Économie palestinienne

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L'économie palestinienne est avant tout dépendante de l’évolution du processus de paix au Proche-Orient [1]. 80 % des échanges extérieurs et du déficit sont réalisés avec Israël. Le déficit commercial palestinien est passé de 800 millions de dollars en 1990 à 1,4 milliard de dollars en 1996 et à 1,7 milliard en 1998[1]. Autre dépendance: celle à l’égard du secteur agricole. Il a représenté jusqu’aux années 1990, un quart du produit national brut et employait 40 % de la population active palestinienne. Si sa part s’est réduite en 1993 à 15 % du PNB et 22 % de la population active, c’est toujours plus que l’industrie qui souffre d’infrastructures et d’investissements publics et privés (davantage tournés vers l’habitat) insuffisants. L’économie palestinienne dépend également fortement de l’aide internationale.

Accord d'Oslo[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1993, 22 pays, les pays frontaliers et des institutions internationales [2], promirent de verser 2,4 milliards à l'autorité palestinienne pour favoriser la mise en place des accords d'Oslo[3].

Le PIB par tête a crû approximativement de 3 % entre 1994 et 1999, la plus grande partie de la croissance étant concentrée dans les secteurs de la construction et du commerce (gros et détail, hôtels, restaurants). Le taux de chômage a pu alors diminuer de manière significative, passant de près de 28 % en 1996 à approximativement 11 % en 1999[4].

Aide internationale[modifier | modifier le code]

Les Palestiniens de Cisjordanie ou de la bande de Gaza reçoivent l'une des plus importante aide internationale au monde[5]. L'UNRWA et l'Union Européenne en sont les principaux contributeurs. Depuis les années 2000, l'union européenne a financé l'UNRWA de 1,6 milliard d'euros[6].

De 1993 à 1997, l'économie palestinienne connait des déboires financiers[7]. Les aides internationales permirent de sauver l'économie locale et d'installer l'administration palestinienne[8]. En 1994-1995, le manque d’efficacité des aides et le manque de coordination entre les divers agences d'aides, marque des tensions entre la communauté internationale et les dirigeants de l'autorité palestinienne[9]. Avec la signature des accords de Wye Plantation, 2 milliards de dollars lui sont versé.

Conclusion de la conférence de Paris [10]
Type d'assistance Milliards de dollars ($)
Support budgétaire 1.5
Assistance humanitaire 1.1
Projets 2.1
Autres aides 0.8
Somme allouée 2.2
Somme totale 2008–2010 7.7

C’est l’aide internationale, en particulier, qui a permis à l’Autorité palestinienne d’entretenir une administration pléthorique. Les salaires ainsi versés, et pour une large part redistribués ensuite au sein de la population, contribuent au maintien du niveau de vie à un niveau tolérable. Mais l’appareil de l’Autorité palestinienne est disproportionné : à la fin de l’année 2002, on comptait 122 000 fonctionnaires. Et cet appareil est surtout inégalement réparti : au cours de l’année 2002, révèle le rapport, 46 % du budget palestinien ont été affectés au bureau du président (Yasser Arafat), aux services de sécurité et aux médias, alors que les services sociaux devaient se contenter de 36 % du total.

En 2006, à la suite de la prise de la bande de Gaza par le Hamas, l'Union européenne envisage de verser directement les aides aux Palestiniens[11]. Oxfam critiqua le plan. En 2007, à la suite de la conférence de Paris, 7,7 milliards de dollars (53 % par des pays européen) sont versé pour soutenir les réformes et les programmes de développement. Le Hamas (considéré par l'Union Européenne comme une organisation terroriste), qui n'avait pas été invité à la conférence, a qualifé la conférence de « déclaration de guerre »[12].

À la suite de la guerre de Gaza de 2008-2009, 4,5 milliards de dollars sont collectés pour les reconstructions de la bande de Gaza et sont utilisés par le Hamas[13]. En 2008, Mahmoud Abbas visite l'Inde, et reçoit 20 millions de dollars d'aide du gouvernement indien. Selon le World Bank, l'autorité palestinienne aurait reçu 525 millions $ d'aides internationales durant les 6 premiers mois de 2010, 1,4 milliards $ en 2011 et 1,8 milliards $ en 2008[14].

Rôle des donateurs[modifier | modifier le code]

Après la victoire du Hamas aux élections législatives du 25 janvier 2006, Les États-Unis et L’UE suspende tout aide directe, suivis par le Canada, le Japon, la Norvège et Israël gèle les taxes promises à l'Autorité palestinienne par les accords d'Oslo. Ces transferts représentent quelque 50 millions de dollars mensuels. La Ligue arabe se réunit à Khartoum, fin mars 2006 pour aider le peuple palestinien et décide de verser une aide mensuelle de 55 $ Millions mais le passé prouve que cet engagement n’a jamais été entièrement respecté. De plus, les banques arabes et internationales hésitent à effectuer de telles transactions pour des raisons juridiques et de réputation (financement d’un gouvernement dont les membres appartiennent à une organisation jugée comme terroriste par certains États) comme le montre le tableau ci-dessous affichant les salaires payés aux prisonniers pour terrorisme en Israël et à leurs familles :

Support de l'Autorité palestinienne au terrorisme[15] 2013 2014 2015 2016
Salaire de prisonniers1 et de terroristes libérés $111,516,570 $116,528,150 $126,662,890 $128,518,896
Salaire pour les familles des «martyres» (Chahid) $158,843,940 $162,807,890 $163,268,940 $174,630,296
1.Palestiniens condamnés pour terrorisme en Israël

Certains commentateurs critiquent la suspension des aides internationales, comme créant un climat favorable à des violences[16],[17]. Selon certains spécialistes, il existe une corrélation positive entre l'augmentation des aides internationales et le nombre d'actes de violence palestinienne[18],[19],[20]. Notamment, le gouvernement palestinien subventionne les attentats avec ces aides[21]. D'autres critiquent le manque de traçabilité des sommes versées aux dirigeants palestiniens, dont 40 % de leur budget reste inconnu[22], et qui utiliserait une partie des sommes à des fins personnelles ou bien dans l'armement[23]. Certains spécialistes critiquent l'aide, comme quoi elle rend dépendant l'autorité palestinienne, et aurait un effet néfaste sur son économie[24].

Secteurs de l'économie[modifier | modifier le code]

Secteur (% PNB)[25] 1985± 1994 1999 2002 2007
Industrie 8 12 17 12 16
Services 11.5 21 62.6 70.2 65
Agriculture 29 14 10 10 8

Agriculture[modifier | modifier le code]

Champ de blé

Le secteur agricole emploie 13,4 % de la Population des territoires palestiniens[26], dans 183,000 hectares de terres cultivées (dont la moitié sont des oliveraies[27]).

Deux fois par an, en décembre-janvier et avril, Israël pulvérise de l’herbicide sur une « zone tampon » large de 100 à 500 mètres située coté palestinien de la clôture de séparation. Les produits chimiques provoquent néanmoins des dégâts au-delà, jusqu’à plus d'un kilomètre à l'intérieur des terres. Quelque 400 ha de terres agricoles sont ainsi impactées deux fois par an, provoquant régulièrement la destruction des plantations de paysans palestiniens[28].

Pêche[modifier | modifier le code]

En 2014, selon le ministre de l'agriculture de la Palestine, les pêcheurs palestiniens pêchent 2,853,840 poissons. Le nombre de pêcheurs passe de 3319 en 2000, à 4341 en 2014 et le nombre de bateau de pêche passe de 726 à 1071[29].

l'Accord intérimaire d'Oslo, stipule que les pêcheurs palestiniens sont autorisés à pêcher à l'intérieur d'une zone s'étendant sur 20 milles marins. La marine israélienne a souvent restreint la zone de pêche allant jusqu'à de 6 milles marins en période de conflit avec le Hamas[30].

Industrie[modifier | modifier le code]

Les principales industries palestinienne sont celles de l'extraction du marbre et de la pierre, avec 1,650 entreprises palestiniennes; l'industrie agro-alimentaire, dont l'huile d'olive représente 15 à 20% de la production; l'industrie pharmaceutique, représentant 8,8$ millions d'exportations de médicaments génériques vers l'Algérie et l'Europe de l'Est ; et ensuite l'industrie du textile, de la chaussure et des hautes technologies[31].

Depuis 2001, la bande de Gaza produit des roquettes Qassam d'une valeur de production de 800$ l'unité[32]. Le Hamas produit également des missiles anti-tank ( Yasin RPG, al Bana RPG, al Batar RPG). Les milices de la bande de Gaza produisent différentes sortent de roquettes utilisés par la suite contre des cibles civiles israélienne [33]: Qassam (Type 1, 2, 3 et 4) ,al Quds Type 101, 2 et 3 MRL, al Nasser 3 et 4 , Saria-2, Kafah , Jenin-1 , Arafat (Type 1 et 2), Aqsa-3 et Sumoud rocket, etc. En 2014, le Hamas possède 10,000 roquettes (dont un certain nombre ont été importés)[34].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme prit de l'importance avec la signature des accords d'Oslo[35]. Après la seconde intifada, l'industrie du tourisme décline de 90 %, mais depuis 2010, 4,5 millions de touristes visitent les territoires palestiniens chaque année[36]. Le principale tourisme concerne les sites du christianisme et la plupart des touristes sont des religieux chrétiens[37].

Énergie[modifier | modifier le code]

Les territoires palestiniens produisent 445 millions de kilowatt/heures d'électricité (ce qui correspond à 10 % de la demande)[38]. Le reste des besoin en pétrole, en Gaz naturel et en électricité provient principalement d'Israël[39].

Commerce[modifier | modifier le code]

Importation[modifier | modifier le code]

Il est estimé que la bande de Gaza et la Cisjordanie importe pour 5.683 milliards de dollars américains en 2014 et 6.261 milliards en 2013[40].

Depuis Israël[modifier | modifier le code]

En 2005, 10 400 camions de marchandises se rendent dans la bande de Gaza depuis Israël , chaque mois. En 2007, Israël restreint le transfert de marchandise à destination de la bande de Gaza à la suite d'un conflit avec le Hamas[41]. De 2007 à 2010, ce n'est plus que 2400 camions de marchandises qui se rendent mensuellement dans la bande de Gaza depuis Israël. Depuis 2010, Israël a agrandi le point de passage de Kerem Shalom à une capacité de 1 000 camions de marchandise par jour (ne comprenant pas les camions à essence)[41].

En 2015, le volume d'importation depuis Israël s'éleve à 140,000 camions de marchandises, deux fois plus qu'en 2014[42].

Depuis l'Égypte[modifier | modifier le code]

En 2015, seulement 31,727 tonnes de ciment sont importés depuis l'Égypte, ce qui est faible comparer au 3.2 millions importés depuis Israël et à la quantité de ciment nécessaire. L'Égypte refuse d'ouvrir le point de passage de Rafah plus qu'un nombre limité de jours par ans, tant que l'Autorité palestinienne ne gouvernera pas le territoire et pour empêcher que « le problème de Gaza » et des trafics illégaux, de se déplacer en Égypte[43]. Un réseau de tunnels de contrebande passe en dessous de la frontière égyptienne, et permet d'importer des armes[44] et des marchandises.

Depuis la Jordanie[modifier | modifier le code]

En 1966, alors que la Cisjordanie fait partie du royaume hachémite, elle importe pour 71,4$ millions. En 1987, les importations passe à 8,7$ millions (8 % de ses importations)[45].

Exportation[modifier | modifier le code]

Les principales exportations sont des pierres de constructions ($165M), du mobilier ($49.1M), de la ferraille ($47.5M), des matériaux de plastique($45.2M) et du textile pour chaussures ($38.5M). Les principaux exportateurs sont Israël ($747M), la Jordanie ($87.4M), les Émirats arabes unis ($13.8M), l'Arabie Saoudite ($11M) et le Qatar ($8.75M)[46].

L’emploi[modifier | modifier le code]

Un restaurant de falafel de Hébron
Boucherie arabe à Jérusalem
Rue commerçante de Ramallah

L'économie palestinienne se base sur une main d'œuvre de plus d'un million de personnes[47].

Travail en Israël[modifier | modifier le code]

Approximativement 100.000 Palestiniens de Cisjordanie travaillent en Israël. En 2014, Israël a délivré 70,000 nouveaux permis de travail. Il est estimé que 35 000 Palestiniens travaillent illégalement et sans permis en Israël[48]. Dans la bande de Gaza, après le cessez-le-feu de 2014, le nombre de Palestiniens entrant en Israël, passe à 15,000 personnes par mois, dont approximativement 8000 marchants[49].

Lors de période de conflit, Israël réduit considérablement le mouvement de main d’œuvre, de biens et des facteurs de production entre la Cisjordanie et Israël[50] . Un bouclage total se solde par une perte de 4 à 6 millions de dollars américains par jour[30].

De 1993 à 1995, le taux de chômage a fortement augmenté, passant de 11 % à 23 % de la population active du fait d’une réduction drastique du nombre de travailleurs palestiniens autorisés à travailler en Israël : ils étaient 116 000 en 1992 (soit 34 % du nombre total de travailleurs palestiniens) contre 29 500 en 1995. De plus l’augmentation de l’offre d’emploi dans les territoires est restée faible.

Depuis, la situation de l’emploi s’est améliorée, du fait notamment de la baisse en 1998 du nombre de jours de bouclage des territoires : 14,5 jours dans l’année, soit quatre fois moins qu’en 1997. 44 000 travailleurs palestiniens (en moyenne) ont ainsi pu entrer en Israël chaque mois avec un permis de travail, contre 38 000 en 1997. La principale conséquence économique de l’Intifada aura été la perte des emplois palestiniens en Israël. En 1999, l’année qui précéda le déclenchement de l’Intifada, 135 000 Palestiniens étaient employés à l’intérieur d’Israël. Leurs salaires représentaient 888 millions de dollars dans l’année, soit 16 % du Revenu national brut des territoires[51].

En 2014, selon le journal palestinien Al-Hayat Al-Jadida, les Palestiniens ont tendance à préférer travailler en Israël pour des raisons de salaires (qui sont deux fois supérieurs) et pour d'autres droits. Selon le journal, « Les conditions de travail sont très bonnes et comprennent le transport, une assurance médicale et une pension »[52].

Transport[modifier | modifier le code]

En 2010, la bande de Gaza et la Cisjordanie possède un réseau routier de 4,686 km[53].

Données macro-économique[modifier | modifier le code]

PIB (PPA) par tête en Cisjordanie et dans la bande de Gaza[54]
Année 1968 1998 2002 2006 2010 2012 2014
US$ 165 1940 1300 1570 2310 3070/ 4600[55] 3060/ 4300 [55]
PNB US$ (en milliards)[55] Année
19,95 2012
20,15 2013
21, 22 2014

Développement[modifier | modifier le code]

De nombreux entrepreneurs palestiniens et arabes investissent depuis une décennie dans des projets de modernisation ( salle de cinéma, centre commerciaux, magasin de voiture de luxe,...) ainsi qu'érigent des habitations luxueuses, dont fait notamment partie le milliardaire palestinien, Munib al-Masri. En 2010, Ramallah accueille son premier hotel cinq étoiles Mövenpick[56].


Selon l'ONU, en 2014, il y'avait 762,288 réfugiés de L'UNRWA dans 19 camps de la Cisjordanie. 99,8 % des habitations sont connectées au réseau hydrographique et 87 % au système de traitement des eaux usées[57]. Cependant en 2013 environ 70 % des réfugiés vivent en dehors des camps[58].

Les aides au développement s'élèvent à 2 milliards de dollars par an et les Palestiniens reçoivent ainsi une des plus importante aide par personne[59]. Khaled Abu Toameh, estime que depuis sa création l'autorité palestinienne a reçu 25 milliards d'aide au développement[60].

La durée de vie passe de 48 ans en 1967 à 76 ans en 2015[55], et le taux de mortalité à la naissance passe de 60/1000 à 13/1000 naissances en 2015[55]. Le taux d'alphabétisation est quant à lui à 96,5 %.

En 2011, le taux de pauvreté s'élève à 18 % dans les territoires palestiniens[55].

Depuis 1967 jusqu'en 1995 (signature des accords d'Oslo), la capacité d'eau fourni aux Palestiniens augmente de 66 à 120 millions de mètres cubes chaque année[61]. Le réseau hydrographique installé par Israël fourni de l'eau à 96 % de la population de Cisjordanie. L'autorité palestinienne manque néanmoins de système de traitement des eaux usées (construction prévue par les accords d'Oslo) et devrait réparer son système de distribution avec 33.6 % des eaux qui sont perdues du fait de fuites, selon ses propres données[61].

Fléchissement[modifier | modifier le code]

Seconde Intifada[modifier | modifier le code]

Après les deux années noires (2001 et 2002) qui avaient suivi le déclenchement la seconde Intifada (fin septembre 2000), et à la suite de la reprise des transferts des taxes douanières et de la TVA prélevées sur l’importation des marchandises à destination des Territoires palestiniens par l’administration israélienne pour le compte de l’Autorité palestinienne (« Clearance revenus » suspendus d’octobre 2000 à novembre 2002), l’économie palestinienne s’est stabilisée puis a entamé une lente récupération.

Le taux de croissance a été de 6,1 % en 2003 et 6,2 % en 2004. Mais au cours du dernier trimestre 2005, la croissance s’est fortement ralentie en raison du renforcement, dès les premiers jours de novembre, du bouclage des Territoires par l’armée israélienne et des entraves plus nombreuses à la circulation des biens et des personnes, notamment pour la Bande de Gaza avec les fermetures fréquentes du terminal de Karni - seul point d’entrée et de sortie des marchandises[62]. Le revenu national brut (RNB) réel par habitant ayant quant à lui diminué de 41 %, passant de 1 750 dollars à environ 1 040 dollars en 2003. La pauvreté continue de toucher une proportion croissante de la population : à la fin du quatrième trimestre 2003, on estimait que 72 % des ménages palestiniens vivaient en dessous du seuil de pauvreté de 3,60 dollars par jour[63].

Taux de chômage dans la bande de Gaza et la Cisjordanie[64]
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Pourcentage 12.5 % 21 % 32 % 26 % 27,5 % 24,5 % 23 % 21,5 % 26,5 %

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Une économie à développer Le Monde diplomatique (consulté le 4 novembre 2006)
  2. Frisch-Hoffnung [1997], 1243.
  3. Aid Effectiveness (1999), 11; An Evaluation of Bank Assistance (2002), 2; Palestine Human Development Report (2004), 115
  4. Investir dans les territoires Palestiniens, ANIMA Ferdi (consulté le 5 novembre 2006)
  5. Palestine Human Development Report (2004)
  6. http://www.enpi-info.eu/medportal/news/latest/41062/Palestine-refugees:-EU-calls-for-donors-to-fill-UNRWA-funding-gap
  7. (Aid Effectiveness [1999], 15; Brynen [2000], 64; Le More [2005], 984).
  8. An Evaluation of Bank Assistance (2002), 24; Rocard (1999), 28; Roy (1995), 74–75
  9. Ball-Friedman-Rossiter [1997], 256; Brynen [2000], 114; Brynen-Awartani-Woodcraft [2000], 222; Lasensky [2004], 223; Roy [1995], 74–75)
  10. Implementing the Palestinian Reform (2008), p. 10
  11. BBC news, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/4756407.stm
  12. BBC news, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7147338.stm
  13. Fund-Channeling Options (2009), 6; Pleming & Sharp, Donors Pledge 3,2 billion £ for Gaza, http://www.iht.com/articles/reuters/2009/03/03/africa/OUKWD-UK-PALESTINIANS-GAZA.php
  14. http://www.businessweek.com/news/2010-12-08/palestinians-lure-banks-with-first-sukuk-bills-islamic-finance.html, "Palestinians Lure Banks With First Sukuk Bills: Islamic Finance,", 2010
  15. http://jcpa.org/paying-salaries-terrorists-contradicts-palestinian-vows-peaceful-intentions/#_toc_title
  16. http://www.antiwar.com/ips/akhavi.php?articleid=11209
  17. http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/bronwen_maddox/article1951399.ece
  18. http://idei.fr/doc/wp/2005/aid_delegated.pdf
  19. http://www.krueger.princeton.edu/terrorism2.pdf
  20. http://www.meforum.org/1926/does-foreign-aid-fuel-palestinian-violence#_ftnref11
  21. http://www.thetower.org/3149-report-palestinian-authority-paying-terrorists-with-foreign-aid-despite-promise-to-stop/
  22. http://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21670484-extravagance-and-graft-fuel-growing-disenchantment-west-bank-tires-its-government
  23. http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,782141,00.html
  24. http://www.camera.org/index.asp?x_context=2&x_outlet=118&x_article=1394
  25. The Current Status of Industrial Sector in Palestine, PALESTINIAN FEDERATION OF INDUSTRIES/USAID, 2009
  26. Agriculture in Palestine: a post-Oslo Analysis, http://thecepr.org/images/stories/pdf/memo%20agriculture.pdf
  27. The State of Palestine National Export Strategy: Olive Oil, 2004
  28. « À Gaza, l’armée israélienne déverse des herbicides », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  29. http://www.pcbs.gov.ps/Portals/_Rainbow/Documents/Fish-2014-E-Time%20Series.htm
  30. a et b Exposé écrit présenté par la Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme : . 21/10/98.
  31. https://www.paltrade.org/en_US/page/priority-economic-sectors
  32. http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,531578,00.html
  33. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/palestinianauthority/10955377/Hamas-fires-rockets-at-Tel-Aviv-and-Jerusalem.html
  34. http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/07/hamas-war-israel-without-iran-support.html
  35. "Palestinian autonomous areas". Europa World Year Book 2. Taylor & Francis Group. 2004. p. 3327.
  36. M'aan (26 September 2011). "PCBS: Marked increase in West Bank tourism in 2010". http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=423693
  37. http://travel.state.gov/travel/cis_pa_tw/tw/tw_6010.html
  38. http://www.eia.gov/countries/country-data.cfm?fips=pt
  39. "West Bank and Gaza Energy Sector Review" Sustainable Development Department, United Nations. May, 2007.
  40. http://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/we.html
  41. a et b http://gisha.org/graph/2387
  42. http://jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Volume-of-goods-entering-Gaza-to-double-this-year-409137
  43. http://www.egyptindependent.com/opinion/new-palestine-strategy-egypt
  44. http://news.bbc.co.uk/2/hi/8650468.stm
  45. Israel, Jordan, and the Peace Process , Yehuda Lukacs, page 33
  46. http://atlas.media.mit.edu/en/profile/country/pse/#Imports
  47. http://www.pcbs.gov.ps/portals/_pcbs/PressRelease/Press_En_LFSQ42012E.pdf
  48. The situation of workers of the occupied Arab territories, http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---relconf/documents/meetingdocument/wcms_242965.pdf, International Labour Office
  49. http://gisha.org/graph/2392?year-select=2016&month-select=1
  50. PALESTINIAN Workers in Israel (consulté le 5 juin 2007)
  51. Un rapport sur l’économie palestinienne : chômage, réseaux politiques et détournements de fonds L’Arche, (consulté le 4 novembre 2006)
  52. 'Palestinian workers treated better in Israel',29 septembre 2014, sur i24news
  53. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/we.html
  54. http://www.indexmundi.com/facts/west-bank-and-gaza/gni-per-capita
  55. a, b, c, d, e et f CIA World Factbook
  56. http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,2024235,00.html
  57. http://www.unrwa.org/where-we-work/west-bank
  58. http://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21587846-some-palestinians-want-their-people-abandon-refugee-camps-without-demanding
  59. http://www.globalhumanitarianassistance.org/wp-content/uploads/2015/06/GHA-Report-2015_-Interactive_Online.pdf p. 141
  60. http://www.gatestoneinstitute.org/6353/palestinians-us-aid
  61. a et b http://www.biu.ac.il/SOC/besa/MSPS94.pdf
  62. Présentation des Territoires palestiniens France diplomatie, (consulté le 4 novembre 2006)
  63. Rapport du CNUCED (consulté le 4 novembre 2006)
  64. http://siteresources.worldbank.org/INTMENA/Resources/Poverty_and_Inclusion_in_the_West_Bank_and_Gaza_Chapter3.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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