Grigore V Ghica

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Grigore V Ghica ou Grigorie Alexandru Ghika X (né le 27 août 1807 – mort le 24 août 1857). Membre de la Famille princière Ghica il est Hospodar de Moldavie de 1849 à 1853 puis de 1854 à 1856.

Origine et jeunesse[modifier | modifier le code]

Grigore V Ghica appartient à la famille Ghica il est le fils d’Alexandre Ghica (1768-1850) Mare Logofãt et Mare Cancelar de Moldavie et d’Elena Sturdza. Il descendait de Matei Ghica un frère du prince Grigore III Ghica exécuté en 1777.

Il était en outre le neveu maternel du prince Mihail Sturdza et le gendre du prince Ioan Sturdza. Issu du milieu princier moldave il avait fait ses études en Europe occidentale en Allemagne et en France et prit part comme membre du « Parti National » au mouvement qui avait amené le retrait de son oncle Mihail Sturdza.

Un prince réformateur[modifier | modifier le code]

Grigore V Alexandru Ghica X

Le Révolution roumaine de 1848 avait entraîné la déchéance du prince Mihail Sturdza et l’occupation du pays par les forces russes et turques. La convention de Balta-Liman signée entre les deux puissances le 1er mai 1849 prévoit la nomination de nouveaux princes pour une durée de 7 années et la suppression de l’assemblée élue qui est remplacée par un Divan nommé par le prince.

C’est dans ce contexte que Grigore V Ghica devient prince de Moldavie en mai 1849. Comme son homologue de Valachie Barbu Știrbei avec qui il doit se rendre à Constantinople pour recevoir son investiture il est un partisan convaincu de l’union des deux principautés roumaines.

Dès son entrée en fonction il met en œuvre des réformes urgentes avant même le départ des troupes d’occupation russo-turques. C’est ainsi qu’il crée un ministère des travaux publics et qu’il prend des mesures destinées à garantir le pays contre les épizooties qui déciment les troupeaux.

En matière fiscale il augmente les droits d’entrée des marchandises de 3 à 5 % à partir de 1850 et réduit les droits sur les exportations de 12 à 5 %.

Il réglemente les rapports entre les paysans et les propriétaires fonciers (1851) rétablit l’enseignement du roumain et supprime les conditions restrictives imposées aux juifs pour résider dans le pays. Il fonde des établissements de bienfaisance dont un hôpital pour enfants et un autre pour infirmes.

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Le conflit d‘intérêt entre l’Empire russe et les puissances occidentales sur l’avenir de l’Empire ottoman génère la Guerre de Crimée

Dès octobre 1853 la Moldavie est assujettie à une administration militaire russe (octobre 1853-septembre 1854) lorsque cette dernière s’achève des troupes d’occupations autrichiennes interviennent dans le pays à la suite du départ des Russes pour préserver les intérêts ottomans (juin 1854mars 1857). Le Congrès de Paris le 30 mars 1856 met fin aux hostilités il laisse toutefois les principautés danubiennes sous la suzeraineté de la Sublime Porte dans l’attente de la réunion d’une Commission Européenne à Bucarest.

Grégoire V Ghica doit se retirer à l’échéance de son mandat de prince le 16 juillet 1856. Il est immédiatement remplacé par un Caïmacan unique Teodor Balș qui est l’homme des Autrichiens et des Turcs et qui est opposé à l’union des principautés par ambition personnelle car il aspire à devenir prince [1]. Découragé le prince Grigore V Ghica X se retire en France où il est mal soutenu par le gouvernement français. Il se suicide le 24 août 1857 dans sa propriété de Le Mée-sur-Seine. Il est inhumé dans le cimetière de la commune

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Grigore V Ghica avait eu trois épouses

1) la princesse Elena fille de Ioan Sturdza

2) en 1835 Anna Catargi

3) le 9 septembre 1856 à Paris, Eufrosine Rollin veuve Leroy.

Il est le grand-père de Vladimir Ghika.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le « Règlement Organique » de 1834 prévoyait qu’un collège de trois Caïmacan devait assurer l’intérim des princes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandru Dimitrie Xenopol Histoire des Roumains de la Dacie trajane : Depuis les origines jusqu'à l'union des principautés Tome II de 1633 à 1859. Éditeur Ernest Leroux Paris (1896)