Hospice du Grand-Saint-Bernard
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| Hospice du Grand-Saint-Bernard | |||
| Présentation | |||
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| Type | Hospice | ||
| Date de construction | Vers 1050 | ||
| Géographie | |||
| Pays | Col du Grand-Saint-Bernard, |
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| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Suisse |
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L'hospice du Grand-Saint-Bernard est un hospice situé au col du Grand-Saint-Bernard en Suisse.
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Géographie [modifier]
Il est situé au sommet du col du Grand-Saint-Bernard dans les Alpes Pennines, à 2 473 mètres d'altitude. La frontière avec l'Italie passe à quelques centaines de mètres au sud en contre-bas.
Histoire [modifier]
Au IXe siècle, un premier hospice (ou monastère) existe au pied du col (côté Suisse), à Bourg-Saint-Pierre. Il est mentionné pour la première fois vers 812-820. Au Xe siècle, le monastère de Bourg-Saint-Pierre est détruit par des incursions de Sarrasins au milieu du Xe siècle, probablement en 940, date à laquelle ils occupent aussi Saint-Maurice.
Vers 1050, Saint Bernard d'Aoste (de Menthon ou du Mont-Joux, ancien nom du col du Grand-Saint-Bernard), archidiacre d'Aoste, voyant régulièrement des voyageurs arriver terrorisés et détroussés, décide de mettre fin aux brigandages dans la montagne. Dans ce but, il fonde, au sommet du col du Grand-Saint-Bernard, l'hospice qui portera plus tard son nom. L'église de l'hospice est dédiée à saint Nicolas. Il faut préciser que c'est seulement dans un document de 1125 que l'on trouve la première mention de l'église dans les textes.
L'hospice du Grand-Saint-Bernard est placé sous la juridiction de l'évêque de Sion, préfet et comte du Valais. Cette particularité explique le fait que l'intégralité du col se situe aujourd'hui en territoire suisse.
Au XVIIIe siècle, c'est à l'hospice du Grand-Saint-Bernard que repose le général Desaix tombé à la bataille de Marengo. Dès le mois de juin 1800, Bonaparte ordonna l'édification de son tombeau au Grand-Saint-Bernard, bien que Desaix n'eut pas traversé les Alpes avec l'armée de réserve.
Le corps du jeune général, demeuré à Milan depuis 1800, est inhumé à l'hospice du Grand-Saint-Bernard en 1805 en présence du général Berthier représentant l'Empereur. Un monument commémoratif du sculpteur Jean-Guillaume Moitte est installé en 1806 dans la chapelle puis déplacé en 1829.
Au XXIe siècle, Desaix repose anonymement dans la chapelle, sous l'autel consacré à Sainte Faustine. Son tombeau sculpté, devenu cénotaphe, est toujours dans l'escalier qui mène du rez-de-chaussée à la bibliothèque du premier étage.
L'hospice du Grand-Saint-Bernard servait de noviciat. C'est ici que le bienheureux Maurice Tornay (1910-1949) fit ses études avant de partir pour le Yunnan.
Chien Saint-Bernard [modifier]
C'est à l'hospice qu'a été créée la race dite du chien du Saint-Bernard, issue de croisements de chiens probablement offerts par des familles valaisannes dans les années 1660-1670. Une première mention en est faite en 1709. L'élevage avait initialement pour but de fournir des chiens de garde et de défense à l'hospice avant qu'ils ne deviennent des chiens de secours en montagne. L'élevage a été transféré à une fondation, la fondation Barry située à Martigny (du nom du chien Barry), en 2004. Cette fondation s'est engagée à maintenir la race et à laisser des chiens à l'hospice l'été.
Galerie [modifier]
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Cénotaphe de Desaix à l'intérieur de l'hospice.
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Sources et bibliographie [modifier]
- Jean-Luc Rouiller, Le Valais par les dates : une chronologie des origines à nos jours, dans Annales valaisannes, 1999, p. 105, 106, 109.
- Le Grand-Saint-Bernard (collectif), dans Les chanoines réguliers de Saint-Augustin en Valais, Bâle, 1997 (Helvetia sacra, IV/1)
- Lucien Quaglia, La maison du Grand-Saint-Bernard des origines aux temps actuels, Martigny, 1972.