Henri Marchal

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Henri Marchal
Archéologue
Image illustrative de l'article Henri Marchal
Naissance
Paris
Décès (à 93 ans)
Siem Reap Cambodge
Nationalité Drapeau de la France France
Distinctions EFEO
Expéditions principales Indochine Vietnam Cambodge Laos Thaïlande Birmanie Inde Java
Autres activités Architecte Ecrivain Explorateur


Henri Marchal " អ្នកជួសជុលប្រាសាទបន្ទាយស្រី" né le à Paris et décédé le à Siem Reap Cambodge, est un architecte français affecté à la Conservation d'Angkor et Membre de l'École française d'Extrême-Orient (EFEO) [1], en 1933 il succède ainsi à Henri Parmentier, son grand ami, sur les chantiers de restauration des sites cham et Khmer. Il participa pendant 40 ans aux chantiers de restauration d'Angkor, en particulier du temple du Baphuon. Bernard-Philippe Groslier (1926-1986) lui succède mais longtemps plus tard en 1960.

Les clichés d'Henri Marchal en noir en blanc ont été présentés au Musée Cernuschi lors de l'exposition "Archéologues à Angkor" du 10 septembre 2010 au 2 janvier 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Education[modifier | modifier le code]

Bachelier es lettres et Philo puis Bachelier es lettres et mathématiques en 1895, il entre à l'École des Beaux Arts de Paris, à la section Architecture.

Carrière en Asie[modifier | modifier le code]

En 1905, il est nommé inspecteur des bâtiments civils du Cambodge. Et , en 1910, il passe le brevet de langue cambodgienne.

Collaboration avec l'Ecole française d'Extrême-Orient[modifier | modifier le code]

Il est alors nommé Conservateur-adjoint du musée de l'École Française d'Extrême Orient (EFEO) à Phnom Penh En 1912, il fut dépêché à Saigon, comme Inspecteur des bâtiments civils de Cochinchine.

Angkor[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de Jean Commaille (tué par des bandits alors qu'il portait la paie des salariés), en 1916 il fut nommé à Angkor pour assurer la direction de la Conservation d'Angkor pour EFEO. Il poursuivit le travail de déblaiement sur Angkor Vat et l'excavation des principaux bâtiments de la place centrale Angkor Thom. Baphuon, Bayon, Phimeanakas, Preah Pithu, Palais Royal).

En 1919 Henri Marchal fut nommé membre permanent de EFEO et "Conservateur d'Angkor"[2].

Ensuite il commença aussi le débroussaillage et le déblaiement des autre monuments à la périphérie d'Angkor Thom : Ta Prohm (en1920), Preah Khan, Neak Pean, Phnom Bakheng (1922–29), Prasat Kravan (avec Henri Parmentier et Victor Goloubew) et Banteay Srei parmi d'autres.

L'inde et retour à Angkor[modifier | modifier le code]

En 1930, il partit à Java pour apprendre les principes de anastylose organisés par le service archéologique des Indes Orientales Néerlandaises, conscient des limites des méthodes utilisées précédemment à Angkor. À son retour au Cambodge, il decide d'appliquer ces méthodes d'anastylose pour la première fois à Angkor au temple de Banteay Srei. La restauration fut réalisée avec succès et fut unanimement reconnue.

Succession d'Henri Parmentier[modifier | modifier le code]

En 1933, il laissa le bureau de la Conservation d'Angkor pour remplacer Henri Parmentier comme Chef du service d'archéologie de EFEO. Mais il reprit la charge de Conservateur d' Angkor de 1935 à 1937 (à cause du suicide de Georges Trouvé).

Puis en 1947, il remplace Maurice Glaize jusqu'en 1953. À cette époque, il avait plus de trente cinq ans de service et dans une interview au The New York Times il confia que « le travail devenait trop dur pour moi»!!!

Pendant ce temps en 1938, en route pour la France, il visite l'Inde et Ceylan, qu'il décit dans "Souvenirs d'un Conservateur", et avant de revenir à Angkor il mena une mission archéologique à Arikamedu (appelée Virampatnam par les Français), à Pondichery[3].

De 1948 à 1953, il dirigea les travaux de restauration des bâtiments situés sur la route Ouest d'Angkor Wat, de Baphuon (1948), Banteay Srei, Preah Khan et Thommanon (1950).

Laos[modifier | modifier le code]

Puis de 1954 à 1957, Henri Marchal fut nommé conseiller technique des monuments historiques et Chef du Département des travaux publics du nouveaux Royaume du Laos.

Retraite au Cambodge[modifier | modifier le code]

Son attachement pour la civilisation Khmer et surtout pour Angkor et pour le Cambodge a décidé de son choix de rester à Siem Reap à sa retraite qu'il prit en 1957, et ce, jusqu'à sa disparition le 10 avril 1970 à son domicile âgé de 94 ans.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1918 « Monuments secondaires et Terrasses bouddhiques d'Angkor-Thom », BEFEO 18/8, p. 1-40.
  • 1922 « Le temple de Prah Palilay », BEFEO 22, p. 101-134.
  • 1924-26 « Les portes monumentales du groupe d'Angkor », AAK 2/1, p. 1-26, pl., ph.
  • 1924-26 « Notes sur le Palais Royal d'Angkor Thom », AAK 2/3, p. 303-328.
  • 1925 « Pavillons d'entrée du Palais Royal d'Angkor Thom », in Études asiatiques (2), Paris, EFEO/G. van Oest (PEFEO 20), p. 57-78, pl. 32-41.
  • 1937 « Kutîçvara » et « Notes sur les Terrasses des Éléphants, du Roi lépreux et le Palais Royal d'Angkor Thom », BEFEO 37/2, p. 333-360.
  • 1939 La collection khmère, (Musée Louis Finot), Hanoi, EFEO, 170 p., 13 pl.
  • 1948 L'architecture comparée dans l'Inde et dans l'Extrême-Orient, Paris, G. van Oest, 262 p.
  • 1951 Le décor et la sculpture khmers, Paris, G. van Oest, 135 p.
  • 1957 Le Temple de Vat Phou, province de Champassak, Saigon, Éd. du département des Cultes du Gouvernement royal du Laos, 37 p.

Notes et Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites externes[modifier | modifier le code]