Perceval le Gallois (film)

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Perceval le Gallois

Réalisation Éric Rohmer
Scénario Éric Rohmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Losange, FR3 Cinéma
Pays d’origine France, Suisse
Allemagne de l'Ouest, Italie
Genre Film historique
Durée 138 minutes
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Perceval le Gallois est un film français, en coproduction avec la Suisse, l'Allemagne et l'Italie, réalisé par Éric Rohmer, sorti en 1978, adaptation de Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Comment Perceval le Gallois, de valet, devient chevalier à la quête du Graal.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

et par ordre d'entrée en scène :

Commentaire[modifier | modifier le code]

Le film est très proche du texte. Rohmer utilise un chœur antique pour les parties descriptives. La transposition cinématographique est volontairement peu réaliste : les effets spéciaux sont tous avoués et dénoncés, autant les décors disproportionnés (châteaux plus petits que les acteurs, etc. transposés des enluminures médiévales) en carton apparent que les murs du studio laissés bleus. Dans son spectacle, Le Point sur Robert, Fabrice Luchini évoque le tournage et la première diffusion du film devant le tout Paris. Il raconte que les spectateurs avaient mal accepté les interventions du chœur dès le début du film, les décors peints et notamment les arbres en fer, le sol peint en vert pour symboliser l'herbe, et les châteaux plus petits que les acteurs eux-mêmes.

Le 6 mars 2007, le Musée National du Moyen Age organise à Paris une table ronde sur la représentation du Graal au cinéma qui réunit autour d'Eric Rohmer, les médiévistes Michel Zink, François-Amy de la Bretèque et Xavier Kawa-Topor. Rohmer y expose les conditions possibles de la représentation du mystère du Graal au cinéma[1].

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« Il n'y a pas un plan de Perceval qui ne soit le fruit d'une mûre réflexion, d'un parti pris esthétique, d'une connaissance profonde de l'œuvre originale. Joignant l'érudition de l'historien au raffinement du miniaturiste, Rohmer nous propose le plus merveilleux des voyages dans le temps[2]. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 13 octobre 1978

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Article du Monde du 20 mars 2007 » (accès restreint)
  2. Perceval le Gallois sur Le Monde.fr (accès restreint)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanna Angeli, « Perceval le Gallois d'Eric Rohmer et ses sources », Cahiers de l'Association internationale des études francaises, vol. 47, no 1,‎ , p. 33-48 (DOI 10.3406/caief.1995.1862)
  • Pierre-Marie Hasse, « Perceval le Gallois ou le Graal intérieur », Communio, no 25,‎
  • Perceval le Gallois d’Éric Rohmer, analysé par Xavier Kawa-Topor dans le cadre des cours de cinéma du forum des images, le 25 novembre 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]