Aéroport de Séville

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Aéroport de Séville
Aeropuerto de Sevilla
Terminal de l'aéroport
Terminal de l'aéroport
Localisation
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Ville Séville
Coordonnées 37° 25′ 09″ nord, 5° 53′ 52″ ouest
Altitude 34 m (111 ft)

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
SVQ
SVQ
Pistes
Direction Longueur Surface
09/27 3 360 m (11 024 ft) Asphalte
Informations aéronautiques
Code AITA SVQ
Code OACI LEZL
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Aena
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter

L'aéroport de Séville (en espagnol : Aeropuerto de Sevilla), également connu comme aéroport de Séville-San Pablo (code AITA : SVQ • code OACI : LEZL) est l'aéroport desservant la ville espagnole de Séville en Andalousie, et des provinces voisines. Il est la propriété de l'État, qui le gère à travers l'organisme public Aena. Situé à dix kilomètres au nord-est de la ville, il a été entièrement réaménagé et agrandi en 1992, en prévision de l'Exposition universelle.

L'aéroport est situé à 68 kilomètres de la Costa de la Luz.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'aéronautique à Séville commence en 1913, avec la tenue d'un festival aérien sur le modeste aérodrome de Tablada. C'est sur ce dernier qu'un an plus tard atterrit le premier avion volant entre le Maroc et la péninsule Ibérique. À la suite de cet événement, la mairie de Séville cède un terrain de 240 000 m² au service aéronautique de l'armée, pour la construction d'un véritable aérodrome. Les travaux commencent en 1915, et s'achèvent rapidement, puisque cette même année débute la formation de pilotes et d'observateurs.

Les premiers vols commerciaux ont lieu en 1919 : ils relient Séville et Madrid. En 1920 est créée une ligne postale entre Séville et Larache au Maroc, tandis qu'en 1921, ces deux villes sont reliées par une ligne commerciale. L'aérodrome inaugure de nouvelles installations en 1923 : ateliers, hangars… Parallèlement à cela est approuvée la construction d'un aéroport municipal à Tablada, à l'extrémité de l'aérodrome militaire.

En 1927, la compagnie Unión Aérea Española instaure la ligne Madrid-Séville-Lisbonne. En février 1929 est adopté le projet d'aéroport de Séville et, en mars, l'aérodrome de Tablada est ouvert à la navigation et au trafic aériens, dont l'activité doit cesser à l'entrée en service de l'aéroport sévillan.

La ligne Madrid-Séville est prolongée jusqu'aux îles Canaries en 1930 : une ligne Séville-Canaries sera mise en place en 1933 par la compagnie LAPE. Un an plus tard, la ligne Berlin-Barcelone est prolongée jusqu'à la capitale andalouse.

Durant la Guerre civile, Séville est le point de débarquement des troupes africaines, tandis qu'Iberia prête son concours au transport des troupes au moyen des lignes Tétouan-Séville-Vitoria, Séville-Salamanque et Séville-Larache-Las Palmas

En septembre 1945, les travaux de l'aéroport transatlantique de Séville commencent avec la construction des pistes 05-23, 02-20 et 09-27. Il sera situé à proximité de l'ancienne aérogare des dirigeables Zeppelin, abandonnée après la guerre civile[1]. Le ancient aéroport de Tablada sera d'usage militaire et continuera d'être utilisé jusqu'en 1990. Au cours des années suivantes, ces pistes seront améliorées et réaménagées.

Le terminal est bâti en 1957, tout comme la tour de contrôle. L'aéroport de Séville est intégré à l'accord hispano-américain pour devenir une base d'approvisionnement, et perd de ce fait l'usage d'une de ses pistes. Un ILS est installé en 1965. Entre 1971 et 1975, la zone commerciale est réaménagée : les parkings sont agrandis, un nouveau terminal est édifié, et l'aéroport voit ses accès améliorés.

En 1989, en vue de l'Exposition universelle de 1992, la plate-forme est agrandie, un nouvel accès à la N-IV est établi, et une nouvelle tour de contrôle est érigée. Après l'exposition, le succès non démenti de la ligne AVE Madrid-Cordoue-Séville affaiblit l'aéroport, qui souffre d'une stagnation du nombre de ses passagers et d'une croissance moins soutenue que celle des autres aéroports andalous. Cette situation s'est néanmoins inversée depuis quelques années.

Situation[modifier | modifier le code]

Voir les Îles Canaries

L'aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport doit sa physionomie actuelle aux grands travaux d'aménagement menés dans l'optique de l'exposition universelle de 1992. Les architectes ont conçu un terminal profondément ancré dans la culture sévillane, en se servant de trois composantes de l'architecture régionale : la mosquée, le palais et les orangers. Un jardin d'orangers et de palmiers accueille les voyageurs, qui pénètrent ensuite dans le terminal à deux étages. Le niveau supérieur, consacré aux arrivées, est surmonté de voûtes donnant une impression de grand espace.

L'aéroport est doté d'une unique piste de 3 360 mètres de long.

L'une des trois usines d'Airbus à Séville est située sur le terrain de l'aéroport. Au départ, les installations d'Airbus étaient situées au nord de la piste, mais en raison du choix de la compagnie d'avoir une ligne d'assemblage final à Séville pour son nouvel avion militaire A400M, l'activité a déménagé au sud de la piste vers de nouvelles installations modernes couvrant une superficie de 1 100 000 m2, dont 190 000 m2 de hangars et bureaux.

Également sur le terrain de l'aéroport, un centre de maintenance de Ryanair commencera à fonctionner en octobre 2018 et sera responsable des entretiens périodiques majeures (overhauls) d'environ 20% de la flotte de la société[2].

Trafic[modifier | modifier le code]

Si les lendemains de l'Exposition universelle ont été marqués par une crise due au succès de l'AVE, l'aéroport a connu une période de croissance spectaculaire au début des années 2000, avec 4 507 264 passagers transportés en 2007, contre seulement 2 269 565 en 2003[3]. Après 2007, dans un contexte de crise économique, une baisse du trafic puis une croissance beaucoup plus faible qu'auparavant sont observées. Après la fin de la crise, le nombre de passagers augmente à nouveau et devrait dépasser les 6 millions d'ici 2018, un chiffre proche de la limite d'exploitation de l'aérogare[4].

Au milieu de l'année 2019, les travaux d'agrandissement de l'aérogare débuteront afin de porter sa capacité à 10 millions de passagers par an.[4] La fin des travaux est prévue pour 2021[4].

Évolution du trafic passagers[5]
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
2 205 117
en augmentation 4,2 %
2 042 068
en diminution 7,4 %
2 269 565
en augmentation 11,1 %
2 678 595
en augmentation 18,0 %
3 521 112
en augmentation 31,5 %
3 871 785
en augmentation 10,0 %
4 507 264
en augmentation 16,4 %
4 392 148
en diminution 2,6 %
4 051 392
en diminution 7,8 %
4 224 718
en augmentation 4,3 %
4 959 359
en augmentation 17,4 %
4 292 020
en diminution 13,5 %
3 687 727
en diminution 14,7 %
3 885 415
en augmentation 5,4 %
4 308 845
en augmentation 10,9 %
4 625 314
en augmentation 7,3 %
5 108 807
en augmentation 10,5 %

Compagnies et destinations[modifier | modifier le code]

Compagnie aérienne Ligne directe vers/depuis[6]
Air Europa Tenerife Nord
Saisonnier : Palma de Majorque
Blue Air Turin
British Airways Londres-Gatwick
Brussels Airlines Saisonnier : Bruxelles
Danish Air Transport Saisonnier : Aalborg, Billund
easyJet
ou easyJet Switzerland
Bâle-Mulhouse-Fribourg, Bristol, Édimbourg, Genève, Londres-Gatwick et Luton, Toulouse, Venise
Saisonnier : Nice
Iberia Express Madrid
Lufthansa Francfort, Munich
Ryanair Barcelone, Beauvais, Bergame, Bologne, Charleroi, Eindhoven, Grande Canarie, Lanzarote, Londres-Gatwick, Londres-Standsted, Marrakech, Marseille, Palma de Majorque, Pise, Rome-Fiumicino, Saint-Jacques-de-Compostelle, Tenerife-Sud

Saisonnier : Bordeaux, Dublin, Palerme, Santander

TAP Portugal Lisbonne
Transavia Amsterdam, Paris-Orly

Saisonnier : Lyon, Nantes

Volotea Saisonnier : Asturies
Vueling Alicante, Barcelone, La Corogne, Bilbao, Grande Canarie, Palma de Majorque, Paris-Charles de Gaulle, Rome-Fiumicino, Tenerife Nord, Valence

Saisonnier : Amsterdam, Asturies, Ibiza, Lyon, Minorque, Nantes, Lanzarote

Accès[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Séville est relié au centre ville (Plaza de Armas, gare Santa Justa) par la ligne d'autobus EA, opérée par Tussam[7]. Le temps de trajet est d'environ 20 à 35 minutes, en fonction des conditions de circulation, et le prix du billet est de quatre euros pour un aller simple[7].

L'accès routier se fait par l'autoroute A-4, l'« Autovía del Sur », Madrid - Cadix (sortie n° 157).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Cuando el Zeppelin sobrevolaba Sevilla - Sevilla Ciudad », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  2. (es) « Ryanair levanta en Sevilla un hangar de mantenimiento para sus aviones », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Seville airport - introduction », sur aena-aeropuertos.es (consulté le 16 juillet 2013)
  4. a b et c (es) « San Pablo podrá recibir 10 millones de pasajeros en 2021 con la ampliación de su terminal », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  5. (es) « Estadisticas trafico », sur estadisticas.aena-aeropuertos.es (consulté le 21 juin 2014)
  6. (es) « Destinos del aeropuerto de Sevilla », sur aena-aeropuertos.es (consulté le 20 juillet 2014)
  7. a et b (en) « Public transport at Seville airport », sur aena-aeropuertos.es (consulté le 26 février 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]