Maxine Elliott

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Maxine Elliott

alt=Description de l'image Maxine Elliott 1917.png.
Nom de naissance Jessie Dermott
Naissance 5 février 1868
Rockland, Maine
Décès 5 mars 1940 (à 72 ans)
Cannes, Alpes-Maritimes
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Pays de résidence Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Profession
Activité principale
Conjoint
1. George McDermott (1884)
2. Nat Goodwin (1898)
3. Tony Wilding (1914, liaison)
Fighting Odds, 1917
Maxine Elliott à 33 ans, dans le rôle de Portia (ca 1901).

Maxine Elliott, née Jessie Dermott le 5 février 1868 à Rockland, dans le Maine (États-Unis), morte le 5 mars 1940 à Cannes, en France, est une comédienne américaine.

Célèbre autant pour sa beauté que pour son jeu d'actrice, elle se retire à l'âge de 52 ans après avoir fait fortune.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1868, Jessie Dermott est séduite à l'âge de quinze ans, en 1883, par George McDermott, un avocat de 35 ans duquel elle devient enceinte. Il se marient, vraisemblablement en 1884[1]. Selon sa nièce, Diana Forbes-Robertson, elle abandonne (ou perd) le bébé et ce qu'il arrive ultérieurement du père est inconnu[2].

Après avoir pris le pseudonyme de Maxine Elliott, elle approche différents producteurs de théâtre. Elle fait ses débuts sur scène au Palmer's de New York le 10 novembre 1890, dans le rôle de Felicia Umfraville de la pièce The Middleman de Henry Arthur Jones.

Son succès est rapide. En 1895, elle est engagée par le producteur Augustin Daly qui, en l'espace d'un an, la fait jouer dans onze pièces différentes, dont sept créations et quatre œuvres de Shakespeare[1]. En 1901, pour une production du Marchand de Venise, elle peut se permettre de négocier un cachet de 200 dollars par semaine et la moitié des bénéfices au-dessus de 20 000 dollars.

Le 28 septembre 1903, son apparition dans Her Own Way au Garrick Theatre de Broadway, dans une production de Charles Dillingham, lui assure un triomphe : la pièce part en tournée en 1905 à Londres et le roi Édouard VII demande à ce que la comédienne lui soit présentée.

Maxine Elliott s'est entre-temps mariée le 20 février 1898 avec le comédien Nathaniel « Nat » Goodwin avec lequel elle se produit aux États-Unis et à l'étranger. Elle divorce en 1908[1].

Elle devient alors proche du financier John Pierpont Morgan. Celui-ci lui donne de judicieux conseils d'investissement qui l'enrichissent considérablement. Morgan l'aide par ailleurs à financer l'ouverture de son propre théâtre à New York, le Maxine Elliott's Theater[3], dont la première production la présente en vedette dans The Chaperon (Le Chaperon). Certaines biographies laissent entendre, sans en apporter la preuve, que la comédienne aurait entretenu une liaison avec le banquier septuagénaire[4],[5].

En 1913, Maxine Elliott fait ses débuts au cinéma muet. Elle tourne successivement Slim Driscoll, Samaritan, When the West Was Young et A Doll for the Baby. En 1917, elle signe pour The Fighting Odds et The Eternal Magdalene avec Samuel Goldwyn. Il ne subsiste aucune pellicule, excepté pour The Fighting Odds conservé au Gosfilmofond, les archives russes du cinéma[réf. nécessaire].

Peu avant la Première Guerre mondiale, la comédienne a une liaison avec le champion Tony Wilding, numéro un mondial du tennis en 1912 et 1913, de treize ans son cadet. Quand il s'engage dans l'armée britannique, elle se rend en Belgique où, de février 1915 à mai 1916, elle loue une péniche et parcourt les canaux pour distribuer nourriture et vêtements aux réfugiés (pour ce service, elle est décorée de l'Ordre de la Couronne belge). Wilding est cependant tué au front, sur les champs de bataille français[1].

En 1920, après les représentations de Trimmed in Scarlett, Maxine Elliott annonce son retrait de la scène. Elle a cinquante-deux ans. Très riche, elle partage son temps entre les États-Unis et la Côte d'Azur où elle fait construire par son compatriote Barry Dierks, en 1932, une des plus importantes villas de Golfe-Juan, le château de l'Horizon[6]. Elle y reçoit toutes les célébrités de l'époque : Lloyd George, le duc et la duchesse de Windsor, Winston Churchill, Noël Coward sont des invités réguliers. Elle meurt à Cannes le 5 mars 1940 âgée de 72 ans.

La visite à Chaplin[modifier | modifier le code]

En 1918, Maxine Elliott rend visite à Charlie Chaplin qui vient d'ouvrir son propre studio grâce à un contrat d'un million de dollars avec la First National Pictures. Filmée par une caméra, cette séquence où l'on voit l'actrice (elle a cinquante ans) et le père de Charlot (il en a vingt-neuf) s'amuser avec leur entourage est parfois diffusée dans les documentaires consacrés à Chaplin[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Diana Forbes-Robertson, My Aunt Maxine: The Story of Maxine Elliot, Viking Press, 1964, 306 p. (ASIN B0007DQRY8)
  • (en) Edward T. James, Janet Wilson James, Notable american women: a biographical dictionary, Harvard University Press, 1972, 3152 p. (ISBN 978-0674627345)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Edward T. James, Janet Wilson James, « Elliott, Maxine », Notable american women: a biographical dictionary, p. 576-578, Harvard University Press, 1972, lire en ligne (page consultée le 7 mai 2011)
  2. (en) Diana Forbes-Robertson, My Aunt Maxine: The Story of Maxine Elliot, Viking Press, 1964.
  3. (en) « The Maxine Elliott's Theater, the only one in New York built, owned and managed by a woman » (« Le théâtre Maxine Elliot, le seul à New York construit, possédé et dirigé par une femme »). In Putnam's magazine, vol. 5, p. 757, G.P. Putnam's Sons, 1909.
  4. (en) George Wheeler, Pierpont Morgan and friends: the anatomy of a myth, p. 199, Prentice-Hall, 1973.
  5. (en) Robert E. Weir, Class in America, p. 543, Greenwood Press, 2007, lire en ligne (page consultée le 7 mai 2011)
  6. (en) Vincent Sheean, Between the Thunder and the Sun, p. 28, Kessinger Publishing Co, 2005 lire en ligne (page consultée le 7 mai 2011)
  7. Opérateur anonyme, Charlie Chaplin Rare Footage (document d'archive) sur youtube.com. 1'06 : Chaplin montre à Maxine Elliott (chapeau, collier) comment Charlot marche voir en ligne (page consultée le 7 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]