Jean-François Davy

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Jean-François Davy

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Jean François Davy à Cannes pour Tricheuse en 2009.

Naissance 3 mai 1945 (69 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Tricheuse
Les Aiguilles rouges
Exhibition
Les Pornocrates
Le Désir
Q - Au plaisir des dames
Prenez la queue comme tout le monde
Bananes mécaniques
Le Seuil du vide
La Débauche

Jean-François Davy est un réalisateur et scénariste de cinéma français né le 3 mai 1945 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

C’est à l’adolescence que Jean-François Davy se découvre une passion pour le cinéma, passion qu’il assouvit en fréquentant les nombreux ciné-clubs existant à la fin des années 1950. À 15 ans, il a déjà formé une association de cinéastes amateurs, et tourne un premier film, Vernay et l’affaire Vanderghen, qu’il réalise avec la patrouille de scouts à laquelle il appartient. Son Bac de Philo en poche, il multiplie les courts métrages et se lance dans un projet de long métrage, Une mort joyeuse, qui ne verra jamais le jour.

En 1965, il rencontre Luc Moullet, qui, à l’instar d’autres critiques des Cahiers du cinéma, a décidé de réaliser son premier film, Brigitte et Brigitte. Engagé comme assistant, Jean-François Davy découvre comment réaliser un film avec de tous petits moyens, et se lie d’amitié avec le comédien Claude Melki, qui décide de l’aider à monter son nouveau projet : L'Attentat.

Le scénario du film est inspiré des rêves du cinéaste et de la vague d’attentats perpétrés par l’OAS au début des années 1960. Claude Melki, parvient à réunir 30 000 francs, et en 1966, Jean-François Davy réalise le film, très influencé par la Nouvelle Vague et le cinéma de Jean-Luc Godard.

Puis, il part effectuer son service civil à Ouagadougou, où il tourne des films d’éducation destinés aux paysans africains et projetés en ciné-brousse. Parallèlement, il travaille au scénario d’un nouveau long métrage, Traquenards, qu’il réalisera en 1968, avec Anna Gael, Hans Meyer et Roland Lesaffre.

Après la comédie sentimentale La Débauche, sortie en 1971, il met en scène Le Seuil du vide, film fantastique adapté d’un roman de l’écrivain André Ruellan. Salué comme l’une des rares réussites françaises du genre, le film est sélectionné dans divers festivals, et obtient le prix d’interprétation féminine du festival de Trieste.

Au début des années 1970, il tourne également une trilogie érotico-comique : Bananes mécaniques (1972), Prenez la queue comme tout le monde (1973) et Q (1974), puis la comédie dramatique Le Désir (1974).

En 1975, il obtient son plus grand succès avec Exhibition, un film enquête consacrée à l’actrice de films pornographiques Claudine Beccarie. Sélectionné au Festival de Cannes 1975 dans la section Perspectives du Cinéma Français, le film est également présenté en sélection officielle au Festival du Film de New York 1975 et au Festival de Los Angeles 1976. Exhibition réalise plus de trois millions d’entrées France avant que la loi sur le classement X des œuvres à caractère pornographique ne mette fin à sa carrière sur les écrans. Exhibition reste le seul film français à avoir été classé Art et Essai, puis classé X, puis déclassé Art et Essai, et enfin reclassé Art et Essai. C’est également la première œuvre diffusée par Canal + dans sa case adulte du samedi soir. Dans la foulée d’Exhibition, Jean-François Davy réalise d’autres films enquêtes consacrés à l’industrie du sexe : Prostitution, Les Pornocrates, Exhibition 2 et, enfin, Exhibition 79.

Changement de ton radical en 1978 avec Chaussette surprise, comédie absurde et loufoque écrite avec Jean-Claude Carrière. Le film réunit une distribution impressionnante, dont Bernadette Lafont, Anna Karina, Christine Pascal, Michel Galabru, Rufus, Bernard Le Coq, Claude Piéplu… et reçoit un très bon accueil critique. En 1981, il tourne une nouvelle comédie, Ça va faire mal !, avec Daniel Ceccaldi, Bernard Menez, Henri Guybet.

Après La Femme en spirale (1984), Jean-François Davy attend plus de vingt ans avant de revenir derrière une caméra. Il fait son retour au cinéma avec Les Aiguilles Rouges, dans lequel il raconte un épisode marquant de son passage chez les scouts avec Jules Sitruk, Damien Jouillerot et la participation de Rufus, Richard Berry, Bernadette Lafont et Patrick Bouchitey. Il enchaine trois ans plus tard avec Tricheuse, comédie romantique avec Hélène de Fougerolles et Zinedine Soualem.

Durant ses années d’absence sur grand écran, il a créé une société d’édition vidéo, Fil à Film, qui lui a permis de développer sa passion pour le cinéma, à travers le lancement de collections de prestige telles que Les Films de Ma Vie, la collection Palme d’Or, et l’édition d’œuvres de grands cinéastes comme Charlie Chaplin, Louis Malle, François Truffaut

Parallèlement à ses activités de cinéaste, Jean-François Davy a été également exercé une activité de producteurs, pour, entre autres Claude Miller (La Meilleure Façon de marcher), Paul Vecchiali (Change pas de main), Jean-Daniel Pollet (L’Acrobate), Jean Marbœuf (Le P'tit Curieux)…

Aujourd’hui, après avoir tourné In (Out) Side Exhibition, une série de docufictions renouant avec l’esprit de ses films enquêtes des années 1970, il travaille à un nouveau projet de long métrage cinéma, Un court moment d’éternité, d’après ses souvenirs du tournage du Seuil du vide.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distributeur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Inédit au cinéma, mais disponible en DVD