Oric

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Oric est une marque des années 1980 de micro-ordinateurs de la société britannique Tangerine Computer Systems, qui fut plus tard rachetée par une société française.

Historique[modifier | modifier le code]

Le nom Oric est issu d'un anagramme de "Micro" (à la lettre M près) et ne vient pas de l'ordinateur AURA de la série Blake's 7, comme certains ont pu le penser[1].

Matériel[modifier | modifier le code]

Les modèles produits dans les années 1980 par Oric sont :

  • Oric 1[2]: 2 versions 16 Ko et 64 Ko (48 Ko + 16 Ko masqués)
  • Oric Atmos[3]: 2 versions prévues 16 Ko et 64 Ko (48 Ko pour les données utilisateurs + 16 Ko utilisables uniquement avec le lecteur de disquettes grace à un système d'overlay de la ROM. Il était également possible de charger la ROM oric 1 (V1.0) dans la mémoire overlay pour permettre l'utilisation de jeux compatibles uniquement Oric 1 mais en déconnectant alors le lecteur de disquettes (Microdisc) après chargement de la nouvelle ROM en mémoire vive overlay au-dessus des 48ko - grace aux extensions de langage fournies par le SEDORIC) seule la version 64 Ko a été diffusée en France.
  • Oric Telestrat[4]: 176 Ko en une plage de 64 Ko et 7 banques commutables de 16 Ko

Les Oric 1 et Atmos possédaient :

  • Un microprocesseur Rockwell 6502 tournant à 1 MHz
  • 8 couleurs (noir, blanc, 3 couleurs primaires et secondaires) sur 3 bits.
  • Un processeur sonore à 4 voies (3 voies musicales et une voie bruit blanc), le General Instrument PSG AY-3-8912.
  • Un mode texte (TEXT), un mode basse résolution semi-graphique (LORES) et un mode graphique (HIRES)

L'Oric Telestrat apportait des différences majeures :

  • Un deuxième contrôleur VIA 6522 pour les ports joystick/souris, un ACIA 6551 pour le port série (vitesse max. : 19 600 bit/s) et la connectique pour en faire un serveur Minitel (modem non inclus, celui du minitel était utilisé)
  • Deux ports cartouche (le système d'exploitation et le BASIC étaient sur cartouche, mais aussi le serveur videotex, l'assembleur Tele-Ass, etc.)
  • Une mémoire extensible, par l'ajout de cartouches RAM
  • Une cartouche d'émulation Oric Atmos (qui ne permettait pas de faire fonctionner le lecteur de disquette : le système de boot diffère entre l'Atmos et le Telestrat)
  • Un lecteur de disquette 3" externe (Esclave : le contrôleur de disquette étant sur la carte mère), 3 lecteurs pouvaient être ajoutés avec une simple nappe 4 connecteurs.

Le mode texte dispose de 3 variantes (par le BASIC) (TEXT, LORES0, LORES1). Ce mode a une définition de 40 caractères de 28 lignes.

Ces 3 modes sont en réalité les mêmes. Seule leur gestion diffère grâce aux attributs en première colonne (commutant d'une table de définition de caractère texte ou semi-graphique).

Le mode haute résolution (HIRES) est le mode graphique de 240 pixels sur 200 pixels plus 3 lignes de texte en bas (de 40 caractères). HIRES a des contraintes de proximité de pixels (blocs de 6 pixels). Une ligne de 240 pixels est codée sur 40 octets. Les 2 bits de poids fort déterminent l'attribut, les 6 autres pixels formeront soit la forme à l'écran soit un attribut (dépendant du codage des 2 bits de poids fort).

Périphériques et extensions[modifier | modifier le code]

  • L'imprimante MCP-40

La MCP-40[5] était une petite imprimante 4 couleurs (noir, bleu, vert et rouge) de type traceur vectoriel à stylos.

  • Le Jasmin

Type de périphérique : contrôleur de disquette au format 3 pouces.

Fabricant : société T.R.A.N basée à Toulon à cette époque.

Détail du produit : trois boitiers noirs, le premier contient l'alimentation ainsi que le contrôleur Jasmin (à base de WDC1770 de Western Digital) qui permettait de connecter l'ensemble via le connecteur « Expansion » de l'Oric. Les boutons poussoirs en façade Reset et Boot proposaient un redémarrage à froid du système ainsi que le bootstrap du SED contenu sur une disquette MASTER. Les deux autres boitiers contiennent un lecteur de disquette double face robuste de marque Hitachi alimenté en 5 V/12 V DC.

Système d'exploitation associé : TDOS pour T.R.A.N.D.O.S se logeant dans la Ram Overlay de l'Oric (les 16 Ko masqués par la ROM), ainsi que dans la plage 4 (#0400-#04FF), ce qui provoquait des problèmes d'incompatibilité car certains logiciels utilisaient aussi cette plage mémoire.

En raison des limitations intrinsèques du contrôleur, ce SED ne pouvait pas accéder simultanément aux deux faces d'une disquette, il fallait retourner celle-ci pour y avoir accès.

Le Jasmin permettait de s'affranchir de l'alimentation 9 V DC d'origine de l'Oric. Le gros défaut du Jasmin était l'échauffement de son dissipateur qui faisait fondre le plastique du boîtier d'alimentation à long terme.

  • Le Jasmin II

Version améliorée du Jasmin, un tout nouveau contrôleur toujours à base de WDC1770 permettant enfin d'accéder aux deux faces d'une disquette, un TDOS remanié permettant le formatage double face.

  • Le Microdisc

Le périphérique par excellence de l'Oric, un contrôleur à base de FDC1793 / 9216, un boîtier d'alimentation séparé permettant de connecter deux lecteurs. Système d'exploitation associé : SEDORIC.

Logiciel embarqué[modifier | modifier le code]

Le langage de programmation de ces machines (Oric-1 et Atmos) était une version du langage BASIC de Microsoft et modifié par la société Tangerine Computer Systems.

Le noyau du BASIC (c'est-à-dire sans les extensions graphiques et sonores) est similaire à celui de l'Apple II.

Le langage du Telestrat, Hyper Basic, a été écrit par Fabrice Broche. Il présente dès 1986 une nouveauté révolutionnaire pour un langage BASIC sur micro-ordinateur familial : il est compilé (voir : compilation) et affiche des performances très supérieures au BASIC interprété des autres ordinateurs (voir : interpréteur).

Ventes[modifier | modifier le code]

L'Oric 1 remporta un relatif succès au Royaume-Uni et en France, avec 50 000 unités vendues en 1983 en informatique[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Théoric n°1, Visite chez Oric Products international, p. 10
  2. (en) « ORIC 1 », sur http://www.old-computers.com (consulté le 16 décembre 2014)
  3. (en) « ORIC ATMOS », sur http://www.old-computers.com (consulté le 16 décembre 2014)
  4. (en) « ORIC TELESTRAT », sur http://www.old-computers.com (consulté le 16 décembre 2014)
  5. Photo de l'imprimante sur le site johnpap.net.
  6. Christophe Guillemin, « Les pionniers de l'informatique : 17 ordinateurs qui ont marqué les années 80 », sur http://www.zdnet.fr/actualites/,‎ 30 Octobre 2007 (consulté le 17 décembre 2014)

Sources[modifier | modifier le code]