Col du Grand-Saint-Bernard
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| Col du Grand-Saint-Bernard | ||
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| Altitude | 2 469 m | |
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| Massif | Alpes valaisannes | |
| Latitude Longitude |
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| Pays | ||
| Vallées | Vallée du Grand-Saint-Bernard (sud) |
Val d'Entremont (nord) |
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Ascension depuis
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Aoste | Sembrancher |
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Déclivité moy.
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5,9 % | 5,7 % |
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Déclivité max.
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8,3 % | 9,7 % |
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Kilométrage
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32,1 km | 30,6 km |
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Accès
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RN 27 et tunnel (E27) | S27 et tunnel |
| Fermeture hivernale |
octobre-mai | |
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Le Grand-Saint-Bernard, anciennement appelé Mont-Joux, est un col des Alpes pennines situé à 2 469 mètres d'altitude en Suisse (la frontière avec l'Italie passant quelques centaines de mètres au sud en contre-bas), sur la commune de Bourg-Saint-Pierre du côté suisse et de Saint-Rhémy-en-Bosses du côté italien. Il sépare la vallée du même nom, dans le val d'Aoste au sud, du val d'Entremont, situé dans la partie francophone du canton du Valais au nord et constitue un passage entre le mont Mort et la pointe de Drône, tous deux situés sur la frontière italio-helvétique.
Sommaire |
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Au Néolithique, le col aurait servi, de passage pour les premiers habitants du Valais qui se seraient approvisionnés en pierres dans le Val d'Aoste ; les mouvements de population ont dû se poursuivre jusqu'à l'Âge du fer et certainement durant la période de la Tène.
[modifier] Antiquité
La première mention historique des habitants du Val d'Aoste, les Salasses, remonte à leur défaite face aux Romains en 133 av. J.-C.. Selon Tite-Live, les Celtes Boïens et Lingons franchirent le col, peut-être avant de s'installer en gaule cisalpine[1] au IVe siècle av. J.‑C..
Certaines interprétations historiques erronées[2], réfutées par Tite-Live[3], y faisaient passer l'armée d'Hannibal Barca et ses éléphants en 218 av. J.-C..
L'histoire du col suit celle de la province romaine des Alpes pennines. L'antique voie romaine existe toujours, elle longe en contre-bas l'actuelle route d'accès au col.
Le col prit le nom de col du Mont-Joux. Le col est le point culminant et l'un des passages les plus difficiles de la Via Francigena, chemin de pèlerinage menant à Rome, dont l'itinéraire le plus ancien est donné par Sigéric de Cantorbéry, en 990 ; ce dernier n'a pas dormi sur le col, mais à Bourg-Saint-Pierre, puis à Saint-Rhémy-en-Bosses.
[modifier] Moyen Âge
Le col du Mont-Joux, lieu de passage privilégié des commerçants et des pèlerins, était le lieu de nombreux brigandages, notamment des Sarrasins qui occupaient la région depuis un demi-siècle. Saint-Bernard de Menthon, qui eut pitié des malheureux qui y mouraient régulièrement, obtint de l'évêque d'Aoste qu'une expédition délivre le lieu des brigands et que l'hospice détruit soit reconstruit (en l'an 968) pour héberger et secourir les voyageurs. C'est ainsi qu'en reconnaissance le col prit par la suite le nom de son bienfaiteur. L'Hospice fut ensuite placé sous la juridiction de l'évêque de Sion, préfet et comte du Valais. Cette particularité explique le fait que l'intégralité du col se situe aujourd'hui en territoire suisse. Ce col fut l'un des passages principaux des Alpes jusqu'au XIVe siècle et l'aménagement du col du Saint-Gothard. Le col du Grand-Saint-Bernard est maintenant connu pour son hospice et ses chiens homonymes.
[modifier] XVIIIe et XIXe siècles
Bonaparte y passa en mai 1800. Le peintre David immortalisa cet instant dans une œuvre artistique majeure : Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard où il représente un Bonaparte monté sur un cheval fougueux, alors qu'en réalité il montait un mulet, bête jugée plus sûre pour les sentiers de haute-montagne.
[modifier] Époque contemporaine
La route carrossable, tracée en 1905 et ayant une déclivité de 9 %, n'est praticable que lorsque la neige a suffisamment fondu, à la belle saison. Elle est doublée par un tunnel routier payant de 5 850 mètres creusé en 1964, qui abrite la route européenne E27. La route d'accès au tunnel est couverte, l'entrée nord, côté Valais se situe à 1 918 mètres d'altitude et l'entrée sud, côté Val d'Aoste à 1 875 mètres, la liaison transalpine est donc praticable toute l'année.
[modifier] Pratique sportive
[modifier] Randonnée
[modifier] Cyclisme
Le col du Grand-Saint-Bernard a été franchi à 5 reprises par le Tour de France. Il a été classé en 1re catégorie puis en hors-catégorie en 2009, où il a constitué le point culminant de la course lors de la 16e étape et a été enchaîné pour la première fois depuis 1963 avec le col du Petit-Saint-Bernard. Voici les coureurs qui ont franchi le col en tête[4] :
- 1949 : Gino Bartali
Italie - 1959 : Carmelo Morales
Espagne - 1963 : Federico Bahamontes
Espagne - 1966 : Martin Van Den Bossche
Belgique - 2009 : Franco Pellizotti
Italie
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
- Frédéric Künzi, Bonaparte : bicentenaire du passage des Alpes : exposition, édition fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2000, 160p. (ISBN 2-88443-062-8)
[modifier] Articles connexes
- Alpes pennines
- Tunnel du Grand-Saint-Bernard
- Hospice du Grand-Saint-Bernard
- Le Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard
- Musée et Chiens du Saint-Bernard
- Vallée du Grand-Saint-Bernard
- Col du Petit-Saint-Bernard
- Les chiens de race Saint-bernard
- Saint Bernard de Menthon
[modifier] Liens externes
- Histoire de Saint-Bernard de Menthon et de la construction de l'Hospice du Grand Saint-Bernard
- Le Grand-Saint-Bernard sur le site de la vallée d'Aoste
[modifier] Notes et références
- Tite-Live, Histoire romaine V-35
- Pline l'Ancien, Histoires naturelles, III, 17, 123 ; Ammien Marcellin, livre XV, 9-11 ; Isidore de Séville
- Tite-Live, Histoire romaine, XXI-38
- (fr) Le dico du Tour - Le col du Grand-Saint-Bernard dans le Tour de France depuis 1947