Henri Parmentier

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Henri Parmentier
Archéologue
Naissance
Paris
Décès (à 78 ans)
Phnom Penh
Nationalité Drapeau de la France France
Vue de Po klaung garai, restauré par Henri Parmentier dans les années 1900.

Henri Ernest Jean Parmentier, né le dans le 6e arrondissement de Paris[1] et mort à Phnom Penh (Cambodge), est un archéologue français diplomé des Beaux-Arts, en 1905, il obtient le Diplôme d'Architecte du Gouvernement (DPLG). Il est Chef de Service archéologique de l'Ecole Française d'Extrême-Orient et un des pionniers de l'archéologie Indochinoise.

En 1904, Henri Parmentier organisa la première mission de cette Ecole à Angkor. Ces fouilles à Mi son révélèrent les restes d'une véritable ville de temples dont beaucoup étaient encore debout. Cela permit de découvrir des inscriptions qui apportèrent des éléments essentiels à la connaissance de l'histoire du Champa. En 1930, il est conservateur des monuments de la Cochinchine et du Cambodge. Il a publié d'importantes monographies, notamment celle de Banteay Srei, un ouvrage sur l'Art Khmère primitif. Vers la fin de sa vie, il entreprit de réviser l'inventaire archéologique de Lunet de Lajonquière. Il rédigea également des guides de poche consacrés au monuments d'Angkor. Les études approfondies de Parmentier permirent d'orienter les nombreuses recherches sur les conceptions architecturales de la dernière période de l'Art Khmère. Son nom reste attaché à la fois à Angkor la capitale Khmer et également aux temples cham.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Ernest Jean Parmentier est né le 3 Janvier 1871 à Paris dans une famille d'artistes. Son père était professeur de dessin au Lycée de Reims où il fit ses études secondaires. Il fut bachelier es lettres et es science en 1890 puis s'inscrivit à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, en architecture avec comme professeur Girodet, puis Paulin. Il est diplômé en architecture à l'École des beaux-arts de Paris.

En 1896, il est attaché cinq mois au travaux publics de Tunis. Près de Carthage, il s'initie à l'archéologie, et sa première tâche remarquable est la mise en évidence de l'importance archéologique du temple de Saturne à Dougga, en Tunisie. Il publia alors une importante étude avec des relevés et une restitution du temple Saturne, ce qui lui valut une mention au Salon des Artistes Français.

L'Ecole française d'Extrême-Orient est créée en 1898 à partir de la Mission Archéologique de l'Indochine et s'assurera la collaboration de Henri Pamentier en tant qu'Architecte.

Musée des antiquités chames à Đà Nẵng

Le 28 Juilet 1900, il arrive à Saigon, mandaté par l'École française d'Extrême-Orient (EFEO) pour étudier et enregistrer les monuments Cham au Vietnam, en particulier en Annam. A cette époque les connaissances sur les deux cultures Khmers et cham dans les Arts du Sud étaient imprécises, et mal délimitées.

Il propose en 1902 de créer un musée des antiquités chames. Celui-ci sera inauguré en 1915, à Tourane aujourd'hui Đà Nẵng, sur les bords du fleuve Han, sous le nom « Musée Henri-Parmentier ».

Il participe ensuite à des fouilles archéologiques en 1903-1904 à Mỹ Sơn, Dong Duong et Chánh Lô en 1905.

Il obtient un congés en 1905 et le passe à Paris pour obtenir son diplôme d'architecte du Gouvernement (DPLG). la même année, il se marie.

Il est responsable de la restauration des temples de Po Nagar et Po klaung garai (en) à Nha Trang entre 1905 et 1908.

Il prépare les programmes pour la conservation d'Angkor Wat et modernise des collections archéologiques du musée de l'ÉFEO de Hanoï. En 1933, il est remplacée à ce poste par Henri Marchal.

Henri Parmentier retiré à Phnom Penh dans sa maison à l'angle du Quai Piquet et de la rue Bellanger est sujet à des troubles vasculaires, il s'éteint le 22 Février 1949 entouré par son épouse et ses amis.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1905, il épouse Jeanne Leuba, écrivain, elle a publié de nombreux livres et poèmes. Elle l'accompagnera désormais dans tous ses voyages et prendra une part active aux travaux de son époux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 6/59/1871, avec mention marginale du décès (consulté le 15 août 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]