Angélique du Coudray

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Madame du Coudray. From Aloïs Delacoux, Biographie des sages-femmes célèbres, anciennes, modernes et contemporaines (artiste inconnu. Paris : Trinquart, 1834)

Angélique Marguerite du Coudray (1712-1792) fut la première professeur de la discipline des sage-femmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Angélique Marguerite Le Boursier du Coudray est née à Clermont-Ferrand en 1714. Après avoir été maîtresse sage-femme du Châtelet à Paris pendant seize ans, elle retourne en Auvergne en 1754 et commence à donner des cours aux matrones qui pratiquent les accouchements dans les campagnes. Elle invente un mannequin permettant de comprendre la mécanique obstétricale : une machine « représentait le bassin d'une femme, la matrice, son orifice, ses ligaments, le conduit appelé vagin, et l'intestin rectum. J'y joignis un modèle d'enfant de grandeur naturelle, dont je rendis les jointures flexibles pour pouvoir les mettre dans les positions différentes, un arrière-faix avec les membranes, le cordon ombilical »[réf. souhaitée]. Durant une formation de deux mois, les élèves s’exerçaient sur ce mannequin. L'intendant d'Auvergne la trouve « très habile et de bonne volonté » et décide que les principales villes d'Auvergne doivent disposer d'un mannequin.

Louis XV lui délivre un brevet royal l’autorisant à donner des cours dans tout le royaume. À partir de 1759, à cinquante ans, et jusqu'en 1783, durant vingt-cinq ans, elle forme plus de 5 000 femmes au cours d'un véritable tour de France obstétrical. Elle forme également des chirurgiens qui perpétuent son enseignement[1].

Découvertes et écrits[modifier | modifier le code]

Elle publie en 1752 l’Abrégé de l’Art des accouchements, dont la seconde édition, parue en 1769, est illustrée, pour la première fois, de gravures en taille douce enluminées de couleurs.

Elle rend "palpable" ses cours grâce à un mannequin de sa fabrication (bois, carton, tissus, coton) reproduisant grandeur nature le bassin d'une femme en couches, son fœtus avec placenta. Le modèle est déposé en 1778 ; il en reste un exemplaire exposé au musée Flaubert et d'histoire de la médecine de Rouen. Il permet de montrer la dynamique de l’accouchement aux élèves et, surtout, de leur faire pratiquer des manœuvres obstétricales[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pr. M. Collet, Art des accouchements.
  • Magazine Demain Clermont de la ville de Clermont-Ferrand, n° 236, novembre 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]