Réfugiés palestiniens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Les réfugiés palestiniens sont les Palestiniens qui ont un statut spécial de réfugié reconnu par l'UNRWA.

Le problème de ces réfugiés palestiniens se pose depuis plusieurs décennies, cette population n'ayant pas été absorbée dans la population des pays d'accueil et en l'absence de solution définitive au conflit israélo-arabe. Le « retour » de cette population sur des territoires aujourd'hui israéliens est revendiqué par les dirigeants palestiniens.

Définition de réfugié palestinien[modifier | modifier le code]

Article connexe : UNRWA.

Contrairement au statut de réfugié donné depuis 1945 par l'ONU aux autres populations déplacées au cours de conflits dans le reste du monde, le statut de réfugiés palestiniens englobe non seulement l'ensemble des personnes qui résidaient en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et qui ont quitté leur région à la suite de la guerre de Palestine de 1948, mais comprend également leurs descendants. Leur nombre s'est ainsi multiplié par 5 en 50 ans.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Guerre israélo-arabe de 1948-1949[modifier | modifier le code]

Réfugiés palestiniens en 1948, durant la guerre israélo-arabe de 1948-1949

Après plusieurs décennies de conflit entre nationalisme juif et nationalisme arabe palestinien, les Nations unies vote en 1947, en faveur du partage de la Palestine mandataire en un État juif et un État arabe (résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU). Les Arabes de Palestine refusent ce partage. Dès la fin novembre 1947, les premiers affrontements armés éclatent entre Juifs et Arabes de Palestine. Le , l'État d'Israël proclame son indépendance.

Dès le , les armées de cinq États arabes pénètrent sur le territoire de l'ancienne Palestine mandataire, et annoncent leur volonté de détruire le nouvel État d'Israël. La guerre est gagnée par Israël, et se termine par une série d'accords de cessez-le-feu (pour le dernier, en mars 1949). L'Égypte occupe la Bande de Gaza (sans l'annexer), tandis que la Jordanie annexe la Cisjordanie. Les nationalistes palestiniens dénonceront d'ailleurs ce qu'ils estiment être une collusion entre la Jordanie et Israël pour empêcher la naissance de leur État.[réf. nécessaire]

  • Durant la guerre, 750 000 à 800 000 Palestiniens prennent la route de l'exil. Des camps de réfugiés sont construits en urgence en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et dans les pays arabes voisins.

Une agence de l'ONU chargée de l'assistance aux réfugiés est créée : l’UNRWA.

Le retour des réfugiés ne se fait pas à la suite de l'échec des négociations de paix, tandis que l'asile politique et la citoyenneté ne sont pratiquement pas accordés par les pays arabes ( à l'exception de la Jordanie).

Ces réfugiés et leurs descendants sont estimés en 2005 à 5,2 millions, compte non tenu des Palestiniens arabes de la diaspora qui ont acquis une nationalité étrangère.

Les Palestiniens reprochent à Israël d'être inflexible sur la question des réfugiés tandis qu'Israël reproche aux pays arabes d'entretenir l'espoir d'un droit au retour et de refuser une véritable normalisation.[évasif]

La Guerre des Six-Jours en 1967[modifier | modifier le code]

En 1967, à l'issue de la Guerre des Six Jours, Israël conquiert la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) et le plateau du Golan.

Environ 300 000 Palestiniens supplémentaires s'enfuient vers la Jordanie. Certains sont des réfugiés de 1948, d'autres sont de nouveaux réfugiés. La région de la vallée du Jourdain, en particulier, limitrophe de la Jordanie, se vide pratiquement de toute sa population.[réf. souhaitée]

100 000 Syriens quittent le plateau du Golan et se réfugient en Syrie[réf. souhaitée].

Démographie[modifier | modifier le code]

Lieux Camps officiels Réfugiés enregistrés Total des individus enregistrés
Jordanie 10 2 070 973 2 154 486
Liban 12 447 328 483 375
Syrie 9 517 255 569 645
Cisjordanie 19 754 411 914 192
Bande de Gaza 8 1 240 082 1 307 014
Total 58 5 030 049 5 428 712

Source : UNRWA (agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens). Estimations au 1 janvier 2014[1].

Ces réfugiés sont ceux enregistrés par l'UNRWA, mais il existe aussi des Palestiniens, descendants de réfugiés, qui ne sont plus aujourd'hui enregistrés. On les trouve en particulier dans les pays du Golfe Persique.

On dénombre également entre 150 000 et 200 000 palestiniens aux États-Unis et entre 50 000 et 80 000 en Égypte (estimations en 2000)[2],[3].

Les réfugiés de Jordanie ont la nationalité Jordanienne. Ceux des autres pays n'ont généralement pas la nationalité de leur pays de résidence et sont reconnus uniquement comme « réfugiés palestiniens ».

L'accueil des réfugiés[modifier | modifier le code]

Article connexe : Diaspora palestinienne.

Les camps de réfugiés palestiniens[modifier | modifier le code]

Droit au retour des réfugiés palestiniens[modifier | modifier le code]

Une période de négociations a vu le jour à travers les Accords d'Oslo en 1993 et leur calendrier établi sur les années suivantes. Cependant, après le blocage des négociations en 2000, le conflit reprend violemment à travers la Seconde Intifada.

En effet, en 2000, à Camp David, le Premier ministre israélien Ehoud Barak a proposé la création d'un État palestinien sur la presque totalité de la Cisjordanie, le retour de 100 000 réfugiés et des solutions d'indemnisation pour tous les autres. Mais les dirigeants palestiniens ont refusé toute concession sur le droit au retour des réfugiés. En 2000, le gouvernement israélien s'est opposé à ce choix, craignant que l'afflux de réfugiés provoque une crise économique et l'abandon du caractère juif d'Israël.[réf. nécessaire]

La loi israélienne sur le retour des réfugiés[modifier | modifier le code]

En décembre 1948, la loi sur les « propriétés des absents » permet la saisie des biens de toute personne « absente ». Elle définit un « Absent » comme une personne qui « pendant la période du 29 novembre 1947 au 1er septembre 1948, se trouvait quelque part ailleurs du territoire d’Israël ou ayant tenté d'empêcher l'établissement de l'État d'Israël ou qui le combattait après sa création[réf. souhaitée].

Refusant toute revendication du droit au retour, les gouvernements israéliens ont mis en parallèle la question des réfugiés palestiniens avec les autres exodes de réfugiés au XXe siècle, y compris celui des réfugiés juifs fuyant les pays arabes. Aucun exode de réfugiés n'a jamais débouché sur un retour.

Globalement opposé au retour des réfugiés (Ben Gourion proposera cependant d'en réaccepter 100 000), Israël fera aussi des propositions d'indemnisation dans le cadre d'accords de paix. Ces propositions seront refusées par les pays arabes et par les réfugiés palestiniens eux-mêmes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Rehov, " The Hostages of Hatred" ( "Les otages de la haine") - Témoignages de Palestiniens et interventions d'historiens de toutes nationalités.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « UNRWA in Figures », sur http://www.unrwa.org,‎ (consulté le 6 janvier 2015)
  2. Palestinian Central Bureau of Statistics.
  3. Philippe Rekacewicz, « La diaspora palestinienne dans le monde », sur http://www.monde-diplomatique.fr,‎ (consulté le 6 janvier 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]