Katorga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Prisonniers dans un katorga entre 1908 et 1913.

Le mot russe katorga (alphabet cyrillique : каторга), que l'on peut traduire par « bagne », désigne une partie du système de répression pénale de la Russie impériale. Les condamnés étaient envoyés dans des camps très éloignés, situés dans de vastes régions peu habitées de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe, où ils étaient contraints de travailler.

Le mot vient du grec du verbe kateirgein, «réprimer», «enfermer» ( dans des galères, par exemple) ou du mot «katergon», galère.

La katorga débute dès le XVIIe siècle[1].

En 1722, le tsar Pierre le Grand ordonna par exemple l'exil des criminels, avec femme et enfants, dans les mines d'argent de Dauria, en Sibérie orientale.

Staline effectue plusieurs séjours au bagne sous le règne de Nicolas II[2] : après s'être évadé en 1902 et 1908, il est finalement isolé de 1913 à 1917 dans un établissement sur le fleuve Ienisseï  ; il est relâché au moment de la révolution de Février.

Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tchéka, est déporté deux fois pour activité révolutionnaire, en 1897 et en 1900.

Après la révolution russe de 1917, la Katorga est prolongée par les bolcheviks ; les camps sont massivement développés.

Article détaillé : Goulag.

Contrairement aux camps de concentration, la Katorga fait partie du système judiciaire normal de l'Empire russe. Illes avaient des caractéristiques communes : confinement, infrastructure simplifiée (par opposition aux prisons) et travail forcé (tâches généralement très pénibles).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Applebaum, p. 9 et 37.
  2. Biographie de Staline