L'Été meurtrier (film)

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L’Été meurtrier est un film dramatique français réalisé par Jean Becker, d'après le roman éponyme de Sébastien Japrisot, sorti en 1983.

Le film reçut quatre César, dont ceux du meilleur scénario et de la meilleure actrice.

Sommaire

[modifier] Synopsis

1976. Éliane, dite « Elle », séduisante jeune femme de vingt ans, d'une sensualité troublante et provocante, emménage dans un village provençal avec son père adoptif, Gabriel, paralytique qui refuse de s'occuper d'elle et sa mère surnommée « Eva Braun » à cause de son origine allemande. Dans le village, Florimond (de son vrai prénom Fiorimondo), surnommé « Pin Pon », qui travaille au garage d'« Henri IV » et comme pompier volontaire et vit avec sa mère, sa tante sourde et ses deux frères Mickey et Boubou dans la grande maison familiale, s'intéresse à la jeune femme aguicheuse. « Elle » manifeste également son intérêt à « Pin Pon » et une romance naît.

Il s'avère qu'Éliane est le fruit du viol de sa mère par trois inconnus. Parmi ces violeurs serait le père de « Pin Pon », mort depuis, ainsi que Leballech et Thouret qui mènent une vie respectable. Elle met savamment au point un plan pour se venger et, faisant croire qu'elle est enceinte, se fait épouser de Florimond. Mais elle découvre qu'elle s'est trompée lorsque son père adoptif, dont elle est à l'origine du handicap, lui révèle qu'il a abattu plusieurs années auparavant les vrais violeurs. Éliane, déjà tourmentée psychologiquement et névrosée, sombre dans la folie. Florimond, désespéré de l'état mental de sa femme, croit, suite à la machination d'Éliane, qu'elle est la victime de deux pervers, Leballech et Thouret, qui la prostituent. Il abat les deux hommes.

[modifier] Différences avec le roman

Même si le film reste très fidèle au roman éponyme, l'adaptation comporte néanmoins quelques changements, particulièrement vers la fin. Dans l’œuvre de Japrisot, Florimond pris de remords, quand il se rend compte que les deux supposés pervers sont innocents, va se rendre à la police. Le roman ne se termine donc pas au meurtre de Leballech et Touret. De plus Florimond tout comme Éliane apprend l'innocence des deux hommes non pas grâce au récit du père, mais grâce à des recherches personnelles effectuées avec les archives de journaux. Le père d’Éliane n'explique jamais qu'il a abattu les vrais malfrats, ce ne sont que des suppositions.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Distinctions

[modifier] Festival de Cannes 1983

En compétition officielle.

[modifier] César du cinéma 1984

Récompenses
Nominations

[modifier] Autour du film

  • Le rôle d'Elle a été écrit dès le départ pour Isabelle Adjani. Face aux réticences de celle-ci cependant (concernant les scènes de nu notamment), Jean Becker s'est tourné vers l'actrice Valérie Kaprisky comme deuxième choix. Kaprisky est allée jusqu'à apprendre et répéter le rôle. Mais Adjani changera d'avis au dernier moment, soufflant à Kaprisky une belle carrière[1].
  • Le scénario, comme le livre de Sébastien Japrisot, sont inspirés de faits réels[2].

[modifier] Références

  1. Jean Becker revient sur L’Été meurtrier (vidéo)
  2. ibid.

[modifier] Lien externe

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