Anders Behring Breivik

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Anders Behring Breivik

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Graffiti représentant Anders Behring Breivik à la Demeure du Chaos.

Nom de naissance Anders Behring Breivik
Alias
Andrew Berwick[1] (anglicisation de « Anders Breivik »), Sigurd Jorsalfar[2], Morg[3]
Naissance 13 février 1979 (35 ans)
Oslo[note 1] (Drapeau de la Norvège Norvège)
Nationalité Norvégien
Pays de résidence Drapeau de la Norvège Norvège
Diplôme
École de commerce d'Oslo[4]
Profession
Gérant d'une « ferme biologique » fondée en 2008 : Breivik Geofarm[4]
Autres activités
Préparation et exécution des attentats de 2011 en Norvège
Ascendants
Père : Jens David Breivik
Mère : Wenche Behring
Famille
Parents divorcés

Anders Behring Breivik, né le 13 février 1979[5] à Oslo[note 1], est un terroriste norvégien d'extrême droite[9],[10] qui a perpétré et revendiqué l'exécution des attentats du 22 juillet 2011 en Norvège[11],[12] qui ont fait un total de 77 morts et 151 blessés.

Ce jour-là, il commet d'abord un attentat à la bombe visant un édifice gouvernemental à Oslo, causant huit morts. Il continue ensuite avec une tuerie de masse dans un camp de la ligue des jeunes du parti travailliste de Norvège sur l'île d'Utøya où il assassine 69 personnes, pour la plupart des adolescents[13],[14].

L'idéologie de Breivik est décrite dans un document texte distribué électroniquement par lui-même le jour des attaques[15],[16]. Dans celui-ci, il développe son soutien au « conservatisme culturel », à l'ultranationalisme, au populisme de droite, à l'islamophobie[17], au sionisme[18], à l'antiféminisme[19],[20] et au nationalisme blanc[21]. Il considère l'islam, le marxisme culturel et la plupart des partis politiques européens comme des ennemis et exige l'anihiliation violente de « l'Eurabia » et du multiculturalisme, ainsi que la déportation de tous les musulmans hors d'Europe pour l'année 2083[22] pour préserver la chrétienté[23],[24],[25]. Breivik a écrit que le motif principal de ses attentats était de faire de la publicité pour son manifeste[26].

Lors d'une première expertise, Breivik est diagnostiqué schizophrène par des psychiatres de la justice norvégienne. D'après leur rapport, il a agi de manière pulsionnelle, sous l'emprise de pensées délirantes, se présentant notamment comme le futur régent de la Norvège, appelé à prendre le pouvoir avec l'aide d'une organisation templière[27]. D'autres psychiatres ont contesté cette analyse[28] et sous la pression de l'opinion publique une contre-expertise a été demandée en janvier 2012[29]. Cette seconde expertise contredit les conclusions de la première en affirmant que Breivik, n'étant pas dans un état délirant au moment des faits, est pénalement responsable.

À l'issue d'un procès où il multiplie les provocations, il est jugé responsable de ses actes et condamné à la peine indéterminée[30], soit 21 ans de prison prolongeable, la peine maximale en Norvège, le 24 août 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Anders Behring Breivik naît à l'Aker universitetssykehus d'Oslo[note 1], le 13 février 1979[31]. Peu de temps après sa naissance, sa mère et lui rejoignent à Londres son père, Jens David Breivik, qui y exerce le poste de Siviløkonom[note 2] au sein de l’ambassade royale de Norvège. Sa mère, Wenche Behring, est infirmière. Les parents divorcent en 1980 : Anders Behring Breivik est alors âgé d’un an[32]. Sa mère retourne vivre à Oslo et emmène son fils avec elle.

Le père se remarie et s'installe à Paris, où il est en poste à l'ambassade de Norvège en France[33],[note 3]. Dès lors, les contacts et liens père-fils s’espacent peu à peu, puis cessent définitivement à partir de 1995[note 4].

En 2006, alors qu’Anders Breivik cherche à revoir son père, ce dernier lui fait savoir « qu’il n’est pas mentalement prêt pour une rencontre[34] ».

Activité politique[modifier | modifier le code]

Breivik se joint au Parti du progrès[note 5],[35], formation norvégienne sociétalement national-conservatrice, économiquement libérale, développant une rhétorique essentiellement axée sur la nécessité d’un drastique contrôle des flux migratoires qui, d'après elle, mettraient en péril, l’identité et l’ordre social du pays.

En 2007, après avoir quitté le FrP[note 5], il en critique les fondements politiques ; il les juge trop libéraux à l’égard des immigrants issus des pays musulmans, compare ce type de stratégie à celle prévalant déjà chez d’autres partis influents[36] et leur reproche de s’afficher comme trop « politiquement correct[36] ».

Attentats de 2011 en Norvège[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentats de 2011 en Norvège.
Recueillement devant la cathédrale d'Oslo le lendemain des attentats

Le 22 juillet 2011, il provoque l’explosion ayant dévasté le centre d’Oslo. Revêtu d’un uniforme de policier, il tire à l’arme semi-automatique sur une assemblée de jeunes sociaux-démocrates norvégiens assistant, sur l’île d’Utøya[37], à l’université d’été de leur mouvement. Le 29 juillet 2011, les services hospitaliers estiment le nombre de morts[38] imputables à ces deux actes à 77, soit : 8 décès, directement liés aux conséquences de l’attentat à la bombe perpétré à Oslo[39], auxquels s’ajoutent les 69 victimes de la tuerie d’Utøya[note 6].

Breivik détenait une ferme biologique nommée « Breivik Geofarm », fondée en 2009 dans la ville de Rena, au nord de la capitale. Cela lui a donné accès à des engrais chimiques utilisés pour la fabrication des explosifs nécessaires à l'attentat à la bombe du 22 juillet[41].

Procès[modifier | modifier le code]

L'avocat d'Anders Behring Breivik, Geir Lippestad[42], également membre et élu du Parti travailliste norvégien[note 7].

Bien que revendiquant son implication et sa responsabilité dans la tuerie, Breivik décide néanmoins de plaider « non coupable[43] ». Il est défendu par l'avocat Geir Lippestad[42], membre et élu du Parti travailliste norvégien[note 7].

Le 29 juillet 2011, deux psychiatres norvégiens sont mandatés pour procéder à l’expertise psychiatrique d’Anders Behring Breivik[44], afin d’évaluer sa faculté de discernement[44]. Le 13 août 2011, lors de la reconstitution de la fusillade de l'île d'Utøya, Breivik ne montre aucun remords[45]. Le 29 novembre 2011, les experts psychiatriques chargés de se prononcer sur la responsabilité pénale d'Anders Breivik estiment qu'il n'était pas en pleine possession de ses moyens au moment de l'attaque, et qu'il est donc irresponsable de ses actes[46]. Le rapport remis par les psychiatres a ensuite été entériné par une commission médico-légale.

Le 13 janvier 2012, le tribunal ordonne une nouvelle expertise médico-légale[47], qui, le 10 avril 2012, le déclare pénalement responsable. Comme l'avis émis lors de la première expertise, cette conclusion n'a de valeur que consultative. Breivik se déclare content des conclusions de la contre-expertise, car être déclaré pénalement irresponsable invaliderait son idéologie[48].

Le procès de Breivik s'ouvre le 16 avril 2012[49]. Anders Breivik provoque l'assistance avec un geste de défi, bras tendu et poing fermé[50]. Breivik demande sa relaxe, au motif qu'il aurait agi dans le cadre de la légitime défense[51].

Le 24 août 2012, il est reconnu responsable de ses actes et condamné à la peine maximale, soit 21 ans de prison. Pendant dix ans, il ne peut demander de libération conditionnelle. Si, au bout des 21 ans, il est encore considéré comme dangereux, la peine peut être prolongée[52],[note 8]. Breivik a conclu le procès avec une provocation en présentant « ses excuses aux militants nationalistes pour ne pas avoir exécuté davantage de personnes »[53] et ne souhaite pas faire appel, car pour lui, « la justice est corrompue ». Il quitte le procès en refaisant son salut avec un sourire.

Exécution de la peine[modifier | modifier le code]

Début 2014, Breivik menaçait d'une grève de la faim en raison des conditions de détentions qu'il considère comme de la torture. Dans son courrier, il formule plusieurs exigences, parmi lesquelles obtenir une PlayStation 3 « avec accès à des jeux pour adulte [qu'il] peut [lui]-même choisir » en remplacement de sa PlayStation 2, ainsi qu'un sofa en lieu et place de sa chaise de bureau « douloureuse », ou encore le doublement de sa solde pénitentiaire hebdomadaire, alors établie à 36 €[54].

Opinions et croyances[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Les éléments postés sur le réseau social Facebook[55],[56] indiquent, selon le Figaro[57], « des goûts en phase avec les jeunes gens de son âge[57] ». L’homme, à la chevelure blonde mi-longue et aux yeux bleu clair, s’y décrit comme « conservateur ». Célibataire, il vivrait chez sa mère, dans une banlieue aisée d’Oslo. Ses livres favoris seraient Le Procès de Franz Kafka, Léviathan de Thomas Hobbes et 1984 de George Orwell. Ses films préférés seraient, toujours d'après sa page Facebook, Gladiator, 300 et, en troisième position, Dogville, ce qui a bouleversé le réalisateur Lars von Trier, qui reconnaît : « La dernière scène de Dogville présente de pénibles similitudes avec Utøya[58] ».

Lors d’un point de presse, Roger Andresen, responsable des forces de l'ordre, indique que, sur la foi d’informations postées sur Internet[59],[60], l’homme incriminé, Norvégien de souche, se qualifie de « fondamentaliste chrétien[61] », dont les opinions politiques pencheraient « à droite ». En revanche, Tore Bjørgo, de l'École de police de Norvège (en), pense que cette caractérisation est incorrecte : selon lui, bien qu’Anders Breivik se considère comme étant « chrétien », il n’en revêt pas pour autant la stature d’une personne particulièrement spirituelle[62].

D’après Nicolas Lebourg, chercheur à l’Université de Perpignan, le cas Anders Behring Breivik relève au moins partiellement de l’imaginaire « loup solitaire », inventé par l’Américain Joseph Tommasi, fondateur, en 1974, du National Socialist Liberation Front[63].

Évaluation psychiatrique[modifier | modifier le code]

Anders Behring Breivik fut examiné par des psychiatres à la demande de la justice à l'automne 2011. Ceux-ci diagnostiquèrent une schizophrénie et conclurent à un état de délire aussi bien lors des attaques que durant leur observation clinique[64],[65].

D'après leur rapport, Breivik faisait preuve d'un sévère manque d'empathie. Il parlait de manière incohérente et agissait de manière compulsive. Il se décrivait comme le futur régent de Norvège, « maître de la vie et de la mort » et « le plus parfait chevalier d'Europe depuis la deuxième guerre mondiale »[64]. Cependant, une contre-expertise menée par deux autres psychiatres, et rendue publique le 10 avril 2012 conclut à l'absence de trouble psychiatrique et va dans le sens de l'absence d'irresponsabilité pénale, ce dont Anders Breivik s'est réjoui[66].

C'est donc au tribunal qu'il a appartenu de se prononcer sur la responsabilité pénale d'Anders Breivik. Si le diagnostic de schizophrénie avait été retenu par la justice, Breivik n'aurait pas pu être condamné à une peine de prison mais aurait pu être interné à vie dans un hôpital psychiatrique[67]. Le tribunal a finalement considéré qu'il était «sain d'esprit», ce qui satisfait Breivik, qui craignait qu'une appréciation de folie ne discrédite son idéologie raciste et xénophobe.

Philosophie et religion[modifier | modifier le code]

Selon François-Bernard Huyghe, chercheur à l'IRIS, l’action de Breivik est « la mise en œuvre d’une pensée politique[68] ». Décrit comme un « fondamentaliste chrétien » dans les heures qui suivirent les attentats, il se qualifiait de « protestant traditionnel », « ne citait pas la Bible à tout bout de champ et se disait lui-même modérément croyant[68] ». Il a été membre de l’Ordre norvégien des francs-maçons, avant d'en être radié immédiatement après le drame[69], et il manifestait une attirance pour ce qui est occulte[68].

Manifeste 2083[modifier | modifier le code]

Sous le pseudonyme « Andrew Berwick »[70], Breivik rédige, en anglais, un manifeste de 1 518 pages, intitulé : 2083 – Une Déclaration d’indépendance européenne[note 9].

Environ une heure et demie avant le premier attentat, il fait parvenir une copie de son réquisitoire, par courrier électronique, à 1 003 personnes[71]. Dans la préface, il déclare avoir consacré neuf ans de sa vie à écrire ce livre, dont les trois dernières années à plein temps[70]. Il se réfère également aux attaques comme à « (…) des sacrifices — qui constituent eux-mêmes une véritable opération de marketing — voués à la distribution de cet ouvrage[70] ».

Une grande partie du document compile, copie ou cite des textes de tiers[72].

Le contenu de ce document fait état de ses antécédents et de ses opinions politiques[73],[74],[75] ; Breivik y fait usage du concept conspirationniste d'Eurabia[note 10] ; il détaille sa planification des attaques, dont notamment la préparation de l’ANFO[92], les méthodes d’acquisition des ingrédients chimiques, ainsi que la description circonstanciée de son état mental durant les jours qui ont précédé ses actes. Le journal The New York Times mentionne, parmi les influences de Breivik, d'une part l'écrivain Robert Spencer, cité 64 fois dans le manifeste, lequel fait abondamment référence aux travaux de ce spécialiste anti-islam[82], et d'autre part Bat Ye'or, principale promotrice du terme « Eurabia », citée aussi des dizaines de fois. Le magazine Foreign Policy insiste également sur l'importance des écrits de Bat Ye'or[81]. Daniel Pipes, figure connue du néoconservatisme anti-islam, est également cité comme source d'inspiration pour Breivik[76] ainsi que le blogueur Fjordman[93].

Le texte retranscrit en outre des passages du manifeste d'Unabomber[76], sans lui en attribuer la paternité, tout en y remplaçant les termes « gauchistes » par « marxistes culturels » et « noirs » par « musulmans »[80].

La publication de ce pamphlet[note 11] n’a toutefois pas attiré l’attention de la police norvégienne, la raison pouvant être que Breivik n’a publié ses écrits qu'environ une heure et demie seulement avant le déclenchement des attentats[95],[96].

Site document.no[modifier | modifier le code]

Breivik rédige également de nombreux billets sur le site Web document.no (en)[97], décrit par le journal Aftenposten comme « critique face à l’islam et bienveillant à l’égard d’Israël ». Il assiste également aux réunions des « Documents Venner[note 12] », eux-mêmes affiliés à ce site Web[98].

D’après le Dagens Næringsliv (en), Breivik essaie de démarrer une version norvégienne du Tea Party Movement, en coopération avec les propriétaires du document.no, mais ceux-ci — bien qu’ayant initialement exprimé leur intérêt — finissent par renoncer à toute perspective de collaboration avec lui, après avoir constaté l’inexistence flagrante des contacts qu’il avait pourtant promis d’établir[99].

Après les attaques de 2011 et à la suite de l'attention portée par les médias aux activités de Breivik sur Internet, document.no compile une liste complète de tous les commentaires qu'il a postés sur le site entre septembre 2009 et juin 2010[59].

Récupération[modifier | modifier le code]

La marque de vêtements Thor Steinar, proche des milieux d'extrême droite et néo-nazis, ouvre à Chemnitz un magasin qu'elle nomme Breivik, provoquant l'ire des autorités de la ville et de la classe politique allemande[100].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c L’identification du lieu de naissance reste à confirmer : alors que les sources norvégiennes indiquent Oslo[6], différentes sources britanniques — telles que le The Belfast Telegraph (en)[7] ou la BBC[8] — mentionnent la ville de Londres[7],[8].
  2. Le terme « Siviløkonom » se réfère à un titre professionnel norvégien qui, littéralement, pourrait se traduire par : « Économiste au civil ».
  3. Le père d’Anders Behring Breivik est actuellement à la retraite ; en 2010, il s’installe en France, dans l’Aude, à Cournanel, près de Limoux, avec sa seconde épouse : Wanda Breivik[32].
  4. Pour expliquer l'absence de contacts entre son père et lui, Anders Breivik écrit : « Quand j’ai eu entre 13 et 16 ans, il n’a pas trop aimé ma période “graffiti[32]”. Durant cette période « graffiti »[32], Anders Breivik signe ses œuvres du nom de Morg[3], tout en se revendiquant du « B Gang » ou « GSV »[3].
  5. a et b En langue norvégienne : Fremskrittspartiet[35].
  6. Les munitions utilisées au cours de la fusillade sont des balles dum-dum[40].
  7. a et b Le Parti travailliste norvégien. En norvégien : (no) Det norske Arbeiderparti.
  8. Il s'agit de forvaring (en), la peine norvégienne dite de « confinement ».
  9. Titre anglais : 2083 – A European Declaration of Independence[70].
  10. Anders Behring Breivik s'inspire notamment des thèses de Bat Ye'or et du blogueur norvégien Fjordman[76],[77],[78],[79],[80],[81],[82],[83],[84],[85],[86],[87],[88],[89],[90],[91].
  11. Celle-ci illustrerait le principe selon lequel « les terroristes laisseraient toujours filtrer des signes annonciateurs tangibles, préfigurant ainsi la nature des actes qu’ils seraient sur le point de commettre[94] ».
  12. En français : « les amis des documents ».

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (no) « Skulle drepe 4848 nordmenn », dagbladet.no, 24 juillet 2011. « Sigurd Jorsalfar » fait référence à Sigurd Ier de Norvège (no) ref : Skulle drepe 4848 nordmenn.
  3. a, b et c (en) « redmindk », « Oslo », Graffsite « alpha », 24 juillet 2011.
  4. a et b (fr) « Norvège : le suspect est un “fondamentaliste ” proche de l'extrême droite », lemonde.fr, 23 juillet 2011.
  5. (en) Date d'anniversaire d'Anders Behring Breivik, birthday.no, consulté le 24 juillet 2011.
  6. (fi) « Epäilty on 32-vuotias oslolaismies », hs.fi, 24 juillet 2011.
  7. a et b (en) Jerome Taylor, « Anders Behring Breivik should have turned the gun on himself, says father », The Belfast Telegraph (en), 26 juillet 2011.
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  9. (en) [1], [2], [3] [4], [5], Goodwin, M. (2011), Europe's Radical Right: Support and Potential. Political Insight, 2: 4–7, Jerrold M. Post The Generation of Vipers: The Generational Provenance of Terrorists SAIS Review – Volume 31, Number 2, Summer-Fall 2011, pp. 111–122, [6]
  10. (en) Reuters, « Man held after Norway attacks right-wing extremist: report »,‎ 22 juillet 2011 (consulté le 22 juillet 2011)
  11. (en) « Norway suspect admits responsibility », Sky News (consulté le 24 juillet 2011)
  12. (en) « Slik var dramaet på Utøya », Verdens Gang (consulté le 27 juillet 2011)
  13. (en) Gavin Hewitt, « Norway gunman 'has accomplices' », BBC,‎ 25 juillet 2011 (consulté le 27 juillet 2011)
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  48. Une contre-expertise psychiatrique déclare Breivik pénalement responsable - France 24/AFP, 10 avril 2012
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Annexes[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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