La Dame de Shanghai

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La Dame de Shanghai
Image associée au film

Titre original The Lady from Shanghai
Réalisation Orson Welles
Acteurs principaux Rita Hayworth
Orson Welles
Everett Sloane
Scénario Orson Welles
Sherwood King (roman)
Musique Heinz Roemheld
Morris Stoloff
Costumes Jean Louis
Photographie Charles Lawton Jr.
Rudolph Maté
Montage Viola Lawrence
Production Orson Welles
William Castle (associé)
Richard Wilson (associé)
Harry Cohn (exécutif)
Société de production Columbia Pictures
Durée 87 minutes (1 h 27)
Sortie États-Unis États-Unis
9 juin 1948
France France
24 décembre 1947
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d’origine États-Unis États-Unis

La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai) est un film américain d'Orson Welles sorti en 1948.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Michael O'Hara fait la connaissance de la ravissante Elsa Bannister, qu'il sauve peu après d'une agression. Celle-ci, mariée à un riche avocat âgé, le fait embaucher sur le yacht de ce dernier. O'Hara se retrouvera alors pris entre son attirance pour Elsa et les combines frauduleuses d'Arthur Bannister, l'avocat, et de ses associés.

[modifier] Une scène célèbre

Vers la fin du film une scène a lieu dans une attraction foraine, un labyrinthe de miroirs. Une fusillade s'y déroule, et nous voyons s'effondrer plusieurs fois des images de personnages avec les bris de glace.
Quelques plans en seront repris par Woody Allen sur la fin de Meurtre mystérieux à Manhattan.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Autour du film

  • Le tournage de La Dame de Shanghai débuta de façon difficile car les relations entre Rita Hayworth et son mari Orson Welles se détèriorèrent tant qu'elle entama une procédure de divorce.
  • Rita Hayworth était, à l'époque, la star de la Columbia, entre autres grâce au film Gilda. Sa longue chevelure rousse était devenue tout un symbole hollywoodien. Pour ce film, Welles lui imposa une coupe courte et blonde. Il fut insinué que cela était une vengeance envers cette femme dont il était en train de divorcer, ce que Welles a toujours nié.
  • La légende veut que Welles, ayant besoin d'argent pour monter un spectacle à Boston, appela Harry Cohn, le patron de la Columbia, et lui proposa de réaliser immédiatement un film pour lui contre la somme qu'il lui fallait. Cohn, acceptant, demande quel en sera le titre. Welles, regarda autour de lui, trouva un livre policier et lut le titre : La Dame de Shanghaï.
  • Welles prétendait n'avoir jamais lu le livre original.

[modifier] Critique

  • « Rita Hayworth n’a jamais été aussi belle que dans La Dame de Shanghai, allongée sur un rocher, pendant une baignade en mer ou courant dans la nuit mexicaine, vêtue d’une robe blanche féerique. Mais Orson Welles l’avait parée pour ses funérailles et le désastre était irréparable. Le massacre dans les miroirs fut celui d’un mythe qui ne se releva jamais. Par son génie esthétique, Orson Welles a tiré vengeance, moins de la star dont il allait ensuite se séparer définitivement que du système hollywoodien. Sans souci de construire logiquement l’intrigue, il a créé un univers d’images et de formes à la limite de l’onirisme. Chaque plan porte une charge d’insolite, de jeu entre les apparences trompeuses et la réalité. Les hommes d’affaires du clan Bannister sont assimilés à des requins (ce qui visait les producteurs d’Hollywood) et tout, ou presque, prend, dans ce film, un sens symbolique : la fameuse scène où Michael et Elsa s’embrassent devant un aquarium peuplé de poissons monstrueux, la fuite dans le quartier chinois et la dégringolade, par le toboggan, dans le palais des mirages soudain transformé en chambre infernale. Magnifique coup d’éclat de l’auteur de Citizen Kane, qui allait bientôt prendre le chemin de l’exil. » Jacques Siclier[1].

[modifier] Références

  1. Jacques Siclier, Le Monde (20 février 1982).

[modifier] Liens externes

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