 2, fasc. 1, p. 81–93
  • Essai sur le Buddha khmèr, in Arts et Archéologie khmers, p. 93–112
  • Sur les origines de l'Art khmèr, in Mercure de France, l-xii-1924, vol. 176, No 365, p. 382–404
  • Les Influences grecques au Cambodge et l'art pré khmèr, L'Art Vivant, 1925
  • Sur la route d'Angkor: le Prasat Phum Prasat, in Extrême-Asie, , No 14, vol. 12, p. 493–494
  • Introduction à l'étude des arts khmèrs, in Arts et Archéologie khmers, 1925, vol. 2. fasc. 2, p. 167–234
  • La Sculpture khmère ancienne. Illustrée de 175 reproductions hors texte et similigravure, G. Crès et Cie, coll. "française des arts orientaux", 1925 Texte en ligne
  • La Femme dans la sculpture khmère ancienne, in Revue des Arts asiatiques, 1925, vol. 2, fasc. 1, p. 35–41
  • La Fin d'Angkor, in Extrême-Asie,
  • Note sur la sculpture khmère ancienne, Études asiatiques, École Française d'Extrême-Orient, 1925. vol. I, p. 297–314
  • À propos d'art hindou et d'art khmèr, in Arts et Archéologie khmers, 1926, vol. 2, fasc. 3, p. 329–348
  • Les collections khmères du musée Albert-Sarraut, G. Van Oest, coll. « Ars asiatica », 1931 (Préface de Georges Coedès)
  • Les Temples inconnus du Cambodge, Toute la terre, 1931
  • Angkor, Les Villes d'Art célèbres, Laurens, 1932 (trad. anglaise).
  • Troisième recherche sur les Cambodgiens, in Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, 1935, vol. 35, p. 159–206
  • Une merveilleuse cité khmère. Banteai Chhma, ville ancienne du Cambodge, in L'Illustration, , No 4909, p. 352–357
  • Les Monuments khmèrs sont-ils des tombeaux?, in Bulletin de la Société des Études Indochinoises, 1941, N.S., vol. 16. N°l p. 121–126

Publications sur les Arts indigènes au Cambodge[modifier | modifier le code]

  • La Convalescence des Arts cambodgiens, in Revue Indochinoise, 2e sem. 1918, p. 207; 1er sem. 1919, p. 871–890
  • L'Agonie des Arts cambodgiens, in Revue Indochinoise, 2e sem. 1918, p. 207
  • Question d'art indigène, in Bulletin des Amis du Vieux-Hué, octobre—, p. 444–452
  • Étude sur la psychologie de l'artisan cambodgien, in Arts et Archéologie khmers, 1921, vol. 1, fasc. 2, p. 125–137
  • Seconde étude sur la psychologie de l'artisan cambodgien, in Arts et Archéologie khmers, 1921, vol. 1. fasc. 2, p. 205–220
  • Royal Dancers of Cambodia, in Asia, 1922, vol. 22, No 1, p. 47–55, 74-75
  • Soixante-seize dessins cambodgiens tracés par l'oknha Tep Nimit Mak et l'oknha Reachna Prasor Mao, in Arts et Archéologie khmers, Société d'Édition Géographique, Maritime et Coloniale, 1923. 331-386 p
  • The Oldest Living Monarch, in Asia, 1923. vol. 23. p. 587–589
  • La Reprise des arts khmèrs, in La Revue de Paris, . p. 395–422 Texte en ligne
  • Avec les danseuses royales du Cambodge, in Mercure de France, , p. 536–565
  • La mort de S.M. Sisowath, L'Illustration,
  • Les cérémonies d'incinérations de S.M. Sisowath, in L'Illustration, no 4443. Samedi . p. 410–415
  • Die Kunst der Kambodschanischen tànzerinn, in Atlantis, janvier-, vol. 1,p. 10–16
  • Le Théâtre et la danse au Cambodge, in Journal Asiatique, janvier-. vol. 214, p. 125–143 Texte en ligne
  • Contemporary Cambodian art studied in the Light of the Past Forms, in Eastern Art, 1930. vol. 2, p. 127–141
  • La Direction des Arts cambodgiens et l'École des Arts cambodgiens, in Extrême-Asie, , no 45, p. 119–127
  • La Fin d'un art, in Revue des Arts Asiatiques, 1929-1930, vol. 6, fasc. 3., p. 176–186; p. 184 et 251, fasc. 4, p. 244–254
  • La Fin d'une tradition d'art : les pagodes cambodgiennes et le ciment armé, in L'Illustration, , p. 50–53
  • De Pagode en Pagode, Toute la Terre,
  • L'Orfèvrerie cambodgienne à l'Exposition Coloniale, La Perle, 1931
  • Rapport sur les arts indigènes au Cambodge, Congrès International et Intercolonial de la Société Indigène, 1931
  • L'Enseignement et la mise en pratique des Arts indigènes au Cambodge (1918-1930), in Bulletin de Académie des Sciences Coloniales, 1931
  • Les Arts indigènes au Cambodge, Exp. int. des Arts et Techniques, Indochine Française, 1937
  • Les Arts indigènes au Cambodge, X° Congr. de la Far-Eastern Association of Tropical Medecine, Hanoi, 1938, p. 161–181

Romans et récits[modifier | modifier le code]

  • La Route du plus fort, Emile-Paul frères, coll. « Edmond Jaloux », 1926
  • Propos sur la maison coloniale, in Extrême-Asie, 3° trim. 1926, p. 2–10; , p. 307–366
  • Le Singe qui montre la Lanterne magique, in Extrême-Asie, , p. 347–366; , p. 435–450; , p. 499–505; , p. 546–554
  • C'est une idylle..., Mercure de France,
  • Le Retour à l'argile, Emile-Paul frères, coll. « Edmond Jaloux », 1929
  • Eaux et Lumières. Journal de route sur le Mékong cambodgien, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1931. Réédité en 2008 par les Editions La Bibliothèque, Paris
- Prix Montyon 1932 de l'Académie française
  • La Mode masculine aux colonies, Adam, 1931
  • Nos boys, in Extrême-Asie, , no 55, p. 69–76
  • Monsieur de la Garde, roi, La Petite Illustration, 1934
  • Monsieur de la Garde, Roi. Roman inspiré des chroniques Royales du Cambodge, L'Illustration, 1934, in La Petite Illustration, nos 676-677
  • Les Donneurs de Sang, A. Portail, 1942

Préface

  • Mario Bocquet, Les Danseuses d'Angkor, Chez l'Auteur, 1975

Rééditions

Œuvres graphiques[modifier | modifier le code]

AfficheAngkorGroslier.jpg
  • Les Ruines d'Angkor, Indochine, 1911, [4]

Sources[modifier | modifier le code]

Monographies

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ANOM, Etat Civil, Résultats », sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le 7 avril 2021)
  2. « Annuaire general de l'Indo-Chine Gallica », sur Gallica, (consulté le 7 avril 2021)
  3. « Joueuses de tennis », sur data.bnf.fr (consulté le 5 avril 2021)
  4. Agence Rol Agence photographique (commanditaire), « Mlle Poujade [Championnats du monde de tennis de terre battue à Saint-Cloud] : [photographie de presse] / [Agence Rol] », sur Gallica, (consulté le 5 avril 2021)
  5. « Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne: Gabrielle Abbe, La « rénovation des arts cambodgiens ». George Groslier et le Service des arts, 1917-1945 », sur www.pantheonsorbonne.fr (consulté le 5 avril 2021)
  6. Gabrielle Abbe, « La « rénovation des arts cambodgiens » George Groslier et le Service des arts, 1917-1945 », sur Cairn, (consulté le 11 avril 2021)
  7. « Le jeune Malraux, « escroc d’excellente famille » condamné pour vol », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, (consulté le 8 avril 2021)
  8. « L'affaire Malraux-2 - » (consulté le 11 avril 2021)
  9. Lucie labbé et Bertrand Porte, « mémoire de Danse Royale Cambodgienne », sur Halsh -archives ouvertes EOFO, (consulté le 5 avril 2021)
  10. « Sappho Marchal », sur data.bnf.fr (consulté le 5 avril 2021)
  11. « Sappho Marchal • Angkor Database », sur angkordatabase.asia (consulté le 5 avril 2021)
  12. (en) « Restoring the Name of the ‘Cambodia Scholar’ - Khmer Times », sur Khmer Times, (consulté le 11 octobre 2020).

Réédition : Eaux et lumières, journal du Mékong cambodgien, Éditions La Bibliothèque, Paris 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites externes[modifier | modifier le code]

George Groslier dans La lettre du Mékong, no. 1, 2020

http://data.bnf.fr/12143586/george_groslier/