Étienne Fajon

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Étienne Fajon
Illustration.
Fonctions
Député de la Seine

(4 ans)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique communiste

(13 ans)
Gouvernement IVe République
Groupe politique communiste

(5 ans)
Gouvernement Ve République
Groupe politique communiste
Député de la Seine-Saint-Denis

(11 ans)
Gouvernement Ve République
Groupe politique communiste
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Jonquières (France)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Argenteuil (France)
Parti politique PCF

Étienne Fajon est un homme politique et patron de presse français, né le à Jonquières (Hérault) et décédé le à Argenteuil (Val-d'Oise). Il est enterré au Cimetière du Père-Lachaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un petit viticulteur et d'une institutrice, Étienne Fajon sort major de sa promotion à l'école normale d'instituteurs de Montpellier et est nommé instituteur près de Jonquières en novembre 1925. Il adhère au Parti communiste français au début de 1927.

Il est élu député de la Seine (dans la 10e circonscription de Saint-Denis) en 1936. Il siège dans la commission du règlement, la commission de la législation civile et criminelle et la commission de l'enseignement et des beaux-arts.

Député membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté, déchu de son mandat et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civils et politiques pour reconstitution de ligue dissoute[1].

Il est incarcéré au Cherche-Midi, à la Santé, à Angers, à l’île de Ré, à Tarbes, au Puy, puis transféré en en Algérie au bagne de Maison Carrée. Comme ses 26 camarades députés emprisonnés, il n'est libéré que le .

À Alger, Étienne Fajon devient membre de l'Assemblée consultative provisoire le , en remplacement de François Billoux nommé commissaire d'État[1].

À partir de 1945, il fait partie de la première et de la deuxième Assemblée constituante.

Au sein du Parti communiste, il gravit rapidement les échelons : il est membre du Comité central (1932-1990), du Bureau politique (1945-1979) et du Secrétariat (1954-1956 et 1970-1976). Il est également, avec Georges Cogniot, le représentant du PCF au Kominform à sa création.

Par ailleurs, il devient directeur-adjoint (1948-1958), puis directeur (1958-1974) de L'Humanité.

Mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les grands problèmes de la politique contemporaine, Bureau d'Éditions, 1938.
  • En feuilletant l'Humanité (1904-1964), Éditions de l'Humanité 1964.
  • Le Communisme et l'homme, Éditions Liberté, 1943.
  • Ma vie s'appelle liberté, préface de Georges Marchais, Éditions Robert Laffont, 1976.
  • L'Union est un combat, Éditions Sociales, 1975.
  • ABC des communistes, Éditions Sociales, 1979.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Maitron, « Notice FAJON Étienne, Louis, Henri », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr (consulté le 4 janvier 2018).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français
  • « Étienne Fajon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Lien externe[modifier | modifier le code]