Agnodice

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« Agnodice, Sage-femme athénienne », gravure extraite de : Biographie des sages-femmes célèbres, anciennes, modernes, contemporaines, par A. Delacoux, 1833.

Agnodice ou Agnodikè (en grec ancien Ἀγνοδίκη) fut, selon une légende grecque rapportée par Hygin (Caius Julius Hyginus) dans la 274e de ses Fabulae[1], l'une des premières femmes médecin et gynécologue.

Issue de la haute société athénienne, elle se déguise en homme pour suivre les cours de médecine du célèbre médecin Hérophile. En 350 av. J.-C., elle passe brillamment l'examen et devient gynécologue, mais sans révéler sa véritable identité.

Rapidement les malades viennent en grand nombre la voir et les autres médecins, jaloux, lancent une rumeur disant qu’elle userait de son métier pour séduire les femmes mariées qu'on voyait s'abandonner, sans réserve, à ses soins. Agnodice est alors obligée de révéler sa véritable identité. Elle est alors accusée de violer la loi athénienne, en pratiquant une branche de la médecine, pour laquelle elle risquait une forte condamnation.

La reconnaissance et l'intérêt personnel portent les femmes des principaux citoyens à se réunir pour prendre sa défense. Elles arguent notamment du fait que les femmes préféraient se laisser mourir plutôt que de recourir à un médecin homme. Les magistrats acquittent Agnodice et lui permettent de continuer à exercer la médecine.

L’année suivante, une loi est créée pour autoriser les femmes à étudier la médecine.

La réalité historique du personnage est contestée, mais certains considèrent son existence comme vraisemblable[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hygin (Caius Julius Hyginus) (274) CCLXXIV. « Inventors et their inventions » consulté le 9 mai 2013
  2. (en) Amanda McDaniel assistée de Mitchell Hammond « Women in Medicine », bibliothèque de Health Sciences, University of Virginia, États-Unis, consultée le 10 mai 2013