Joe Chambers

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Joe Chambers

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Joe Chambers

Informations générales
Nom de naissance Joseph Arthur Chambers
Naissance 25 juin 1942
Stoneacre (Virginie)
Activité principale Batteur, compositeur, arrangeur
Genre musical Jazz
Instruments Batterie, percussions, vibraphone, piano

Joe Chambers est un batteur, percussionniste, vibraphoniste et pianiste américain né le 25 juin 1942 à Stoneacre Virginie.

Après avoir étudié à Philadelphie et Washington, où il a commencé à jouer (1960-63), il débute à New York avec Eric Dolphy (1963) et enregistre son premier album pour Blue Note en (1964), il devient l'un des batteurs maison de la firme. En 1965, il enregistre avec Wayne Shorter, Sam Rivers, Bobby Hutcherson ; joue avec Lou Donaldson, Jimmy Giuffre, Andrew Hill, Charles Lloyd et Archie Shepp à Newport. En Europe on l'entend aux côtés de Harold Land et Hutcherson (1969). Il entre au M'Boom Re: Percussion de Max Roach dès 1970. Peu souvent mis à l'avant plan, il poursuit une carrière féconde auprès des plus grands : Shepp (1969-77), Mingus (1972) à Town Hall, Woody Shaw (1977), M'Boom (1982), Steve Grossman (1984)… Le New York Jazz Repertory interprète sa composition The Almoravid (1974). Il révèle ses talents de pianiste en duo avec Larry Young, puis enregistre en piano solo (1978)[1].

On le retrouve aussi au vibraphone et aux percussions sur des albums comme, The Outlaw (2005) ou Horace To Max (2009).

En Europe, on le remarque avec Mingus Dynasty (1982) et au sein de M'Boom (1987), il participe à la musique du film de Spike Lee « She's Gotta Have It » (1987), enregistre avec les pianistes Uli Lenz (1988), Stanley Cowell (1989) et Kevin Hays, le flûtiste Jeremy Steig, en tant que leader (1991), ainsi qu'avec le saxophoniste Rickey Woodard (1992). En 1991, il dirige un quintette au (nouveau) Birdland de New York[1].

Rejetant l'aspect spectaculaire ou péremptoire de la percussion, Chambers tend à la concision. Son jeu foisonnant reste rigoureux, attentif à l'aspect mélodique et aux contrastes dynamiques, et dénote un goût pour la forme qu'on retrouve chez le compositeur[1].

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Philippe Carles, André Clergeat, Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du Jazz, Éditions Robert Laffont, 2002 (ISBN 2-221-07822-5)