Nos jours heureux

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Nos jours heureux

Réalisation Olivier Nakache, Éric Toledano
Scénario Olivier Nakache, Éric Toledano
Acteurs principaux
Sociétés de production Quad Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 2006
Durée 103 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nos jours heureux est un film français réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À l’été 1992, Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve vite confronté aux difficultés que soulève son poste : des enfants indisciplinés, des animateurs pas toujours très professionnels, les activités à organiser, la visite de Jeunesse et Sport et bien d'autres problèmes, qui feront que la colonie ne se déroulera pas comme prévu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Les adultes de la colonie :

Les enfants de la colonie :

Autres :

Bande originale[modifier | modifier le code]

Genèse du film[1],[2][modifier | modifier le code]

Éric Toledano et Olivier Nakache ont été animateurs en colonies de vacances dans leur jeunesse et se sont rencontrés à cette occasion[3]. Passionnés de cinéma, ils sont devenus réalisateurs. Après quelques courts-métrages, ils ont ressenti l’envie de partager leur expérience et leur souvenir des colos. Un premier essai intitulé Ces jours heureux est tourné en 2001 avec des acteurs comme Lorànt Deutsch, Omar Sy et Fred Testot. Cinq ans plus tard, ce court métrage donne ainsi lieu à une adaptation en long métrage, avec un titre légèrement modifié à la fois pour rendre compte de la multiplicité des personnages que le film suit et pour éviter une éventuelle confusion homophonique régulièrement constatée par les réalisateurs avec l'expression « séjours heureux »[3]. On y retrouve Omar Sy et Catherine Hosmalin, cette fois entourés par Jean-Paul Rouve et Marilou Berry pour les plus connus. Environ 70 enfants ont participé au tournage du film[3]. Le tournage a duré dix semaines[3].

Sortie en France le 28 juin 2006, en pleine phase finale de la Coupe du monde de football, Nos jours heureux a réuni 1 473 273 spectateurs en salle[4].

Faux raccords[modifier | modifier le code]

  • Lors de la première réunion des animateurs dans le château, le personnage de Caroline tient dans certains plans un bloc-notes et dans d’autres un carnet à spirales.
  • Le personnage du père de Vincent apparaît dans un plan de la cantine qui illustre le message du répondeur de la colonie alors qu’il n’est pas encore censé s’y trouver.
  • Le même plan dans lequel on voit des enfants faire du vélo avec Caroline apparaît deux fois dans le film, pendant le message du répondeur et vers la fin du film. Dans ce plan on peut voir que le personnage de Charlotte porte son bandage à la main alors qu’elle n’est pas censée s’être déjà blessé au moment du répondeur.
  • Après le retour du camping, Vincent attrape un sac à dos dans le couloir. Lorsqu’il le pose dans son bureau le sac a changé.
  • Lors de la discussion de Vincent et Lisa dans le couloir du train, on aperçoit la main de l’opérateur dans le reflet de la vitre.
  • Une petite fille fait deux fois un regard caméra derrière Jean-Paul Rouve pendant la scène du bus qui emmène les enfants et les animateurs à la plage.
  • Lors de la scène durant laquelle les animateurs parlent aux enfants de vols qui ont été commis, on peut, dans un plan, apercevoir le soutien-gorge de Marilou Berry qui dépasse de son débardeur, et dans le suivant le débardeur est à nouveau en place.
  • Lors de la réunion durant laquelle les animateurs accusent Vincent d’avoir changé, les t-shirts des personnages de Daniel et de Lisa ne sont pas en raccord d’un plan à l’autre.
  • Lors de la réunion où Caroline pleure, on peut voir en arrière plan le tableau noir sur lequel est présente la grille de comptage des points par equipe, utilisée pendant les olympiades à la fin de la colonie.
  • Lors d’une scène de la boum de fin de colonie, on aperçoit les deux réalisateurs au fond du plan sur l’estrade.
  • Lors du séjour au camping, quand Marilou Berry sert la compote, ses tresses changent d'emplacement d'un plan à l'autre et ce, sans qu'elle n'y touche.
  • Camille et Léa ont changé de place dans le car lors de la scène où Truman chante.
  • Lors de la scène durant laquelle Joseph ordonne aux enfants de se taire dans le réfectoire, on peut apercevoir Christine, l'intendante, qui passe devant Joseph et dans le plan suivant, Christine disparaît.

Anachronismes[modifier | modifier le code]

  • Après la scène où Benoît Pichavent se bat contre Vincent pour récupérer sa valise et pour rentrer chez lui, on voit le passage du train avec le défilement des voitures et à deux reprises, à 8 minutes 35 secondes et à 8 minutes 37 secondes, on aperçoit le logo de la SNCF, mis en place en 2006 alors que l'histoire se déroule en 1992.
  • Lors de la réunion où Vincent parle à Caroline, qui se met à pleurer, on aperçoit derrière Daniel, précisément à 42 minutes et 12 secondes, un paquet de Corn Flakes de la marque Top Budget, marque de la société Intermarché, crée en février 2003 alors que l'histoire est censée se dérouler en 1992.
  • Pendant que Vincent et Truman discutent à la pizzeria, Truman évoque la finale de NHL entre les Kings de Los Angeles et les Canadiens de Montréal (Saison LNH 1992-1993) ayant eu lieu en juin 1993, alors que le film se déroule en juillet 1992.
  • À la fin du film Vincent revient en train grandes lignes tracté par la locomotive BB 26151, l'action est censée se dérouler en 1992 or cette locomotive n'a été mise en service qu'en 1994.
  • Au début du film, dans le train, des enfants feuillettent une bande-dessinée sortie dans les années années 2000 (La Jeunesse de Picsou)[5], alors que l'action du film se déroule en 1992.
  • Lors de la présentation de l'Assemblée nationale, la répartition est celle à l'issue des élections législatives françaises de 1993, soit un an après l'action du film.
  • Au début lorsque Mimoune vient se présenter à Vincent on peut voir des classeurs avec le logotype de la République française, or ce logotype a été adopté en 1999 alors que l'action est censée se dérouler en 1992.
  • À la vingtième minute, on aperçoit Albert (Jacques Boudet), le père du directeur, Vincent, assis avec les enfants, alors qu'il ne s'invite dans la colonie que 45 minutes plus tard, soit à 1h05 du film.

Anecdotes de tournage[modifier | modifier le code]

  • Le château dans lequel le film a été tourné est le château de Marthon, à quelques kilomètres d’Angoulème, qui avait accueilli les deux réalisateurs en tant que moniteurs et directeurs de colonies de vacances quelques années auparavant.
  • Les deux réalisateurs du film y font une apparition : Olivier Nakache y joue un interne de médecine lors de l’hospitalisation de Charlotte, et Eric Toledano y joue le pizzaïolo qui sert Vincent et Truman.
  • Le premier assistant réalisateur du film y fait une apparition sous les traits du deuxième gendarme qui ramène Benoît à la colonie.
  • Pour donner une ambiance de colonie de vacances au film, on a placé des sacs Tati, des sacs de tentes et des affaires de colonies dans tous les coins du décor.
  • Pour paraître plus jeune, Jean-Paul Rouve porte une perruque pendant tout le film, excepté dans la dernière séquence qui se passe de nos jours.
  • Joël Pyrène qui joue Achille est véritablement conducteur de bus en plus d’être acteur. C’est lui qui conduisait le bus dans chaque prise.
  • Excepté celle du camping, toutes les scènes de nuit tournées avec les enfants sont de fausses nuits, ou nuits américaines, car les réalisateurs n’avaient pas le droit de faire tourner les enfants pendant la nuit.
  • Les deux réalisateurs ont décidé de placer l’histoire de leur film dans les années 1990 pour, entre autres, éviter la présence de téléphones mobiles dans le scénario.
  • Le musée de la charentaise dans lesquels s’abritent les enfants et les moniteurs existe réellement. L’équipe de tournage l’a découvert en faisant des repérages dans la région. Le court-métrage qui explique la fabrication des pantoufles a été créé par l’équipe du film.
  • Les réalisateurs ont changé la fin du film pendant le tournage, quand ils se sont aperçus que le personnage de Caroline prenait plus d’ampleur que prévu.
  • Lors de l'attribution des chambres, un enfant s'appelle Jacques Ohayon, il s'agit d'un clin d'œil au créateur de l'association où Olivier Nakache et Eric Tolédano se sont rencontrés et ont été animateurs puis directeurs.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commentaires audio des réalisateurs dans les bonus du DVD
  2. Leurs jours heureux, making-of réalisé par David Dessites
  3. a, b, c et d « Interview de Eric Toledano, Olivier Nakache et Jean-Paul Rouve pour le film "Nos jours heureux" », sur abusdecine.com,‎ 2006 (consulté le 25 janvier 2012)
  4. « Nos jours heureux », sur jpbox-office.com (consulté le 25 janvier 2012)
  5. La Jeunesse de Picsou

Liens externes[modifier | modifier le code]