Zhanjiang

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Zhanjiang
湛江
Image illustrative de l'article Zhanjiang
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Guangdong
Préfecture Zhanjiang
(ville-préfecture)
Statut administratif Ville-préfecture
Code postal Ville : 524000[1]
Code aéroport ZHA
Indicatif 0759[1]
Démographie
Population 6 571 400 hab. (2004)
Densité 526 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 12′ 00″ N 110° 23′ 00″ E / 21.2, 110.383333 ()21° 12′ 00″ Nord 110° 23′ 00″ Est / 21.2, 110.383333 ()  
Superficie 1 249 000 ha = 12 490 km2
Localisation

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Zhanjiang

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Zhanjiang

Zhanjiang (湛江 ; hanyu pinyin : zhànjiāng, anciennement nommée Fort-Bayard par la France) est une ville de Chine située à l'extrémité occidentale de la province du Guangdong au nord-est de la péninsule de Leizhou. Ancienne concession française de 1898 à 1945 (territoire du Kouang-Tchéou-Wan), c'est maintenant un des plus grands ports militaires de la Chine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville était un petit port de pêche lorsqu'elle fut occupée par la France en 1898.

pavillon du Kouang-Tchéou-Wan à l'exposition coloniale de Marseille - 1906
Bureau de poste de Po Teou - Kouang-Tchéou-Wan.

Occupation Française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kouang-Tchéou-Wan.

En 1899, les Français forcèrent la Chine à leur laisser le territoire du Kouang-Tchéou-Wan pour un « bail » de 99 ans; ils souhaitaient en développer le port qu'ils appelèrent Fort-Bayard, pour desservir le sud de la Chine, où ils avaient l'exclusivité du développement du rail et de l'exploitation de minerais. En 1939, le territoire sous administration française avait une superficie de 12 795 km², dont 25 km² pour la ville de Fort-Bayard.

La France conserva le contrôle de la région jusqu'à son occupation par le Japon en 1943.

Réintégration à la Chine[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale au départ des japonais, Fort-Bayard est déclaré « ville libre ». La France n'ayant pas envoyé de troupes militaires, le territoire était livré à lui-même et son sort disputé à la fois par les nationalistes chinois et les communistes

La rétrocession de Kouang-Tchéou-Wan à la République de Chine est entérinée en 1946 suite à l'accord de Changqing (accord approuvé par l'Assemblée Nationale française le 25 avril 1946[2]).

Le territoire est ensuite occupé par les communistes chinois dès la fin de 1948 et définitivement intégré à la République populaire de Chine en décembre 1949.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Subdivisions administratives

La ville-préfecture de Zhanjiang (12 490 km²) exerce sa juridiction sur neuf subdivisions – quatre districts, trois villes-districts et deux xian. 

  • 1: le district de Chikan - 赤坎区 Chìkǎn Qū;
  • 2: le district de Xiashan - 霞山区 Xiáshān Qū ;
  • 3: le district de Potou - 坡头区 Pōtóu Qū ;
  • 4: le district de Mazhang - 麻章区 Mázhāng Qū ;
  • 5: la ville de Wuchuan - 吴川市 Wúchuān Shì ;
  • 6: la ville de Lianjiang - 廉江市 Liánjiāng Shì ;
  • 7: la ville de Leizhou - 雷州市 Léizhōu Shì ;
  • 8: le xian de Suixi - 遂溪县 Suíxī Xiàn ;
  • 9: le xian de Xuwen - 徐闻县 Xúwén Xiàn.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville de Zhanjiang possède un aéroport offrant des vols réguliers vers Hong Kong, Kunming, Changsha, Guangzhou, Shantou et Shenzhen

Influence française[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le français fut enseigné au lycée Pasteur de Fort-Bayard, de 1921 à 1943 : 1 enseignant Français (Européen), assisté d'une équipe de 5 enseignants francophones d'Indochine (dont 3 membres de l'ethnie chinoise), et 2 Vietnamiens, donnaient les cours. Le reste de l'éducation l'était en chinois. L'objectif était de former des cadres Francophones pour administrer le territoire à bail.

Entre 1921 et 1943, d'autres enseignants vont séjourner à Fort-Bayard, en provenances de Hanoï, ou même de Saïgon.

Des enseignants francophones natifs de Fort-Bayard, sont formés et sont opérationnels dès 1925.Certains partent du territoire, et rejoignent l'Indochine, ou la Chine continentale, et même la concession Française de Shangaï.

En 1943, avec l'occupation Japonaise, le Lycée Pasteur est fermé, et l'équipe enseignante est expulsée en Indochine. Le lycée va servir de quartier général des forces d'occupation Japonaises de 1943 à Septembre 1945. Une partie du lycée va servir de dépôt pour les armes, et explosifs. Les derniers Japonais quittent le territoire en Octobre 1945. Le lycée est alors définitivement fermé. Entre 1921 et 1943, quelque 2000 Chinois y apprirent le français. Les militaires Japonais se rendent à des représentants des forces nationalistes Chinoises. En janvier 1946, la France confirme son départ, ainsi que la fermeture du lycée, déjà fermé en 1943. La France n'envoie aucun représentant lors de la rédition japonaise sur le territoire. Le lycée est donc définitivement fermé la même année 1945, et son batiment est rasé en 1950, en vues de travaux pour étendre la surface du port.

En 1995, il restait environ 1 000 francophones sur le territoire, le plus souvent âgés de plus de 65 ans.

Timbres[modifier | modifier le code]

Timbre R.F.INDOCHINE surchargé KUANGTCHEOU

Lors de l'occupation française, des timbres indochinois sont utilisés à partir de 1898. En 1920, ils sont surchargés "Kouangtchéou". En 1898, lors de l'arrivée des Français, aucun Chinois de Kouangtchéou ne parle Français, et le nombre des illétrés est massif. Entre 1898 et 1943, le courrier, surtout à destination de l'étranger, sera trés marginal, et les envois ne vont concerner que quelques rares militaires Français, ou Indochinois, de passages. Les Timbres d'Indochine sans surcharges étaient aussi utilisés couramment. Il y aura des émissions de timbres surchargés "Kouangtchéou" jusqu'en 1944. Entre 1940 et 1944, les émissions de timbres de l'administration de Vichy n'auront jamais cours. Ces timbres sont des "non-émis", et ils ne sont pas reconnus par les autorités de la Chine communiste, et Nationaliste . En fait, peu nombreux furent les timbres de Kouangtchéou qui servirent vraiment,au niveau local, et le courrier qui circulait à l'extérieur du territoire était marginal, encore en 1940 (en 1938, il y avait 85% d'analphabétes sur le territoire, et les lettrés utilisaient l'alphabet Chinois). La plupart des timbres servirent au Tonkin et à la concession française de Shanghai.Ainsi, il n'était pas rare en métropole de recevoir par exemple un courrier de Hanoï, ou même Saïgon avec un, ou des timbres Indochinois surchargés "Kouangtchéou". De plus, les Français (ou plutôt : "sujets Français"chiffres qui incluaient les autochtones Indochinois, surtout les Tonkinois, et des militaires des troupes coloniales (Annamites, Cambodgiens,Indiens des comptoirs Français en Inde, Chinois d'Indochine) ne furent jamais très nombreux dans le territoire : 120 en 1905, 105 en 1912, 80 en 1930 et 83 en 1939. (Ces chiffres ne comprennent pas les cadres militaires qui encadraient la garnison de militaires tonkinois et indochinois, et qui étaient Européens). À partir d'avril 1943, des timbres chinois, sans surcharge, furent utilisés, ainsi que des timbres d'Indochine jusqu'en 1945 (plus rares). Avec le départ de la dernière garnison militaire française en 1943, le stock restant des timbres émis entre 1930 et 1940 fut utilisé entre 1946 et 1949 en Cochinchine, surtout à Saigon, et au Tonkin, surtout dans les environs d'Hanoi, et dans les régions qui n'étaient pas aux mains du Vietminh.

Ces timbres furent utilisés jusqu'en 1953, car le stock de non-vendus était important.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Codes postaux et téléphoniques du Guangdong, (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel
  2. J.O. A.N. N° 56 de 1946, page 2289 - Séance du 25 avril 1946 pp2289/2290

Liens externes[modifier | modifier le code]