Sainte-Anne-de-la-Pocatière
| Sainte-Anne-de-la-Pocatière | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Province | |||||
| Région | Bas-Saint-Laurent | ||||
| Comté ou équivalent | Kamouraska | ||||
| Statut municipal | Municipalité de paroisse | ||||
| Maire Mandat |
François Lagacé 2009 - 2013 |
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| Constitution | 1er juillet 1855 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pocatiérain, aine | ||||
| Population | 1 874 hab. (2006) | ||||
| Densité | 35 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | |||||
| Superficie | 5 368 ha = 53,68 km2 | ||||
| Divers | |||||
| Code géographique | 14090 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent Géolocalisation sur la carte : Québec Géolocalisation sur la carte : Québec |
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Sainte-Anne-de-la-Pocatière est une municipalité de paroisse canadienne de près de 2 000 habitants faisant partie de la municipalité régionale de comté de Kamouraska située dans l'Est du Québec au Bas-Saint-Laurent.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
L'endroit a d'abord été connu sous le nom de La Combe[1],[2]. Par la suite, ce nom est changé en Grande-Anse et parfois Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse en référence à la grande anse de 14 km dans le fleuve Saint-Laurent à cette hauteur[1],[2]. La municipalité fut aussi connue sous le nom de Sainte-Anne-du-Sud[1],[2]. Les Amérindiens nommaient cet endroit Kamitsitsit ou Kannissigit signifiant « là où il y a beaucoup de castors »[1]. Le nom actuel est emprunté à la seigneurie de la Pocatière qui s'appelait elle aussi autrefois la seigneurie de la Grande-Anse[1].
Ses gentilés sont nommés Pocatiérains et Pocatiéraines[3].
Géographie [modifier]
Sainte-Anne-de-la-Pocatière est situé sur le versant sud du fleuve Saint-Laurent à 140 km au nord-est de Québec et à 550 km au sud-ouest de Gaspé. Les villes importantes près de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont La Pocatière à 600 m au nord-est, Montmagny à 65 km sud-est et Rivière-du-Loup à 70 km au nord-est. Son territoire couvre une superficie de 54 km2[3].
La topographie locale est accidentée par plusieurs protubérances nommées « pitons », « butons » et « monadnocks » créées par l'érosion sur la surface appalachienne[1],[2]. Les montagnes les plus connues sont les montagnes du Cap-Martin, du Collège, Ronde et Thiboulot[2]. Le territoire est dominé par les champs d'agriculture[2]. La rivière Saint-Jean traverse le territoire de la municipalité[1].
Démographie [modifier]
| Année | Nombre d'habitants[4],[5] |
|---|---|
| 1996 | 1 862 |
| 2001 | 1 889 |
| 2006 | 1 843 |
Selon Statistiques Canada, la population de Sainte-Anne-de-la-Pocatière était de 1 843 habitants en 2006[4]. La municipalité a connu un taux de décroissance démographique de 2,4 % en cinq ans[4]. En effet, 2001, la population était de 1 889 habitants[4]. L'âge médian de la population pocatiéraine est de 40 ans[4].
Le nombre total de logements privés dans la paroisse est de 697[4]. Cependant, seulement 676 de ces logements sont occupés par des résidents permanents[4]. La majorité des logements de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont des maisons individuelles[4].
Selon Statistiques Canada, 0,8 % de la population est issu de l'immigration[4]. Les immigrants de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont répartis à parts égales entre une arrivée avant 1991 et une arrivée entre 1991 et 2000 ; aucun immigrant n'est arrivé depuis 2000[4]. Toute la population a le français en tant que langue maternelle[4]. 14 % de la population maitrise les deux langues officielles[4]. Statistiques Canada ne recense aucun autochtone à Sainte-Anne-de-la-Pocatière[4].
Le taux de chômage dans la municipalité était de 7,4 % en 2006[4]. Le revenu médian des Pocatiérains était de 25 519 $ en 2005[4].
26 % de la population de 15 ans et plus de Sainte-Anne-de-la-Pocatière n'a aucun diplôme d'éducation[4]. 40 % de cette population n'a que le diplôme d'études secondaires ou professionnelles[4]. 13 % de cette population possède un diplôme de niveau universitaire[4]. Tous les diplômés de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ont effectué leurs études à l'intérieur du Canada[4]. Les deux principaux domaines d'études des Pocatiérains sont « l'architecture, le génie et les services connexes » ansi que « l'agriculture, les ressources naturelles et la conservation »[4].
Histoire [modifier]
L'endroit est d'abord une seigneurie, la seigneurie de la Grande-Anse qui est renommée plus tard la seigneurie de la Pocatière, qui est concédée à Marie-Anne Juchereau en 1672 par l'intendant Jean Talon[1],[2]. Elle est la veuve d'un capitaine du régiment de Carignan-Salières, François Pollet de La Combe-Pocatière dans le Dauphiné en France[1],[2]. En effet, ce fief d'une demi-lieue avait été donnée en cadeau par le père de Marie-Anne Juchereau, Nicolas Juchereau de Saint-Denys, à son gendre en 1670 en le divisant à même son propre fief[1],[2].
La paroisse de La Combe est fondée en 1678 par monseigneur de Laval[1]. Cependant, son nom, par la suite, est changé en Grande-Anse et parfois Sainte-Anne-de-la-Grande-Anse[1]. La paroisse conserve ce dernier nom jusqu'en 1721[1]. Le bureau de poste est ouvert en 1831[1]. La municipalité est officiellement créée en 1845[1]. Une école d'agriculture est fondée en 1852 par l'abbé François Pilote[1]. Celle-ci est toujours active aujourd'hui[1]. En 1960, La Pocatière se détache du territoire de la municipalité[1].
Administration [modifier]
Le conseil municipal de Sainte-Anne-de-la-Pocatière est composé d'un maire et de six conseillers qui sont élus en bloc à tous les quatre ans sans division territoriale[3].
| mandat | fonction | nom[3],[2] |
|---|---|---|
| 2009 - 2013 | maire | François Lagacé |
| conseillers | ||
| #1 | Philippe Roy | |
| #2 | Martine Hudon | |
| #3 | Rémi Béchard | |
| #4 | Alphée Pelletier | |
| #5 | Carole Lévesque | |
| #6 | Pascal Hudon |
De plus, Sylvie Dionne est la directrice-générale, la secrétaire-trésorière et la coordonnatrice en mesures d'urgence de la municipalité[3],[2].
Vivre à Sainte-Anne-de-la-Pocatière [modifier]
La paroisse comprend un circuit cyclable formant une boucle de 45 km reliée à la route verte pour la saison estivale et deux sentiers de ski de fond pour la saison hivernale[2]. De plus, il y a un aréna et une piscine publique[2].
L'éducation et la recherche sont très bien représentées à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En effet, la municipalité héberge l'Agrobiopole, le Centre de développement bio-alimentaire du Québec, le Centre québécois d’expertise en production porcine, Centre d’expertise en production ovine du Québec ainsi qu'un incubateur bio-alimentaire[2]. Elle comprend également des écoles primaires, secondaires et collégiales[2]. Un hôpital et un centre local de services communautaires (CLSC) sont présents à Sainte-Anne-de-la-Pocatière[2].
Les activités éconiques principales de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont l'agriculture ainsi que les industries laitière et porcine[2]. Il y a également de nombreux commerces, des restaurants et des motels[2].
Municipalités limitrophes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans Fiche descriptive de la Commission de toponymie du Québec, page consultée le 2 mars 2011
- Sainte-Anne-de-la-Pocatière sur le site de la MRC de Kamouraska, page consultée le 2 mars 2011
- Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans le Répertoire des municipalités du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec, page consultée le 2 mars 2011
- Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans Profils des communautés de 2006 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011
- Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans Profils des communautés de 2001 de Statistiques Canada, page consultée le 2 mars 2011