Valérie Kaprisky

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Valérie Kaprisky

Description de l'image  Valérie Kaprisky 2014.jpg.
Naissance (51 ans)
Neuilly-sur-Seine, France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Films notables La Femme publique
L'Année des méduses
La Gitane

Valérie Kaprisky, née Valérie Chérès le à Neuilly-sur-Seine, est une actrice française. Kaprisky est le nom de jeune fille de sa mère. Elle est d'origine turco-argentine par son père, et polonaise par sa mère.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son enfance dans la banlieue parisienne, Valérie Kaprisky déménage à l'âge de 8 ans à Cannes. Des amis de ses parents lui font découvrir le septième art par l'intermédiaire du Festival. En 1975, le passage de Romy Schneider sur la Croisette la persuade de faire elle aussi carrière dans le cinéma. Elle revient seule à Paris pour ses 17 ans et s'inscrit au cours Florent. Après avoir tourné dans quelques spots publicitaires, elle est remarquée par Jean-Marie Poiré qui lui offre son premier rôle sur grand écran dans Les hommes préfèrent les grosses.

En 1982, elle accède à un rôle de première importance dans À bout de souffle, made in USA de Jim McBride, remake américain du film de Jean-Luc Godard, dans lequel elle est la partenaire sulfureuse de Richard Gere. En 1984, sa prestation d'aspirante actrice entretenant une relation charnelle avec son metteur en scène dans La Femme publique lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice. Le film est un succès et contribue largement au lancement de sa carrière.

Valérie Kaprisky reste associée à des rôles provocateurs : adolescente séductrice et manipulatrice dans L'Année des méduses, flamboyante Gitane changeant complètement la vie d'un homme chez Philippe de Broca, jeune femme mystérieuse au passé douteux dans Milena ou encore mère dévorée par une passion inattendue dans Mouvements du désir. Le fait qu'elle apparaisse fréquemment nue dans La Femme publique et L'Année des méduses contribue à attirer l'attention sur elle.

A la fin des années 1980, elle décide de ne plus accepter de rôle « déshabillés ». Elle déclare par la suite : « C'est vrai que, d"un coup, j"ai eu un problème avec la nudité. Je l"avais accepté car la plupart des rôles féminins l'exigeaient dans les années 80. Mais j"avais le sentiment qu"on ne retenait que ça. À un moment, me retrouver nue sur un plateau m"a semblé insupportable ! ». De son propre aveu, son refus de la nudité à l'écran contribue alors à ce que les propositions de rôles se raréfient. Elle est en outre affectée par l'échec commercial de Milena[1].

Moins demandée au cinéma[2], Valérie Kaprisky continue néanmoins d'apparaître à l'écran. Elle tourne, sous la direction d'Alexandre Arcady, Dis-moi oui (1995), puis Une place parmi les vivants de Raoul Ruiz (2003), dans lequel elle tient un des rôles principaux.

En 2009, elle tient l'un des rôles principaux dans la mini-série L'Internat diffusée sur M6 ; la série n'est cependant pas reconduite pour une deuxième saison.

Éclectique, elle n'hésite pas à s'essayer à différents genres, comme le film policier Mon petit doigt m'a dit... pour lequel elle retrouve André Dussollier, son partenaire de Mon ami le traître ou encore le drame social Les Irréductibles.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Kaprisky revient dans Le coeur des hommes 2, L'Express, 26 octobre 2007
  2. Valérie Kaprisky : « Je ne peux pas plaire à tout le monde », Le Parisien, 30 janvier 2002
  3. Comme Valérie Chérès.