Opel Manta

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L’Opel Manta est un coupé de la marque automobile allemande Opel produit de 1970 à 1988 en deux générations : Manta A (1970-1975) et Manta B (1975-1988). Opel avait décidé à l’époque de produire la Manta pour rivaliser avec la Ford Capri. Elle partage sa plate-forme avec la première Opel Ascona. L’Opel Manta a été remplacée en 1988 par l’Opel Calibra.

Opel Manta A[modifier | modifier le code]

Opel Manta A
Opel Manta
Opel Manta A

Marque Drapeau : Allemagne Opel
Années de production 1970 - 1975
Production 498 553 exemplaires
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Type OHV(1 200 cm3) et CIH (1 600 et 1 900 cm3)
Position du moteur Longitudinal
Cylindrée 1 200 à 1 900 cm3
Puissance maximale 60 à 105 (suivant motorisation) ch
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Mécanique (4 vitesses) ou Automatique (3 vitesses)
Poids et performances
Poids à vide 916 à 980 kg
Vitesse maximale 147 à 188 (suivant motorisation) km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé
Châssis Coque autoporteuse
Suspensions Roues avant indépendantes et pont arrière Rigide
Direction à crémaillère
Freins Disques avant et tambour arrière
Dimensions
Longueur 4 292 mm
Largeur 1 626 mm
Hauteur 1 360 mm
Empattement 2 430 mm
Voies  AV/AR 1 331 mm  / 1 320 mm
Chronologie des modèles
Opel Calibra Suivant
Opel Manta 02b Foto MSp 2006-10-13.jpg

















Opel Manta B[modifier | modifier le code]

Opel Manta B
Opel Manta
Opel Manta B

Marque Drapeau : Allemagne Opel
Années de production 1975 - 1988
Poids et performances
Poids à vide 1 060 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé
Chronologie des modèles
Opel Calibra Suivant

En septembre 1975, Opel présente un relifting de son coupé : la Manta B.

La gamme commence par le petit 1200 N fabriqué de fin 75 à 1979, environ 308 exemplaires sortiront de l'usine. Moteur de 1 169 cm3 pour 55 ch à 5 600 tr/min, ce qui donne approximativement 78 Nm à 3 600 tr/min pour un poids total de 930 kg. Le réservoir contient 45 litres pour une consommation moyenne de 8,1 l/100 km, sa vitesse maximum est de 143 km/h[N 1].

Vient ensuite le 1200 S de 1975 - 1979 (28 502 exemplaires), de même conception que le 1200 N. Seul le carburateur passe d'un simple corps à un double corps pour ce modèle[N 2]. Il développe 60 ch à 5 400 tr/min pour une poussée de 90 Nm à 3 000 tr/min ; sa consommation moyenne est de 7,9 l/100 km, pour une vitesse de pointe de 147 km/h[N 1].

Arrive ensuite le 1300 N de 1978 - 1981 (4 736 exemplaires). La cylindrée et de 1 281 cm3 pour 60 ch à 5 800 tr/min, ce qui donne 96 Nm à 3 800 tr/min pour une vitessse de près de 150 km/h[N 1] avec une consommation en super de 8,7 l/100 km.

Le 1300 S de 1977 - 1986 (13 968 exemplaires), avec toujours une cylindrée de 1 281 cm3 mais une puissance portée à 75 ch à 5 800 tr/min pour 105 Nm à 3 800 tr/min. La consommation reste raisonnable avec 7,8 l/100 km mais en conduite urbaine la consommation peut facilement monter à 13 l/100 km. La vitesse de pointe atteint les 170 km/h[N 1].

En avril 1982, la carrosserie est remaniée : spoiler avant intégré et pare-chocs arrière en plastique teinté. Les Manta sont désormais dénommées « GT » (la petite 1300 N) et la S est appelée Manta GT/J. Le modèle Berlinetta constitue toujours le plus luxueux de la gamme.

La quasi-totalité des Manta adopte des déflecteurs latéraux et sur la GT/E le spoiler arrière en prime (on parle parfois de Manta C).

Un nouveau moteur apparaît, le 1800 S. En juin 1982 arrive le montage d'un carburateur Varajet II à starter manuel (la majorité reste en starter automatique) sur le 1300. Il reste fiable mais sera souvent défectueux une fois encrassé.

Le 1600 N de 1975 - 1981 (31 653 exemplaires), avec 1 584 cm3. Il propose 60 ch à 5 000 tr/min pour 105 Nm à 3 200 tr/min, pour une masse totale de 930 kg, un réservoir de 50 litres et une consommation de 9,4 l/100 km. Il affiche 150 km/h[N 1] en vitesse maximum.

Le 1600 S de 1975 - 1982 (49 654 exemplaires) de 1 584 cm3, qui développe 75 ch à 5 000 tr/min avec 117 Nm à 3 800 tr/min et une consommation de 8,4 l/100 km. La vitesse de pointe est la même que pour le 1600 N.

le 1800 S de 1982 - 1988 (33 115 exemplaires). Moteur de 1 771 cm3 pour 90 ch à 5 400 tr/min, 143 Nm entre 3 000 et 3 900 tr/min. Son poids est d'une tonne, avec un réservoir de 50 litres et une consommation de 8,5 l/100 km pour une vitesse de pointe portée à 175 km/h[N 1].

Consommation :

à 90 km/h : 6,4 l/100 km
à 120 km/h : 8 l/100 km
cycle urbain : 11 l/100 km


Les " vraies sportives " de la gamme Manta 
La " Petite " I200 

Moteur 4 cylindres de 1 956, 125 ch à 5 900 tr/min (le taux de compression est de 9,4 ), 163 Nm à 4 700 tr/min, boîte getrag 5 vitesses, rapport de pont 3,44, suspension spéciale rabaissée. Décoration spéciale " Rothmans ". Spoiler avant spécial avec pare-chocs incorporé, jeu de garde-boue. Spoiler arrière (3 parties) style M 400, jantes alu 6x14 avec pneus 195/60 HR 14, sièges sport, volant sport, pare brise triplex, optiques H4 iode. Sa vitesse de pointe est de 196 km/h[N 1].

Manta I240 

Moteur 4 cylindres de 2 396 cm3 qui développe 136 ch pour 206 Nm à 4 100 tr/min, boîte getrag 5 vitesses, rapport de pont 3,44, suspension spéciale rabaissée. Freins à disque, décoration spéciale. Spoiler avant spécial avec pare-chocs incorporé. Jeu d'élargisseurs d'ailes, spoiler arrière (3 parties) style M 400. Roues Irmscher avant 7 x 15 avec pneus de 195/50/15 et roues arrière en 7x15 montées en 205/50/15. Calandre 4 phares (H4 + H1) en option. Vitesse de pointe de 202 km/h[N 1].

Manta I300 

Moteur 6 cylindres de 2 968 cm3 développant 176 ch avec un couple de 232 Nm dès 4 000 tr/min. Le taux de compression ne change pas (9,4), le reste est quasi identique à la Manta I200, hormis le pont qui est un 3,14. Les 4 jantes sont des 8x15 en 225/50 VR 15 ; les freins sont les mêmes que ceux de la I240 ; la décoration intérieure la même que pour la I200. La vitesse de pointe est de 220 km/h[N 1].

Manta 400 

Moteur 4 cylindres, 2 400 cm3 à flux transversal, 16 soupapes, 2 arbres à entraînement par chaîne. Système d'injection L. jetronic 144 ch DIN (106 kW) à 5 200 tr/min. Version Sport : 240 ch DIN (176 kW). Vilebrequin à 5 paliers et 8 contre-poids, taux de compression de 9,4. Boîte 5 vitesses. Embrayage monodisque à sec 9, l'essieu arrière provient de la Commodore A avec un pont autobloquant, amortisseur à gaz à l'avant et à l'arrière. Essieu arrière à 5 bras. 4 freins à disque (ventilés à l'avant). Jantes en alliage léger 6x14 montées avec pneus à carcasse radiale acier en 195/60 VR 14 à 5 trous. Becquets avant et arrière. Phares à iode. Pare-brise en verre feuilleté. Stylisme spécial des sièges et des bandes (sièges Recaro). Deux rétroviseurs sport. Volant sport 3 branches. Compte-tours, manomètre de pression d'huile. Voltmètre. Essuie-glace à vitesse intermittente.

Un exemplaire de Manta 400 sera équipé d'une transmission intégrale, la Manta 400 Ferguson.

Pour les différents marchés, des séries limitées ont été commercialisées : Guy Fréquelin (France), SilverJet (Suisse). Peu d'informations circulent sur ces modèles.

Le 28 juin 1988, Opel cesse la production des Manta. La GSi (107 ch) est le dernier modèle en vente.

Production totale, tous modèles confondus : 1 056 436 exemplaires. Les derniers instants de la production des Manta ont été immortalisés par le film intitulé The Last Manta.

Quels modèles privilégier à l'achat ? Les 200, 240, 300, 400, GT/E, SR, Berlinetta (rares sont les modèles en bon état : les intérieurs vieillissent mal), les Guy Fréquelin. Ce dernier modèle est intéressant car commercialisé uniquement en France à 500 exemplaires, mais qui reste une Manta 1800 S avec une simple sérigraphie spéciale et le kit IRMSCHER (spoiler, bas de caisse et becquet de Manta 400) dont le pare-choc arrière ne fait pas partie du kit[1].


L'OPEL MANTA 400 EN COMPETITION : L'Opel Manta 400 Groupe B débute sa carrière en rallye durant la saison 1983 en remplacement de l'Opel Ascona 400.

Voiture à l'architecture dite "classique", c'est-à-dire avec moteur atmosphérique placé à l'avant et seules roues arrières motrices, elle ne remporte aucune épreuve mondiale mais sait s'imposer dans divers championnats nationaux.

L'Opel Manta 400 de Guy Fréquelin.
La même (à la Race Retro 2008).
La Manta 400 de Russell Brookes.

Aux mains de l'équipage belge Guy Colsoul et Alain Lopes (copilote), l'Opel Manta 400 occupe la tête du rallye-raid Paris-Dakar durant une semaine face aux 4x4, alors qu'elle ne dispose que de deux roues motrices. Résultat final, une quatrième place au classement général (premier en 4x2).

Podiums en WRC :

  • 2e au Rallye Safari 1984 (Aaltonen/Drews);
  • 3e au Rallye de Grande-Bretagne 1983 (McRae/Grindrod).

Quelques pilotes d'Opel Manta 400 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Ces indications sont des données constructeur qui peuvent varier, et toutes autres indications viennent elles aussi du constructeur.
  2. N = simple corps et S = double corps

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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