Maumusson (Loire-Atlantique)

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Maumusson
Image illustrative de l'article Maumusson (Loire-Atlantique)
Blason de Maumusson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Saint-Mars-la-Jaille
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Lucien Talourd
2014-2020
Code postal 44540
Code commune 44093
Démographie
Gentilé Maumussonnais
Population
municipale
1 018 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 01″ N 1° 06′ 16″ O / 47.4836111111, -1.1044444444447° 29′ 01″ Nord 1° 06′ 16″ Ouest / 47.4836111111, -1.10444444444  
Altitude Min. 27 m – Max. 84 m
Superficie 24,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pays-ancenis.fr/

Maumusson est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Sise dans la marche de Bretagne, elle se situe dans le pays d'Ancenis.

Longtemps sous la domination de la seigneurie de La Motte, Maumusson a connu une période tourmentée lors de la Révolution, ses habitants rejoignant en nombre les rangs des Chouans. L'économie est depuis l'origine basée sur l'agriculture et l'élevage. Maumusson a subi une période de déclin démographique qui a pris fin au début du XXIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Maumusson dans le département de la Loire-Atlantique.

Maumusson est située à 10 km au nord-est d'Ancenis. Les communes limitrophes sont Bonnœuvre, Pannecé, Pouillé-les-Côteaux, La Roche-Blanche, La Rouxière, Belligné en Loire-Atlantique, Freigné en Maine-et-Loire.

Communes limitrophes de Maumusson
Bonnœuvre Freigné (Maine-et-Loire)
Pannecé Maumusson Belligné
Pouillé-les-Côteaux La Roche-Blanche La Rouxière

Relief[modifier | modifier le code]

Le sud de la commune est relativement plat. Le nord est parcouru dans l'axe est-ouest d'un relief peu élevé.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par la Motte, la Morleyère, la Libaudière et le Gué des Forges[F 1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Loire-Atlantique.

Avec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique. Les hivers y sont doux (5 °C en moyenne), les étés faiblement chauds (18 °C en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes.

Maumusson est proche de la région angevine. Le tableau suivant recense les données climatique d'Angers, distante de 40 kilomètres à vol d'oiseau de la commune de Maumusson.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 7,9 9,2 12,6 15,3 19 22,6 24,9 24,7 21,8 17 11,4 8,4 16,2
Températures minimales moyennes (°C) 2,1 2,2 3,9 5,6 8,9 11,8 13,6 13,4 11,3 8,4 4,6 2,8 7,4
Températures moyennes (°C) 5 5,7 8,2 10.4 13,9 16,2 19,2 19,1 16,5 12,7 8 5,6 11,8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 62,1 50,8 51,7 44,6 54,4 41,2 43,8 44,9 52,2 59,6 64,5 63,4 633,4
Durée mensuelle d'ensoleillement (heures/mois) 70 92 141 179 201 234 248 237 191 129 89 65 1877
Source : Climatologie de 1947 à 2008 - Angers, France

Risques de catastrophe naturelle[modifier | modifier le code]

La commune est dans une zone de risque sismique négligeable. Elle a connu des dommages ayant entraîné la publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle suite aux inondations de décembre 1999[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Maumusson viendrait de l'association de l'ancien français mau, issu du latin « malus », signifiant « mauvais », et du mot gaulois musson signifiant « passage à travers une haie[Quoi ?] ». Le nom de la commune signifierait donc « mauvaise musse », « mauvais passage »[M 1].

Maumusson possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Maumuczon (écriture ELG)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les traces de l'activité humaine de la préhistoire et de l'antiquité n'ont pas été révélées sur le territoire de la commune. Il semble, d'après des photos aériennes prises peu avant 2004, que se situait à La Besnière une ferme gauloise. Pendant la période gallo-romaine une voie de communication parcourait le nord du territoire de la commune. L'existence de la paroisse de Maumusson est attestée pour la première fois en 1104 dans une charte de l'évêque de Nantes Guérech II de Cornouaille. Celui-ci confirme que Maumusson dépend de l'abbaye Saint-Florent de Saumur[M 2]. Maumusson fait partie du duché de Bretagne jusqu'en 1532 avant d'être intégrée au royaume de France par le traité d'union de la Bretagne à la France.

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge le territoire de la paroisse est divisée en plusieurs petites seigneuries, la plus importante étant celle de La Motte. Seuls les nobles de cette terre portaient le nom de seigneurs de Maumusson. Ils exercent les droits de haute, moyenne et basse justice[F 1]. En 1658 la marquise de Sévigné séjourne à La Motte, de même que, en 1661, les mousquetaires du roi commandés par le capitaine d'Artagnan, en route pour accompagner Louis XIV qui va présider la session des États de Bretagne. À cette occasion, les mousquetaire arrêtent Nicolas Fouquet devant la cathédrale de Nantes[M 3]. La seigneurie de La Motte relève de celle de la Motte-Glain. En 1701 elle est réunie à celle de Saint-Herblon. Ainsi se forme le marquisat de Châteaufromont. La seigneurie de La Motte passe sous dépendance de Saint-Mars-la-Jaille lorsque la famille de la Ferronnays en devient propriétaire en 1740[F 1].

Révolution et chouannerie[modifier | modifier le code]

La Révolution a marqué la commune. La population refuse la constitution civile du clergé. En révolte contre le gouvernement républicain, plusieurs Maumussonnais sont tués. Le prêtre est fusillé. Menés par Jean Terrien dit Cœur de lion, les Chouans combattent les Républicains, tuant plusieurs soldats[M 3] au cours de nombreux combats[F 1].

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant les Cent-Jours, quelques royalistes sont tués à Maumusson. En 1872 une partie du territoire de La Rouxière est cédé à Maumusson[F 1]. Cette portion de territoire, appelée « la queue de poêle » couvre 174 hectares et est peuplée de 78 habitants[M 3]. Lors de la Première Guerre mondiale, 53 Maumussonnais sont « morts pour la France »[M 4], et trois lors de la Seconde Guerre mondiale[M 5].

L'économie de la commune est toujours basée sur l'agriculture et l'élevage au XXIe siècle[F 1]. Entre 1950 et 2000 le nombre d'exploitations agricoles à Maumusson a été divisé par trois : 113 en 1950, 103 en 1970, 80 en 1980 et 30 en 2000[M 6]. La mécanisation est apparue de manière progressive : la première faucheuse en 1920, le premier tracteur en 1944, la première moissonneuse-batteuse en 1956, la première trayeuse en 1960 et la première salle de traite en 1980[M 7]. Maumusson subit l'exode rural jusqu'au début du XXIe siècle[F 1], la tendance démographique s'inversant après 2005.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maumusson est située dans le canton de Saint-Mars-la-Jaille, arrondissement d'Ancenis, dans le département de la Loire-Atlantique. Comme pour toutes les communes françaises comptant entre 500 et 1 500 habitants, le Conseil municipal est constitué de quinze membres en 2011.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[M 8]
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1901 Théophile Lambourg    
1901 1919 Jean Dupont    
1919 1925 Joseph du Gasset    
1925 1931 Jacques Bory    
1931 1935 Auguste Joubert    
1935 1945 René Bory    
1945 1947 Joseph Livenais    
1947 1965 Joseph Legendre    
1965 1983 Maurice Goizet    
1983 1995 Francaire Bory    
mars 1995 mars 2008 Jean-Paul Trimoreau[Note 1]    
mars 2008 mars 2014 André Guillet   retraité
mars 2014 en cours Lucien Talourd Divers gauche retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Maumusson est membre de la communauté de communes du Pays d'Ancenis, qui est constituée de vingt-neuf communes regroupées autour d'Ancenis. La commune est représentée au conseil intercommunal par le maire et deux élus communautaires[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Maumusson était une commune multipolarisée[4].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 018 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
965 964 988 1 035 1 128 1 118 1 095 1 085 1 038
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 114 1 265 1 356 1 388 1 412 1 431 1 414 1 304
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 235 1 213 1 122 1 072 1 009 1 009 938 901 904
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
894 862 824 826 833 810 949 990 1 018
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Maumusson en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,4 
6,2 
75 à 89 ans
8,0 
11,2 
60 à 74 ans
12,7 
20,2 
45 à 59 ans
17,8 
20,4 
30 à 44 ans
20,4 
20,8 
15 à 29 ans
18,4 
21,2 
0 à 14 ans
22,3 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Mairie de Maumusson.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin à Maumusson, les plus proches sont situés à Belligné et Saint-Mars-la-Jaille. Les infirmiers les plus proches se trouvent à Belligné et à La Roche-Blanche. Un centre hospitalier est installé à Ancenis.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maumusson dépend de l'académie de Nantes. Il n'y a pas d'école publique dans la commune. L'école privée Sainte-Marie fait partie réseau de l'enseignement catholique[10]. Le collège le proche se trouve à Saint-Mars-la-Jaille, et les lycées se situent à Ancenis[11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En mai 2011 est organisé le 7e festival de musique, baptisé Festival « ô mauvais buisson », qui a accueilli en 2010 le groupe Elmer Food Beat, et en 2011 Mademoiselle K[12]. De nombreuses autres manifestations se déroulent tout au long de l'année : repas conviviaux, randonnées, spectacles, manifestations sportives, etc.

Associations[modifier | modifier le code]

La plus ancienne association de la commune est la Société de jeu de boules, fondée en 1938. En 1956, sous l'impulsion de l'abbé Emriau, vicaire instituteur, l'Association sportive maumussonnaise est créée, autour de la pratique du football. En 2004 la mairie recensait 22 associations sportives, culturelles, d'anciens combattants, de supporters, de pêche[M 9].

Économie[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2009 l'Insee recensait 25 entreprises dans la commune, dont trois dans l'industrie, neuf dans la construction et treize dans le commerce, les transports et les services divers. Selon la même source, il y avait cette année-là 140 emplois à Maumusson, et 6,2 % des actifs étaient au chômage[8].

L'agriculture est un domaine important de l'activité économique maumussonnaise. La superficie totale des exploitations est passée de 2 069 ha en 1988 à 2 119 ha en 2000, le nombre d'exploitations passant de 61 à 42 dans cette période. Le nombre d'exploitations pratiquant l'élevage bovin est passé de 54 à 35 entre 1988 et 2000, pour un nombre de tête équivalent (2 960 en 2000). Par contre l'élevage de la volaille a nettement progressé. Alors que 48 élevages disposaient de 19 438 bêtes en 1988, les 20 existantes en 2000 en comptaient 33 020[8]. Entre 1988 et 2000, l'unité de travail annuel a été divisée par deux, passant de 94 à 53[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul porte un écusson sculpté au-dessus de son portail central qui atteste de sa date de construction : 1614. Construite pour remplacer une chapelle sur commande d'Étienne Raoul de la Guibougère, seigneur de La Motte, elle comporte une nef et une tour fortifiée. L'édifice est agrandi au XIXe siècle. Une flèche octogonale est placée sur la tour. L'église est de type style roman. Les douze vitraux datent du XIXe siècle. Le retable date des XVIIe et XVIIIe siècles, la peinture centrale, œuvre de Joseph Gouëzou peinte au milieu du XIXe siècle, représente le martyr du recteur de Maumusson lors de la Révolution, l'abbé Bouvier, qui eut le poignet tranchés avant d'être fusillé. Ce religieux est inhumé dans l'église en 1795, sa pierre tombale est située dans le chœur [F 2].

Les Basses-Chapellières ou Les Chapellières est le nom d'une demeure en tuffeau construit entre le début du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. À l'une de ses extrémité se trouve un pigeonnier couvert d'un toit en ardoise en forme de casque, élément architectural qui vaut à la bâtisse d'être localement baptisée « château ». Propriété du député Jacques Defermon, la maison est utilisée par les Chouans conduits par Jean Terrien, qui utilise notamment la fameuse « tour » comme cachette[F 3].

Le château de La Motte visible au XXIe siècle date de 1840, année au cours de laquelle la famille Bory entreprend une reconstruction. Seule la cave témoigne du château-fort avec tours et douves construit au début du XVIIe siècle par Étienne Raoul de la Guibourgère. Dans cette demeure a séjourné la marquise de Sévigné, invité par la propriétaire d'alors, son amie Mme de la Troche[F 3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Maumusson

Tiercé en pairle renversé : au premier, d'hermine plain ; au deuxième, de sinople au cerf d'or passant ; au troisième, de gueules à la clef d'or et l'épée d'argent garnie aussi d'or passées en sautoir.
(Une autre version, donnée dans Maumusson, un siècle d'histoire :
Tiercé en pairle renversé, à dextre semé d'hermines de sables sur fond d'argent, à senestre de sinople au cerf d'or passant, en pointe de gueules à la clé d'or passée en sautoir à une épée à la poignée d'or et lame d'argent[M 1].)

L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Olivier Cruau (délibération municipale du 7 juillet 1989).
Le cerf évoque le bois de Maumusson et la couleur verte l'agriculture. La clef de saint Pierre et l'épée de saint Paul, les deux patrons de la paroisse, sont sur fond rouge, le sang des martyr de la Révolution[M 1].

Maumusson dans la culture[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

Les fées Mainberthes sont des fées bienfaisantes qui soulagent les personnes malades de leur labeur. Elles se réfugient dans des grottes ou sous des blocs de pierre, sur des points élevés proches d'un ruisseau, dans des lieux à l'écart. La Roche aux Mainberthes est supposée être un de ces lieux. La légende, lorsqu'elle était véhiculée lors des veillées, avait l'avantage de dissuader les enfants de se risquer à aller dans des endroits dangereux[F 1].

Littérature[modifier | modifier le code]

En 1987, l'écrivain et journaliste Pierre Péan a publié un ouvrage historique, Les Chapellières[13], du nom du château des Basses-Chapellières à Maumusson. Le thème de l'ouvrage est le croisement des destins du propriétaire, Jacques Defermon, juriste membre de la Convention et de l'Assemblée constituante puis conseiller financier et ministre d'état de Napoléon Ier, et de Jean Terrien, fils d'un métayer de Defermon installé à Issé et ancien séminariste, devenu chef chouan[M 10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Bouvier (1719-1794), prêtre nommé recteur de Maumusson en 1765 et mort en martyr le 14 mars 1794. Inhumé en l'église de Maumusson.
  • Jacques Defermon (1752-1831), juriste membre de la Convention et de l'Assemblée constituante puis conseiller financier et ministre d'état de Napoléon Ier, propriétaire du château des Basses-Chapelières.
  • Abbé Souffrant (1755-1828), curé de Maumusson pendant la révolution et sous la Terreur, prophétisa le retour de la Royauté en France, par le Grand Monarque, descendant de la branche aînée des Bourbons et issu d'un rameau coupé. Sept ans avant sa réalisation, il prédit l'apparition de la Croix de Migné.
  • Jean Terrien (1766-1855), né à Maumusson, chef chouan.
  • Pierre-Joseph Thomas (1861-1939), né à Maumusson, religieux, fondateur de la première caisse rurale du Pays nantais.
  • Louis Oury, né à Maumusson en 1933, est historien et écrivain.
  • Pierre Péan, né en 1938, journaliste et écrivain, auteur d'un livre sur les Maumussonnais Jacques Defermon et Jean Terrien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Flohic (dir.) et Gilbert Massard, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique,‎ 1999 (voir en bibliographie).

  1. a, b, c, d, e, f, g et h p. 1127
  2. p. 1128
  3. a et b p. 1129

Collectif, Maumusson, un siècle d'histoire, Mairie de Maumusson,‎ 2004 (voir en bibliographie).

  1. a, b et c p. 14
  2. p. 15
  3. a, b et c p. 16
  4. p. 41
  5. p. 43
  6. p. 71
  7. p. 73
  8. p. 27
  9. p. 161
  10. p. 22

Autres références.

  1. « Maumusson », sur Portail de la prévention des risques majeurs,‎ 2 juillet 2007 (consulté le 2 mars 2011)
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. « Maumusson », sur Communauté de commune du Pays d'Ancenis (consulté le 2 mars 2011)
  4. « Commune de Maumusson (44093) », sur insee.fr, Insee (consulté le 17 décembre 2012).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Maumusson 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  8. a, b, c et d « Résultats du recensement de la population - Maumusson - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Les écoles de l'académie », sur Académie de Nantes (consulté le 2 mars 2011)
  11. « Annuaire des établissements », sur Académie de Nantes (consulté le 2 mars 2011)
  12. « Maumusson - Derniers préparatifs pour le festival Ô Mauvais Buisson », sur ancenis.net, L'écho d'Ancenis et du Vignoble (consulté le 17 décembre 2012).
  13. Pierre Péan, Les Chapellières : une terre, deux destins croisés en pays chouan, Paris, Albin Michel,‎ 1987, 359 p. (ISBN 978-2-226-02835-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Gilbert Massard, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 978-2-84234-040-7, LCCN 00357670), p. 1127-1129 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Collectif, Maumusson, un siècle d'histoire, Maumusson, Mairie de Maumusson,‎ 2004, 212 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article (consultable à la bibliothèque Jacques Demy à Nantes, cote 944.167 MAU)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]