The Guardian

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The Guardian
The Guardian.svg

Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue Anglais
Périodicité Quotidienne
Format Berlinois
Genre Généraliste
Prix au numéro 1,20 £
Diffusion 351 031 ex. (Avril 2008)
Date de fondation 1821
Ville d’édition Londres

Propriétaire Groupe Guardian Media
Rédacteur en chef Alan Rusbridger
ISSN 0261-3077
Site web www.guardian.co.uk
L'ancien siège du Guardian

The Guardian est un quotidien d’information britannique. Il fait partie de la « presse de qualité » et a une ligne éditoriale de centre-gauche. Le journal abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays, tels que Hugo Young, Jonathan Freedland, Madeleine Bunting et Polly Toynbee.

Sommaire

Origines[modifier]

En 1821, John Edward Taylor (1791-1844) fonde le Manchester Guardian and Evening News Limited. Le journal acquiert la reconnaissance nationale et internationale sous la direction de Charles Prestwich Scott (1846-1932), qui racheta le journal en 1907 après la mort de John Edward Taylor fils (1830-1905). C. P. Scott promit que les vœux du fondateur seraient respectés, ceci en défendant l'indépendance du Guardian. Ces principes sont résumés en une phrase, dans un article souvent cité, publié à l'occasion du centenaire du journal :

« Comment is free, but facts are sacred... The voice of opponents no less than that of friends has a right to be heard. »
« Les commentaires sont libres, mais les faits sont sacrés... La voix des opposants, non moins que celle des amis a le droit d'être entendue. »

Scott, tout en restant propriétaire du Guardian, passa plus tard la main à ses fils, John et Edward. Ceux-ci, afin d'assurer la pérennité de l'indépendance journalistique du journal, se mirent d'accord sur le fait que si l'un d'eux mourait, l'autre devrait racheter la part du premier.

C.P Scott mourut en 1932, suivi quatre mois plus tard d'Edward, laissant John Russel Scott seul propriétaire du journal. En 1936, il créa un trust d'actionnaires auquel il confia la propriété du Manchester Guardian, ainsi que du très lucratif Manchester Evening News.

Volonté d'indépendance[modifier]

The Guardian se caractérise par une volonté de liberté et d’indépendance, même au risque de heurter son lectorat. Ainsi, en 1956, une année après être devenu quotidien, il critique violemment le gouvernement Eden lors de la crise du canal de Suez, ce qui entraîne la résiliation de nombreux abonnements. En 1979-1980, il profite largement de la crise de onze mois que connaît The Times, qui cesse de paraître pendant cette période. Si les positions de The Guardian en matière de politique extérieure se font plus modérées comme lors du conflit des Malouines, il est le seul organe de presse de qualité à appeler à voter pour le parti travailliste anglais en 1987 et ce jusqu'en 2010. Fin avril 2010, The Guardian publie un éditorial dans lequel il soutient publiquement les LibDems[1].

Mutations du quotidien depuis les années 1990[modifier]

En 1993, The Guardian rachète The Observer. En 1994, The Guardian subit davantage la concurrence du Times et du Daily Telegraph, et doit baisser son prix de vente.

Depuis 1990, une édition européenne de The Guardian existe, composée de 24 pages et vendue dans 16 pays d’Europe, ainsi qu’en Israël : elle contient des articles de la rédaction londonienne et des traductions issues d’articles de journaux européens, parmi lesquels le Monde. Le tirage de The Guardian se monte à 400 000 exemplaires.

Tout en étant proche des travaillistes, il demeure très critique vis-à-vis du gouvernement de Tony Blair.

Sous l'impulsion du journaliste Simon Rogers, le Guardian développe à partir du 2009 le journalisme de données avec une section entière qui y est consacrée sur son site internet et devient l'un des leaders mondiaux dans le domaine[2].

En octobre 2011 c'est la fin de l'édition papier, pour un passage au tout numérique[réf. nécessaire].

Représentations populaires[modifier]

Avant la fondation de The Independent, il a longtemps été le seul quotidien à présenter une ligne éditoriale pro-travailliste. The Guardian est donc réputé être le journal de référence de l'intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes, surtout dans Londres. Au point que lorsque les conservateurs veulent qualifier quelqu'un d’« intello de gauche », ils disent que c'est un « lecteur du Guardian ».

Partenariat[modifier]

The Guardian Weekly diffuse une version anglophone du mensuel français Le Monde diplomatique depuis 1999.

Notes et références[modifier]

  1. [1] Le Guardian et le Times retirent leur soutien aux travaillistes
  2. Pablo René-Worms, « Les coulisses du journalisme de données », Le Point, 1er décembre 2010 [texte intégral] 

Lien externe[modifier]