Katorga

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Prisonniers dans un katorga entre 1908 et 1913.

Le Katorga (russe : каторга), mot russe que l'on peut traduire par « bagne », faisait partie du système de condamnation pénale dans la Russie impériale. Le mot vient du grec katorgon, « galère ». Les prisonniers étaient envoyés dans des camps très éloignés, situés dans de vastes régions inhabitées de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe. Ils étaient contraints de travailler.

Le Katorga débuta dès le XVIIe siècle[1]. En 1722, le tsar Pierre le Grand ordonna par exemple l'exil des criminels, avec femme et enfants, dans les mines d'argent de Dauria, en Sibérie orientale. Staline effectua plusieurs séjours au Katorga sous le règne de Nicolas II[2] : après s'être évadé en 1902 et 1908, il est finalement isolé dans un Katorga sur le fleuve Ienisseï, en Sibérie de 1913 à 1917 — il fut relâché au moment de la révolution de Février. Félix Dzerjinski, le fondateur de la Tchéka, fut emprisonné deux fois, en 1897 et en 1900, pour activité révolutionnaire. Après la révolution russe de 1917, le Katorga fut repris par les bolcheviks. Durant la période soviétique, les camps furent massivement développés.

Article détaillé : Goulag.

Contrairement aux camps de concentration, le Katorga faisait partie du système judiciaire normal de l'Empire russe. Ils avaient des caractéristiques communes : confinement, infrastructure simplifiée (par opposition aux prisons) et travail forcé (tâches généralement très pénibles).

Notes et références [modifier]

  1. Anne Applebaum, Goulag : Une histoire, éditions Bernard Grasset, 2005, p. 9.
  2. Biographie de Staline

Article connexe [modifier]