Isoflavones

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L'isoflavone, squelette de base des isoflavones

Les isoflavones sont des molécules de la famille des flavonoïdes très étudiées pour leurs propriétés pseudo-œstrogéniques.

La génistéine et daidzéine sont les principaux flavonoïdes du soja.
Les consommations en sont négligeables en Europe, à l'exception des consommateurs de lait de soja (certains nourrissons, etc.), mais les apports alimentaires en sont très importants dans les pays d'Extrême-Orient (environ 30-40 mg/jour). La rutine est un flavonoïde présent dans le citron.


Sommaire

[modifier] Intérêt alimentaire ou sanitaires

Les isoflavones du soja ont des effets bénéfiques sur

  • le fonctionnement du cœur
  • la souplesse du système sanguin.
La génistéine est un antioxydant (le principal dans le soja), faiblement oestrogénique (1/100ème de la force oestrogénique de l’hormone œstrogène même). Contrairement à la daidzéine, la génistéine se montre (expérimentalement et par injection) capable de fortement assouplir les vaisseaux sanguins (vasodilatation augmentée d'un facteur 2 à 3 dans l'avant-bras après injection)[1].

Par ailleurs, la rutine du citron a été testée avec succès comme adjuvant pour faire baisser la tension intraoculaire[2].

[modifier] Précautions pour les enfants et femmes enceintes ou allaitantes

L'AFSSA a émis les recommandations suivantes[3] :

  • les préparations aux protéines de soja ne devraient pas être données aux enfants avant 3 ans si celles-ci ne sont pas à teneur réduite en isoflavones.
    Compte tenu de leur composition, les tonyus (jus de soja) sont contre-indiqués pour l'alimentation des nourrissons et des enfants en bas-âge (de la naissance à trois ans).
  • La femme enceinte et allaitante doit éviter une consommation élevée d'isoflavones, notamment sous la forme de compléments alimentaires.
    Les études animales montrent en effet que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l'exposition aux phyto-œstrogènes.
    Des anomalies morphologiques pouvant entraîner une diminution de la fertilité mais aussi une plus grande sensibilité aux carcinogènes sont observées.

La consommation de préparations à base de protéines de soja devrait donc, dans le cas des nourrissons et des femmes enceintes, être inférieure à 1 mg·l-1 de préparation reconstituée (en équivalents aglycone46, soit environ 0,15 mg·kg-1 de poids corporel).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes et références

  1. Circulation, 2001 ; 103 :258-262 cité par Nutranews0501
  2. Nutranews0501
  3. Rapport de l'AFSSA sur les phyto-oestrogènes
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