Parti des pirates (Allemagne)
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| Piratenpartei Deutschland | |
Logo officiel |
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| Présentation | |
|---|---|
| Président | Bernd Schlömer |
| Fondation | 10 septembre 2006 |
| Siège | Berlin |
| Vice-présidents | Sebastian Nerz et Markus Barenhoff |
| Gérant politique | Johannes Ponader |
| Assesseurs | Klaus Peukert, Matthias Schrade, Julia Schramm |
| Trésorier | Swanhild Goetze |
| Idéologie | Vie privée, liberté d'accès aux documents administratifs |
| Affiliation internationale | PP International |
| Adhérents | 33 359[1] |
| Couleurs | Orange |
| Site web | web.piratenpartei.de |
| Représentation | |
| Députés | ![]() |
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Le Parti des pirates (Piratenpartei Deutschland ou PIRATEN en allemand), est un parti politique allemand créé en 2006, inspiré par le Piratpartiet suédois[2],[3]. De tous les partis membres de l'organisation internationale, c'est celui qui a le mieux réussi. Le parti élit systématiquement des députés aux élections des Länder depuis son entrée à la Chambre des députés de Berlin fin 2011, soit cinq régions sur seize, compte plusieurs dizaines de conseillers municipaux et pourrait entrer au Bundestag.
Sommaire |
Historique [modifier]
Evolution des Membres [modifier]
Équipe dirigeante [modifier]
Les Pirates allemands ont l'habitude de renouveler régulièrement leur équipe dirigeante. Une élection est réalisée chaque année. Ce fut aussi le cas lors du décollage électoral du parti, en 2011.
Jens Seipenbusch a été le président du parti pendant trois ans.
| Année | Président (Vorsitzender) | Président adjoint | Trésorier | Directeur politique (Politischer Geschäftsführer) | Secrétaire général | Élection | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006-07 | Christof Leng | Jens Seipenbusch | Peter Böhm | Jan Huwald | Stefan Lamprecht | 10 septembre 2006 | ||
| 2007-08 | Jens Seipenbusch | Sven Riedel | Peter Böhm | Jan Huwald | Bastian Grundmann | 20 mai 2007 | ||
| 2008-09 | Dirk Hillbrecht | Jens Seipenbusch | Sebastian Schäfer | Bernhard Schillo | Hauke Kruppa | 18 mai 2008 | ||
| Observateurs (Beisitzer) | ||||||||
| 2009-10 | Jens Seipenbusch | Andreas Popp | Bernd Schlömer | Stefan Koenig (le 10 mai 2010)[4], Nicole Hornung, Thorsten Wirth, Jan Simons | 4 juillet 2009[5],[6] | |||
| 2010-11 | Jens Seipenbusch | Andreas Popp | Bernd Schlömer | Benjamin Stöcker (démissionne le 5 août 2010)[7], Christopher Lauer, Daniel Flachshaar, Wolfgang Dudda | 15 et 16 mai 2010 | |||
| Directeur politique (Politischer Geschäftsführer) | Secrétaire général | Observateurs (Beisitzer) | ||||||
| 2011-12 | Sebastian Nerz | Bernd Schlömer | Rene Brosig | Marina Weisband | Wilm Schumacher | Matthias Schrade, Gefion Thürmer | 14 et 15 mai 2011 | |
| 2012-13 | Bernd Schlömer | Sebastian Nerz, Markus Barenhoff | Swanhild Goetze | Johannes Ponader | Sven Schomacker | Klaus Peukert, Matthias Schrade, Julia Schramm | 28 et 29 avril 2012 | |
Présidents successifs [modifier]
- Septembre 2006 - mai 2007 : Christof Leng
- Mai 2007 - mai 2008 : Jens Seipenbusch
- Mai 2008 - juillet 2009 : Dirk Hillbrecht
- Juillet 2009 - mai 2011 : Jens Seipenbusch
- Mai 2011 - mai 2012 : Sebastian Nerz
- Mai 2012 - : Bernd Schlömer
Membres [modifier]
En décembre 2011, le Parti pirate réunit son premier congrès fédéral à Offenbach am Main, dans la Hesse. La motion adoptée, proposée par Johannes Ponader, obtient 66,9 % des voix de 1 200 délégués ; elle prévoit la mise en œuvre d'une allocation universelle[8].
À chaque nouvelle entrée dans le parlement d'un Land, le parti connaît une forte progression dans les intentions de vote pour l'élection fédérale prévue en 2013[9]. Ils dépassent le seuil de représentativité des 5 % après leur entrée à Berlin en septembre, fluctuent ensuite autour des 7 % mais après leur entrée en Sarre en mars 2012, ils atteignent 12 %. Après leur entrée au Schleswig-Holstein et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en mai, leur résultat se tasse un peu toutefois.
Résultats électoraux [modifier]
Après quelques tentatives aux élections des Länder en 2008, le parti forme une liste aux élections européennes de 2009 en Allemagne, où il reçoit moins de 1 % (229 117 voix)[10],[11]. Le même jour, la section suédoise remportait deux sièges, les premiers du mouvement international.
Quelques jours après, juste avant la clôture de la seizième législature du Bundestag, , député fédéral depuis sept ans, abandonne son parti le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), pour se joindre au Parti pirate. En effet, le parti duquel il était membre depuis 38 ans approuve la censure de la pédopornographie sur Internet, ce qui ouvre la voie selon lui à une plus grande entremise de l'État. Il ne sera cependant pas réélu en septembre suivant, son parti réalisant 2 %.
Le Parti des Pirates, après avoir obtenu de faibles scores, s'est renforcé à la fin d'une année 2011 très chargée électoralement. C'est aux élections législatives locales de 2011 à Berlin, que, pour la première fois, les Piraten remportent des sièges. Ils rentrent à la Chambre des députés après une campagne sur un ton décalé, provocateur, qui réussit auprès des jeunes berlinois[12].
Les Pirates entrent alors véritablement en politique allemande : ils obtiennent en mars 4 sièges (sur 51) lors des élections législatives régionales de 2012 en Sarre[13]. En mai 2012, ils en remportent 6 (sur 69) lors des élections législatives régionales de 2012 dans le Schleswig-Holstein[14] et 20 sièges (sur 237) lors des élections législatives régionales de 2012 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Mais cette percée aussi soudaine qu’inattendue fera long feu. A la fin de l'année 2012, les intentions de vote fédérales en faveur du PP décroissent, éloignant la perspective d'une entrée du parti au Bundestag. Lors des élections du Landtag de Basse-Saxe, le 20 janvier 2013, le PP n'obtient que 2,1 % des suffrages exprimés, très loin du seuil de 5 % permettant d'obtenir des élus.
| Élection | Date | Nombre de voix | % | Nombre de sièges | % |
|---|---|---|---|---|---|
| Régionales en Hesse | janvier 2008 | 6 962 | 0,3 | 0 | 0 |
| Régionales à Hambourg (de) | février 2008 | 1 773 | 0,2 | 0 | 0 |
| Régionales en Hesse | janvier 2009 | 13 796 | 0,5 | 0 | 0 |
| Européennes | juin 2009 | 229 464 | 0,9 | 0 | 0 |
| Régionales en Saxe | août 2009 | 34 620 | 1,9 | 0 | 0 |
| Régionales dans le Schleswig-Holstein | septembre 2009 | 28 837 | 1,8 | 0 | 0 |
| Fédérales | septembre 2009 | 847 870 | 2,0 | 0 | 0 |
| Régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie | mai 2010 | 121 046 | 1,6 | 0 | 0 |
| Régionales à Hambourg | février 2011 | 73 126 | 2,1 | 0 | 0 |
| Régionales en Saxe-Anhalt | mars 2011 | 13 828 | 1,4 | 0 | 0 |
| Régionales en Rhénanie-Palatinat | mars 2011 | 29 319 | 1,6 | 0 | 0 |
| Régionales dans le Bade-Wurtemberg | mars 2011 | 103 618 | 2,1 | 0 | 0 |
| Régionales à Brême | mai 2011 | 24 935 | 1,9 | 0 | 0 |
| Régionales au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale | septembre 2011 | 12 727 | 1,9 | 0 | 0 |
| Régionales à Berlin | septembre 2011 | 129 795 | 8,9 | 15 | 10,07 |
| Régionales en Sarre | mars 2012 | 35 646 | 7,4 | 4 | 7,84 |
| Régionales dans le Schleswig-Holstein | mai 2012 | 108 740 | 8,2 | 6 | 8,70 |
| Régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie | mai 2012 | 608 957 | 7,8 | 20 | 8,44 |
| Régionales en Basse-Saxe | janvier 2013 | 75 539 Élections législatives régionales de 2013 en Basse-Saxe | 2,1 | 0 | 0 |

Nom [modifier]
L'intitulé du parti en langue allemande s'éloigne légèrement du terme suédois original, Piratpartiet (pirat un adjectif). Piraten ne peut qu'être un nom, en l'occurrence au pluriel, ce qui fait de Piratenpartei « le Parti des Pirates ». Cette traduction est attestée par Le Figaro[15], France Culture[16], Radio France internationale[17], l'Agence France-Presse[18], l'Agence télégraphique suisse[19], Euronews[20] et Arte[21].
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- membres en temps réel du Parti pirate allemand
- [www.fr-online.de/spezials/wahlleiter-laesst-kleine-parteien-zu-freie-fahrt-fuer-die-piraten,1472874,2828142,item,0.html « Freie Fahrt für die Piraten », Peter Steinke, Frankfurter Rundschau, 19 décembre 2008]
- [www.sueddeutsche.de/digital/razzia-wegen-bundestrojaner-bedingt-abhoerbereit-1.687620 « Bedingt abhörbereit », Mirjam Hauck, Süddeutsche Zeitung, 17 septembre 2008]
- (en) POLITICOOL – Politik im 21. Jahrhundert: Viel Glück, Piraten!, Aaron-koenig.blogspot.com, 2010-05-26
- Die Welt
- Der Spiegel
- Benjamin Stöcker, « Von meinem Rücktritt als Bundesvorstand », 2006-08-05
- « En Allemagne, le Parti Pirate veut un revenu minimum vital pour tous », RFI, 4 décembre 2011.
- Le Parti des pirates supplante les Verts en Allemagne, Le Figaro, 11 avril 2012.
- (de) Résultats officiels des élections européennes en Allemagne
- (sv) « Piratpartiets framgång internationell nyhet », dn.se
- Le Parti pirate entre au Parlement du Land de Berlin
- Entrée du Parti pirate dans le Land de la Sarre
- Victoire du Parti pirate au Schleswig-Holstein
- « Le Parti des pirates supplante les Verts en Allemagne », Patrick Saint-Paul, 11 avril 2012, Le Figaro
- émission Frontières du 10 mai 2012, « Le parti des pirates allemands », présentée par Alexis Ipatovtsev
- « Allemagne : le Parti des pirates s'interroge sur son succès »
- « Le Parti des pirates fait son apparition en Autriche », 15 avril 2012, LaPresse.ca, reprenant l'AFP
- « Le parti des Pirates réfute les critiques », 28 avril 2012
- « Succès retentissant pour le parti des Pirates lors de l‘élection régionale à Berlin », Euronews, 19/09/11
- [www.arte.tv/fr/6622950,CmC=6629938.html « Les pirates en pleine adolescence politique », 1er mai 2012, Arte Journal, arte.tv]
Article connexe [modifier]
- Marina Weisband, secrétaire générale
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Wiki officiel
- « Quand les geeks font de la politique » par Yves Eude, Le Monde, octobre 2011
