Saint-Étienne-de-Lugdarès
| Saint-Étienne-de-Lugdarès | ||
La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ardèche | |
| Arrondissement | Largentière | |
| Canton | Saint-Étienne-de-Lugdarès (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Cévenne et Montagne ardéchoises | |
| Maire Mandat |
Marc Champel 2008-2014 |
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| Code postal | 07590 | |
| Code commune | 07232 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
445 hab. (2010) | |
| Densité | 8,8 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 969 m — Max. 1 485 m | |
| Superficie | 50,34 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ardeche-otcevenneetmontagne.com | |
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Saint-Étienne-de-Lugdarès est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès est comprise dans le département de l'Ardèche, au sein du plateau ardéchois et du bassin supérieur de l'Allier et sur la route du Tanargue. Le village, à 1 033 mètres d'altitude, se situe dans la vallée du Masméjean, une rivière d'altitude, aux eaux vives et oxygénées, qui a creusé son lit dans un couloir de roches broyées par le mouvement d'une faille géologique locale, d'origine volcanique.
Communes limitrophes [modifier]
Saint Etienne de Lugdarès est limitrophe de sept communes[1], six situées dans le département de l'Ardèche et une située dans le département de la Lozère[2], à savoir :
- Saint-Laurent-les-Bains, Cellier-du-Luc, Le Plagnal, Borne et Laveyrune, associés par la Communauté de communes Cévenne et Montagne ardéchoises ;
- Astet, membre de la Communauté de communes Source de l'Ardèche ;
- Luc, village lozérien membre de la Communauté de communes du Haut Allier.
Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :
Climat [modifier]
En 1980, 627 mm d'eau sont tombés en deux jours dans la commune[3].
Histoire [modifier]
L'étymologie de Lugdarès n'est pas clairement défini
- Une première hypothèse associerait le dieu Lug (dieu celtique).
- La seconde serait liée avec Luc-Ares, soit la zone de Luc, la commune voisine.
- Une troisième ferait référence au mot « lucus », signifiant une clairière[réf. nécessaire]. Dans son œuvre Histoire des Religieuses de Saint-Joseph[4], l'abbé Zéphirin Gandon mentionne Lucus, comme Bois sacré, et ares, pour le dieu Mars, d'où il déduit Le bois consacré au dieu Mars, une tradition établissant un camp romain à Saint-Alban-en-Montagne.
Quant à Saint-Étienne, il fut rajouté lors de l'implantation chrétienne, tout comme Luc en Lozère.
Administration [modifier]
Les Maires [modifier]
Les Ecclésiastiques [modifier]
Signataires des registres de naissances, mariages ou décès, les représentants de l'Église, (vicaires, abbé, curé, prêtres ...), ont participé, à minima jusqu'à la Révolution, à l'administration des paroisses:
Vicaires [modifier]
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Curés [modifier]
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Les Notaires [modifier]
Personnages fondamentaux dans la traçabilité historique, chacun à, dans le secret de ses archives familiales, la signatures de l'un des suivants:
- Pailhon
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Cathédrale de la montagne: l'église Saint-Étienne, encore appelée Cathédrale de la montagne, est d'origine gothique, recomposée, en granit et pierres volcaniques de différentes couleurs, dont le maître-autel provient de l'abbaye des Chambons de Borne. Murs bichromes, origine remontant à 1302.
- Pour perpétuer le souvenir du combat avec les anglais, les Trois Seigneurs placèrent au sommet du volcan Prasoncoupe-les-Ubas trois pierres de granit, taillées en disque, sur lesquelles leurs armes sont sculptées.
- Éoliennes production d'électricité (EDF)
- Accès à La Voie Régordane.
- Accès au Chemin de Stevenson.
- Accès au chemin de Grande Randonnée GR 7.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- C'est en 1764 que Jeanne Boulet, du village des Hubacs, devient la première victime de la bête du Gévaudan, comme en atteste le relevé du registre des baptêmes, mariages et sépultures, datés de 1757 à 1780, page 113 :
- Grâce à trois héroïques seigneurs, dont Béraud d'Agrain des Ubas, le château de Luc est libéré des troupes anglaises après un combat opiniâtre dans la terre des Hubacs.
- Origines de Michel des Chaliards, écrivain et érudit ardéchois (entre autres).
- Village natal de l'écrivain Henri Charrière dit Papillon.
- Joseph-Christian-Ernest Bourret, cardinal, évêque de Rodez (1827, 1896 Rodez).
- Le Père Terme, né au Plagnal, mort le 12 décembre 1834, au Plagnal, fondateur de l'ordre des sœurs de Saint-Régis de La Louvesc...
Des villages historiques [modifier]
Origines lointaines [modifier]
Avec les Hubacs (Ubas, Ubaz, Ubaciis), et les archives de la Famille d'Agrain, il est mis en évidence un historique, remontant au moins jusqu'au XIIe siècle. D'autres sources plus anciennes encore, avec les documents liés à l'abbaye des Chambons (1152), le chapelain Richard, et les dîmes del Cros (1198), le bailliage du Masméjean (1182), les donations du Planial (1192), les ventes des terres al Drutab, au Cellier, (vers 1196), et un certain Pierre de Lugeira (en 1198), titulaire du Cros...
Les Hubacs (Ubaz) [modifier]
Un petit village dans une vallée renfermée, un versant nord, les ubacs, par opposition aux adrets, mieux exposés au soleil, mais plusieurs orthographes au cours des temps, en Ubacs, Ubas, Ubaz, et en latin Ubacis, Ubaciis.
Au crépuscule du XXe siècle, c'est un village de retraités et de villégiature, plus aucune ferme n'étant en exploitation. Déjà, lié à l'essor de l'industrie, notamment celle du charbon (avec les mines du bassin d'Alès et de La Grand-Combe), commença un exode rural, significatif après 1900. Avant cette période, une activité subsistait plus ou moins, avec de petits troupeaux, vaches ou moutons, liée aux paysans du haut plateau ardéchois : les Pagels.
En 1764, Jeanne Boulet, originaire du village des Hubacs, devient la première victime de la bête du Gévaudan. À noter qu'à cette époque, Charlotte d'Agrain, (fille de Louis-Francois d'Agrain, né en 1735 à Ubas), se marie avec P.H.Ch. Louis de Molette, marquis de Morangiès.
En 1830, le 18 décembre, décède Gustave d'Agrain, suite à la fièvre typhoïde contractée en soignant et secourant les habitants des Hubas. Fait pas tout à fait anodin, si l'on sait que ce jeune homme de 22 ans, était le dernier descendant de la longue lignée des Seigneurs d'Agrain d'Ubaz ...
Car la féodalité y existait sans interruption, au moins depuis 1373, date de naissance de Jean d'Agrain.
Le père de ce dernier, Béraud d'Agrain des Ubas, est connu comme étant l'un des Trois Seigneurs, ayant participé à la défense du château de Luc, assiégé en 1384 par les troupes anglaises, après la mort de Bertrand Du Guesclin, durant la guerre de Cent Ans. Pour perpétuer le souvenir du combat, les trois seigneurs placèrent au sommet du volcan Prasoncoupe-les-Ubas trois pierres de granit, taillées en disque, sur lesquelles leurs armes sont sculptées.
Béraud d'Agrain des Ubas, institué par Pierre de Solignac, comme héritier universel de la Maison de Solignac, réunit les biens des Agrain et ceux des Solignac au sein de la seigneurie des Ubas. Il hérite de sa tante Alix de Solignac, qui lui lègue par testament les possessions de la branche cadette des Seigneurs de Solignac : les Ubas, le Huédour, Pratazanier, une partie des territoires de Borne.
Plus loin encore, il est donc fait mention d'une autre grande famille : celle des Seigneurs de Solignac, dont Régordon, qui est né en 1306 à Ubas, est aussi seigneur de Luc...
Un de ses ancêtres, Pierre de Solignac, est inhumé en l'ancienne église de Saint-Étienne-de-Lugdarès, dans la Crypte.
Les faits précédents sont reconnus et attestés (filiation de la Maison d'Agrain), et une tradition orale perpétue le rattachement de la Maison d'Agrain, (dont les couleurs reconnues sont D'Azur Au Chef d'Or), avec Eustache d'Agrain), célèbre croisé...
Cette même tradition orale enseigne, de générations en générations, que furent ramenés des Terres Saintes, Trois symboles persistants :
- Un tilleul,(l'estimation de sons age correspond avec cette époque) planté au pied du château d'Agrain d'Ubaz.
- La cloche du château de Sidon, après la chute de Saint Jean d'Acre.
- Des éclats de bois à forte connotation religieuse, relique conservée en l'église de St Etienne de Lugdarès, et présentée en diverses occasions comme un morceau de la croix du Christ (l'Évêque de Tyr écrit que le comte d'Agrain a chargé l'ennemi en portant la croix du Christ).
Enfin, toujours plus ancien, le pont Romain situé à l'entrée originelle du village, en lien direct avec la Voie régordane, qui passe sur le plateau.
Le Cros (Croze) [modifier]
D'anciennes traces existent, avec la mention Del Cros, dont le Seigneur, un certain Richard, également chapelain de Lugeira, en donne la dîme aux religieux des Chambons, en 1198, N°32, puis en 1199, N°33, pour 60 sols.
On trouve aussi des actes plus anodins, comme cette reconnaissance entre Pierre Michel, du Cros, et R.P. en Dieu, Dom Étienne, abbé des Chambons, le 3 aout 1389, devant Maître Michel Déabriges, notaire.
Mais en 1381, par acte du 21 mars reçu par Maître Jean BERON, notaire, il est établi sur parchemin en deux peaux, une convention entre noble Albert de BALAZUC, seigneur de MONTREAL et du CROS, et Étienne, abbé des Chambons, pour soumission féodale. Une autre une trace est trouvée, le 30 avril 1399, acte N°606, avec Albert de BALAZUC, pour reconnaissance de son fief du CROS.
Ainsi mention est faite de Albert de BALAZUC, qui épouse le 9 août 1345 Pelette de MONTREAL, héritière de sa maison et des terres de MONTREAL, CROZE, Uzert, Montbrison. Cette ancienne maison, originaire du Vivarais, est connue par filiation suivie depuis noble et puissant seigneur Girard de BALAZUC, en latin Baladuno, seigneur de Saint-Montant et de Larnas, vivant en 1077, dont le fils, Pons, chevalier, prit part à la première croisade et fut tué au siège de Arqa (Tripoli) en 1099. Pierre de BALAZUC, arrière-petit-fils de Pons, épouse en 1189 Catherine de VIERNE, qui reçut, conjointement avec son fils Guillaume, un hommage d'Audibert de Voguë en 1252.
Les armes de la Maison de BALAZUC sont: D'argent à trois pals de sable, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d'or.
La Chaze et Fourmaresche [modifier]
À Pâques 1220, déjà tracés par acte notarié, sur parchemin, pour des transactions de terre (60 livres pour le couvent des Chambons). Également des droits de chasse, ratifiés à Falque, femme dud Jaucelin (3 des kalendes de may 1238).
Le Masméjan [modifier]
En langage d'époque, le Masmejer, en acte parchemin du 7 des kalendes de juin 1239.
Labro [modifier]
En 1287, le 5 may, donation de terres à Labro, par Frère Héblon, à Simon Longi, de Luc (Archives de Lozére, J.355).
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, 2007. Consulté le 29/10/2010
- Direction départementale de l'équipement (DDE), « Système Cartographique d'Information Numérique Pour l'Aménagement du Territoire », sur http://www.lozere.equipement.gouv.fr/, 2010. Consulté le 29/10/2010
- Épisode cévenol du 21 et 21 septembre 1980, sur http://www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr, DIREN Languedoc-Roussillon, 2007. Consulté le 24/09/2010
- Abbé Zéphirin Gandon, 1933, Histoire des religieuses de Saint-Joseph., Imprimerie Jeanne d'Arc, Le Puy, 1933.
- Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
