Lachapelle-Graillouse
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| Lachapelle-Graillouse | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ardèche | |
| Arrondissement | Largentière | |
| Canton | Coucouron | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Entre Loire et Allier | |
| Maire Mandat |
Michel Bernard 2008-2014 |
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| Code postal | 07470 | |
| Code commune | 07121 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
257 hab. (2010) | |
| Densité | 13 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 868 m — Max. 1 233 m | |
| Superficie | 20,48 km2 | |
| Localisation | ||
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Lachapelle-Graillouse est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Lachapelle-Graillouse est un village situé à 1 111 mètres d'altitude au sein du plateau ardéchois entre les communes du Lac d'Issarlès et de Coucouron. Cette localité est située dans les monts du Vivarais, proche du Mont Gerbier de Jonc, de la source de la Loire et du mont Mézenc, qui culmine à 1 754 mètres. Lachapelle-Graillouse se situe à 25 kilomètres de Langogne, 50 kilomètres du Puy-en-Velay et 55 kilomètres d'Aubenas.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Lachapelle-Graillouse apparait pour la première fois dans un document écrit en 879 sous le nom de capella Graciliosa. Le village possède une église avec clocher peigne donnant sur une petite place entourée de maisons en pierres.
La révolution de 1848 est l'occasion de faire éclater de vieilles rivalités, jusque là contenues. L'ancien maire, révoqué par les nouvelles autorités, contre-attaque et fait circuler une pétition en blanc contre le nouveau maire, abusant une partie des signataires. Le nouveau maire lui-même fonde peu d'espoirs dans le suffrage universel, tous les habitants de la commune étant liés par un réseau d'obligations mutuelles et de parentés, les votes sont acquis d'avance[1].
Ayant connu un fort exode rural culminant dans les années 1950-1960, la population est en forte baisse par rapport au début du XXe siècle. Le village possédait jusque dans les années 1970 de nombreux commerces dont la plupart ont fermés. Il ne reste plus aujourd’hui qu'un hôtel-restaurant (hébergé dans une maison communale rénovée), chambre et une table d'hôte situé au lieu dit Le Ventalon où se trouve aussi une scierie.
Depuis les années 1990 et 2000, beaucoup de maisons habitées à l’année depuis des siècles par les locaux sont vendues comme résidences secondaires à des touristes méridionaux profitant durant quelques jours en été de la fraîcheur due à l’altitude. Cette nouvelle population, s'impliquant peu dans la vie locale, remplace les familles originaires du village.
Il ne reste, résident sur place, que très peu de représentant des familles qui ont fait l'histoire du village.
Un lotissement municipal hétérogène qui est en cours de finalisation accélère encore ce changement majeur.
Administration [modifier]
Budget [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 257 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
La maison forte de Villeneuve [modifier]
L'église de Lachapelle-Graillouse [modifier]
L'église de Lachapelle-Graillouse a été construite au XIe siècle. Elle se situe sur un promontoire qui englobe aussi la place principale du village et quelques maisons anciennes. L'église est classée au répertoire des monuments historiques.
Vie locale [modifier]
Avec la forte diminution de la population de souche et l'exode par manque de travail possible sur place des jeunes générations vers les villes aux alentours, la vie locale est actuellement peu mouvementée.
En une trentaine d'années, du fait de la disparition de la plupart des habitants de souche, le village a aussi beaucoup perdu de son âme séculaire.
La pétanque [modifier]
Avec la chasse, le loisir principal des habitant du village est la pétanque.
On y joue encore un peu les soirs d'été sur la place de l'église ou dans le récent "pétanquodrome" mais cela n'a plus rien à voir avec les parties du dimanche matin (d'après messe) d'antan.
Jusque dans les années 1990, la place du village voyait souvent, les soirs d'été, une bonne trentaine de personnes s'affronter en tournoi de boules amical. La aussi l'ambiance n'y est plus.
La fête votive [modifier]
Avant les années 1980, la fête votive du village, le samedi et dimanche suivant le 15 août rassemblait la jeunesse du plateau. Un bal (sur un parquet démontable monté dans un près) se déroulait le samedi soir. Il était souvent très animé et les bagarres n'étaient pas rares. La place de l'église était aussi encombrée par les manèges et autres "casse bouteille" qui faisaient alors la joie des enfants et de leurs parents. Comme cette fête était fréquentée principalement par les habitant du plateau et quelques touristes fidèles, tout le monde se reconnaissaient et partageait l'émerveillement lors du tir (artisanal) du feux d'artifice du dimanche soir. Toute cette ambiance à maintenant disparue totalement et les moins de 40 ans ne peuvent pas même l'imaginer.
La fête votive, maintenant organisée par un comité des fêtes municipal, reste très sage et familiale. Elle sort brièvement le village de son sommeil et clôt la période du 14 juillet au 15 août, qui correspond au pic de fréquentation touristique. Le village retombe alors vite dans une profonde torpeur. Ouvert seulement quelques jours par ans, les volets des résidences secondaires se referment alors bien vite en attendant l'été prochain.
- Fête votive le dimanche suivant le 15 août ;
- Feu de la Saint-Jean ;
- Comité d'animation municipal ;
- Terrain de tennis municipal ;
- Terrain de boule à la longue ;
- Sentiers de randonnée.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Roger Veysseyre (1920-2002) fut maire de la commune durant 36 années. Issus d'une famille nombreuse originaire de Villeneuve, il fut aussi instituteur de 1940 à 1975. Il commença sa carrière à l'école du Pièbre pour la finir à l'école de Lachapelle-Graillouse ;
- L'abbé Eugène Ceyte (décédé en 2001) fut le dernier curé (de 1955 à 1994) à résider en permanence au village. Issus d'une famille nombreuse originaire d'une ferme située à Pramejo au pied du mont Gerbier des joncs, il prit en 1955 la suite de l'abbé Bethe et de l'abbé Lafond. Sous son ministère, le village fut la dernière paroisse du plateau où la messe se disait en latin, face à l'hôtel. Pour mémoire, c'était aussi un bon chasseur et un fameux pêcheur à la mouche qui connaissait le plateau et la Loire comme sa poche. Afin d'améliorer son ordinaire, il était aussi courtier en assurance. Durant les années 1970 et jusqu'en 1994, il accueilli à la cure, son père (qui fut le premier centenaire de la commune de Lachapelle Graillouse) et ses 2 sœurs. Il fut en 1982 victime à la cure d'une tentative de cambriolage qui se solda par la mort de son auteur.
- Sœur Marie Vieilledent (1908-2000), dite la sœur Marie, s'est occupée de la paroisse de 1937 à 1980. Elle fut institutrice au sein de l'école privée du village de 1937 à 1975.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Les comptes de la commune de Lachapelle-Graillouse sur le site de Minefi
- Lachapelle-Graillouse sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
- Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
