Bernard-Philippe Groslier

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Bernard-Philippe Groslier
Archéologue
Naissance
Phnom Penh Cambodge
Décès (à 60 ans)
Paris
Nationalité française
Parents Georges Groslier
Expéditions principales Allemagne Thaïlande Malaisie Indonésie Vietnam Égypte Grèce Cyrénaïque
Autres activités Conservateur

Bernard-Philippe Groslier (né le 10 mai 1926 à Phnom Penh au Cambodge et décédé le 26 mai 1986 à Paris à l'âge de 60 ans) est un archéologue français[1]. Ami d'enfance du roi Norodom Sihanouk, et fils de George Groslier dont il héritera d'un goût prononcé pour l'archéologie, et l'Art asiatique, en particulier l'Art khmer, il se lance dans l'archéologie et la conservation des sites historiques.

Bernard-Philippe Groslier devient Directeur des Arts et conservateur au musée national du Cambodge, il devient conservateur du site d'Angkor, succédant ainsi à Henri Marchal. Il coordonne la restauration du site d'Angkor entre l'après-guerre et la prise de pouvoir par les khmers rouges en 1975. On se souvient de lui surtout pour ses travaux sur Angkor[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Bernard-Philippe Groslier est le fils de Georges Groslier khmérisant et conservateur du Musée national du Cambodge et petit-fils d'un administrateur colonial. Il fut largement influencé par son père qui lui communiqua sa passion pour l'archéologie et pour l'Art Khmer.

Il termine ses études secondaires à Clermont Ferrand puis intègre à Paris une École d'archéologie et obtint son diplôme d'archéologue, et il étudie également l'histoire de l'art et l'ethnologie à la Sorbonne.

Il doit interrompre ses études à cause de l'appel de la Résistance en 1940 puis succèdent ensuite quatre années de campagnes en France, en Allemagne et en Extrême-Orient.

Enfin démobilisé en 1948, il termine ses études d'histoire, obtient un diplôme de khmer à l'École des langues orientales (INALCO). Il fréquente également l'École du Louvre à Paris ainsi que la IVe section de l'École pratique des hautes études.

Début au CNRS et à l'École française d'Extrême-Orient[modifier | modifier le code]

En 1950, il intègre le CNRS en tant que stagiaire, puis il est nommé deux ans plus tard secrétaire de l'École française d'Extrême-Orient.

Carrière Asiatique[modifier | modifier le code]

Par la suite il devient Conservateur du Musée Blanchard de la Brosse à Saigon (Vietnam), puis il entreprend de nombreuses missions de reconnaissance aérienne à la fois au-dessus du Cambodge et du delta du Mékong, devenus difficile d'accès à cause des ravages de la guerre.

Recherches Archéologiques[modifier | modifier le code]

Puis, ses recherches démarrent en 1952, où il conduit des fouilles du Palais Royal d'Angkor Thom. Peu après il utilise la technique encore novatrice de l'archéologie aérienne pour reconstituer le réseau aérien du Fou-nan et du Cambodge ancien.

Il se rend toujours dans le cadre de ses recherches ensuite en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, ainsi qu'au Moyen-Orient et en Grèce. Il est alors intégré au CNRS et participe aux fouilles en Cyrénaïque, avant de se rendre en Égypte, où il étudie les techniques de restauration. Par exemple, il étudie ainsi tout comme Henri Marchal, les principes de anastylose.

Il travaille enfin à Argos avec Paul Courbin, membre de l'École française d'Athènes, celui-ci viendra plus tard l'assister sur le chantier du Srah Srang à Angkor. En 1957, il fait une mission en Inde du Sud pour étudier l'art pallava, avant de se rendre en 1958 au Royaume Champa.

Parallèlement, il publie deux ouvrages sur Angkor respectivement en 1956 et en 1957, puis par la suite, il complètera par des monographies sur les civilisations indochinoises en 1961 et 1966.

Cambodge[modifier | modifier le code]

En 1958, il est nommé chargé de recherche au CNRS, puis il est détaché auprès de l'EFEO. Il s'installe alors à Siem Reap pour conduire des prospections dans la région de Roluos à Banteay Mean Chey au Nord Ouest du Cambodge.

En 1959, il devient directeur des recherches archéologiques de l'École française d'extrême Orient (EFEO).

Pendant quinze ans entre 1960 à 1975, il est surtout conservateur des Monuments d'Angkor. Il succède ainsi à Henri Marchal en continuant ses travaux et dirigeant un vaste chantier autour d'Angkor où travaillent plusieurs centaines de personnes. Il entreprend ainsi toute une série de relevés, de fouilles et de travaux de restauration, jetant les fondements d'un projet grandiose tel que le remontage des grands ensembles monumentaux : galerie du Barattage et chaussée ouest d'Angkor Vat (1960-1970), chaussée sud d'Angkor Thom (1960-1968), Prasat Kravan (1961-1966), Terrasses royales (1968-1971), Baphuon (1960-1971).

Dans le même temps il s'engage dans une approche plus globale du monde khmer (étude du Preah Khan de Kompong Svay, fouilles de Srah Srang et de Mimot).

En 1976, il devient directeur du Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médievales (CRA) du CNRS à Valbonne.

Il décède le 26 mai 1986 à Paris, à l'âge de soixante ans.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'ouvrages scientifiques sur le Cambodge ancien :

  • Angkor et le Cambodge au XVIe siècle d'après les sources portugaises et espagnoles, P.U.F (Paris), 1958.
  • Indochine, Arts du Monde, Albin-Michel, 1961.
  • Angkor:hommes et pierres, Paris, Éditions Arthaud, Collection Art et archéologie, 1968.
  • Histoire de l'Art avec Albert Chatelet - Larousse In extenso (ISBN 978-2037500258)
  • Milieu et Évolution en Asie, en Marge du Quartier Chinois de Paris, Histoire et Ethnologie en Indochine (French) Hardcover – 1952 by Bernard Philippe & Charles Archainbault Groslier (Author) ASIN: B00KMWVZ4G

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]