Parti pirate international

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Parti pirate international
Carte de l'organisation
Pays où l'on trouve un parti pirate national lié au PPI.

Création 18 avril 2010[1]
Type Politique
Langue(s) Anglais
Membre(s) Partis pirates nationaux reconnus
Effectifs 28 partis membres et 6 observateurs[2]
Coprésidents Maša Čorak et Koen De Voegt[3]
Site web pp-international.net

Le Parti pirate international (PPI) est une organisation regroupant les Partis pirates du monde entier. Le premier parti fut le Piratpartiet suédois, fondé le 1er janvier 2006.

Le PPI est régi par un conseil, mené par deux coprésidents[4] qui sont actuellement Grégory Engels et Vojtěch Pikal. La ligne à suivre, la gouvernance, les listes de diffusion, la communication interne, les relations avec les instances internationales, la coordination de la fondation de partis pirates nationaux et les demandes d'affiliation sont à la charge de l'Assemblée générale du PPI qui doit se réunir au moins une fois par an[5].

Le Parti pirate international défendant des idées de partage des données s'est permis de demander son adhésion à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) en tant que membre observateur mais cette requête lui a été refusée[6]. En revanche le statut d'observateur lui a été accordé pour la réunion interministérielle de l'OMC en décembre 2013 à Bali[7].

Partis pirates à travers le monde[modifier | modifier le code]

Inspirés par l'initiative suédoise, les partis pirates existent de façon plus ou moins active dans 66 pays[8] (en comptant le Parti pirate européen[9] en cours de formation). Ces partis coopèrent et accordent leurs programmes par le biais du Parti Pirate international[8]. Néanmoins, ils ne sont pas tous reconnus au niveau national et à ce jour le Parti pirate international regroupe 28 partis en tant que membres ordinaires et 6 organisations en tant qu'observatrices.

En juin 2007, les différents partis pirates se réunissent à Vienne, en Autriche pour discuter de l'avenir du mouvement. La conférence est intitulée Politique étape suivante !? Pirates à Bruxelles en 2009 !?. L'événement est organisé par l'Académie des beaux-arts de Vienne et plusieurs groupes militants[10]. La dernière conférence du PPI s'est tenu les 14 et 15 avril 2012 à Prague en République tchèque, une discussion s'est tenue sur l'avenir et les objectifs du Parti pirate européen[11].

Liste de partis pirates[modifier | modifier le code]

Les Partis pirates membres ordinaires du Parti pirate international[modifier | modifier le code]

Les membres ordinaires doivent être des partis

  • adhérant aux statuts et aux buts de l'association
  • employant le mot pirate dans leur nom
  • avec un fonctionnement basé sur des principes démocratiques.

Il ne peut y avoir plus de un membre ordinaire par pays[réf. nécessaire].

Depuis la dernière assemblée de 2012 à Prague il y a 28 membres ordinaires [12]:

Les Partis pirates membres observateurs du Parti pirate international[modifier | modifier le code]

Partis pirates ayant demandé l'adhésion ordinaire au Parti pirate international[modifier | modifier le code]

Partis pirates ayant demandé l'adhésion en tant que membre observateur au Parti pirate international[modifier | modifier le code]

Partis pirates actifs, mais non enregistrés[modifier | modifier le code]

En outre, il y a des discussions (principalement sur le PPI[8] et facebook) au sujet de former des partis en Norvège, en Bosnie-Herzégovine, en Colombie, au Costa Rica et au Venezuela.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Suède[modifier | modifier le code]

Élections générales suédoises de 2006
0,63 % des suffrages exprimés
Élections européennes de 2009
7,1 %, 1 puis 2 eurodéputés élus

Allemagne[modifier | modifier le code]

Après la Suède en 2006 le Parti pirate allemand, en 2008, devient le deuxième Parti pirate à se présenter à une élection.

Élections législatives régionales allemandes de 2008
0,3 % dans l'État de Hesse[51]
0,2 % dans l'État de Hambourg
Élections régionales allemande de 2009
0,5 % dans l'État de Hesse
1,9 % dans l'État de Saxe[52]
1,8 % dans l'État de Schleswig-Holstein[53]
Élections européennes de 2009
0,9 %
Élections municipales de 2009 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie
1,77 % à Münster, 1 élu.
1,75 % à Aix-la-Chapelle, 1 élu.
Élections fédérales allemandes de 2009
2,0 %[54]
Élections régionales de 2011 de Berlin le 18 septembre 2011
Le Parti pirate allemand obtient 8,9 % des suffrages et 15 élus, devançant les libéraux (FDP) du Parlement[55].
Élections législatives régionales de 2012 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie le 15 mai 2012
Les Pirates obtiennent 7,8 % des suffrages et finissent devant Die Linke en gagnant 20 députés.

France[modifier | modifier le code]

En septembre 2009, en France, le Parti pirate est le troisième parti pirate se présentant à une élection.

Élections législatives partielles le 20 septembre 2009 dans la dixième circonscription des Yvelines
2,08 % (472 voix) [56],[57]
Élections législatives partielles le 4 juillet 2010 dans la dixième circonscription des Yvelines
0,66 % (178 voix)[58]
Élections législatives françaises de 2012
101 candidats[59]

Finlande[modifier | modifier le code]

Élection municipale partielle à Loviisa le 29 octobre 2009
0,2 % (17 voix)[60]

Islande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti pirate (Islande).
Élection législative de 2012
Trois députés à l'Althing[61].

Suisse[modifier | modifier le code]

Élection municipales de 2010 à Winterthour le 7 mars 2010
1,1 % (16 754 voix), 1 élu[62].
Élections cantonales Bernoises de 2010
0,7 % (3 912 voix)[63]
Élection au Conseil des Etats du 11 mars 2012 - Fribourg
3,9 % (3 271 voix)[64]

Autriche[modifier | modifier le code]

Élection municipale à Bregenz
1,62 %[65]
Élection municipale à Innsbruck
3,81 %, 1 élu[66]

Postes gouvernementaux ou régionaux[modifier | modifier le code]

Printemps arabe 2011 : le Parti pirate accède à la notoriété durant la révolution tunisienne de 2011, quand plusieurs de ses membres sont arrêtés pour leur participation aux protestations. Durant la semaine qui suit le vide politique après la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali, l'un de ces détenus, Slim Amamou, appartenant aujourd'hui au Parti Pirate, est choisi pour le poste nouvellement créé de secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports (17 janvier 201125 mai 2011) dans le gouvernement d'union nationale[67] mis en place par Mohamed Ghannouchi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.pcworld.fr/internet/actualites,naissance-parti-pirate-international,486821,1.htm
  2. http://www.pp-international.net/about
  3. http://piratetimes.net/the-two-persons-who-plan-to-steer-ppi-on-a-true-course
  4. Statuts du Parti pirate international, article XIII.
  5. Statuts du Parti pirate international, articles IX à XI.
  6. https://www.partipirate.org/spip.php?article203
  7. Guillaume Champeau, « Le Parti Pirate obtient le statut d'observateur à l'OMC », Numerama,‎ Jeudi 21 Novembre 2013 à 16h44 (consulté le 29 novembre 2013).
  8. a, b et c http://www.pp-international.net/
  9. http://ppeu.net/?lang=fr
  10. http://www.nextsteppolitics09.org/
  11. http://ppeu.net/?page_id=269&lang=fr
  12. http://int.piratenpartei.de/Members_of_the_PPI
  13. http://www.pirateparty.org.au/
  14. http://www.piratenpartei.at/
  15. http://www.pirateparty.be/
  16. http://www.partido-pirata.org/
  17. http://pirateparty.efb.bg/
  18. http://www.piratepartyofcanada.ca/
  19. a et b http://pirata.cat/
  20. http://www.piratpartiet.dk/
  21. http://www.partidopirata.es/wiki/Portada
  22. http://www.piraattipuolue.fi/
  23. http://www.partipirate.org
  24. http://www.pirateparty.gr/
  25. http://www.partito-pirata.it/
  26. http://pirateparty.kz/
  27. http://www.piratepartei.lu/
  28. http://partipirate.ma
  29. http://www.pirateparty.co.nz/
  30. a et b http://piratenpartij.nl
  31. http://partidopirata.pt.vu/
  32. http://www.ceskapiratskastrana.cz/
  33. http://partidulpiratilor.ro/
  34. http://www.pirateparty.org.uk/
  35. http://pirateparty.ru/
  36. http://www.piratskapartija.com/
  37. http://www.partipirate.ch/
  38. http://piratim.org
  39. http://piraadipartei.ee/
  40. http://www.piratskastrana.sk/
  41. http://www.pirateparty.org.ua/
  42. http://www.partido-pirata.com.ar/
  43. http://www.partidopirata.cl/
  44. http://www.piratepartycyprus.com/
  45. http://www.pirate-party.us/
  46. http://pirateparty.gr/
  47. http://piratupartija.lt/
  48. http://partidopiratamexicano.org/
  49. http://korsanpartisi.org
  50. http://partidopirata.org.uy/
  51. http://www.pp-international.net/node/403
  52. Piraten ziehen in Stadträte ein (German), gulli.com, 30 août 2009
  53. Landtagswahl in Schleswig-Holstein am 27. September 2009
  54. http://www.statistik-sh.de/WSD09/LW09/la_4_2_5.htm
  55. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/09/19/le-parti-pirate-entre-au-parlement-du-land-de-berlin_1574139_651865.html
  56. http://www.01net.com/editorial/506297/le-parti-pirate-recolte-2-pour-cent-des-voix-a-une-election-legislative/
  57. http://www.yvelines.pref.gouv.fr/sections/l_etat_en_mouvement/elections/elections_politiques/legislative_partiell/downloadFile/attachedFile_4/feuille_de_resultats_LG10_cab.pdf?nocache=1253525184.79
  58. Résultats 1er tour sur le site de la Préfecture
  59. Julien L., « Le Parti Pirate présentera plus de 100 candidats aux législatives », Numerama,‎ mardi 15 mai 2012 à 17 h 17 (consulté le 16 mai 2012).
  60. http://192.49.229.35/K2009LOV/s/tulos/kutulos_loviisa.html
  61. AFP, « Le Parti pirate islandais, premier au monde à entrer dans un Parlement national », Le Monde,‎ 27 avril 2013 (lire en ligne)
  62. http://wiki.piratenpartei.ch/wiki/Gemeinderatswahlen_Winterthur_2010
  63. http://www.sta.be.ch/wahlen10/requestDispatcher.aspx?method=read&sprache=f&typ=17&wk=F
  64. http://www.fr.ch/cha/fr/pub/elections/conseil_des_etats/resultats.htm
  65. http://www.piratenpartei.at/vorarlberger-piraten-erreichen-162-bregenz
  66. http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201204/15/01-4515555-le-parti-des-pirates-fait-son-apparition-en-autriche.php
  67. (fr) Guillaume Champeau, « Arrêté sous Ben Ali, le blogueur Slim Amamou devient ministre ! », Numerama, 17 janvier 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]