Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hospice du Grand-Saint-Bernard
Image illustrative de l'article Hospice du Grand-Saint-Bernard
Vue de l'ensemble de l'hospice
Présentation
Culte Catholicisme
Type Hospice
Rattachement C.R.B.
Début de la construction Vers 1050
Protection Bien culturel d'importance nationale
Site web www.gsbernard.net/index.php?page=gd-st-bernard
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
Commune Bourg-Saint-Pierre
Coordonnées 45° 52′ 08″ N 7° 10′ 14″ E / 45.868999, 7.17064145° 52′ 08″ Nord 7° 10′ 14″ Est / 45.868999, 7.170641  

Géolocalisation sur la carte : canton du Valais

(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Hospice du Grand-Saint-Bernard

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Hospice du Grand-Saint-Bernard

L'hospice du Grand-Saint-Bernard est un hospice situé au col du Grand-Saint-Bernard en Suisse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Il est situé au sommet du col du Grand-Saint-Bernard dans les Alpes Pennines, à 2 473 mètres d'altitude. La frontière avec l'Italie passe à quelques centaines de mètres au sud en contrebas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, un premier hospice (ou monastère) existe au pied du col (côté Suisse), à Bourg-Saint-Pierre. Il est mentionné pour la première fois vers 812-820. Au Xe siècle, le monastère de Bourg-Saint-Pierre est détruit par des incursions de Sarrasins au milieu du Xe siècle, probablement en 940, date à laquelle ils occupent aussi Saint-Maurice.

Vers 1050, saint Bernard d'Aoste (de Menthon ou du Mont-Joux, ancien nom du col du Grand-Saint-Bernard), archidiacre d'Aoste, voyant régulièrement des voyageurs arriver terrorisés et détroussés, décide de mettre fin aux brigandages dans la montagne. Dans ce but, il fonde, au sommet du col du Grand-Saint-Bernard, l'hospice qui portera plus tard son nom. L'église de l'hospice est dédiée à saint Nicolas. Il faut préciser que c'est seulement dans un document de 1125 que l'on trouve la première mention de l'église dans les textes.

L'hospice du Grand-Saint-Bernard est placé sous la juridiction de l'évêque de Sion, préfet et comte du Valais. Cette particularité explique le fait que l'intégralité du col se situe aujourd'hui en territoire suisse.

En 1823, le bâtiment de l'hospice est surélevé d'un étage sous la direction de l'architecte lausannois Henri Perregaux[1].

L'hospice du Grand-Saint-Bernard servait de noviciat. C'est ici que le bienheureux Maurice Tornay (1910-1949) fit ses études avant de partir pour le Yunnan.

Tombeau et cénotaphe de Desaix[modifier | modifier le code]

C'est à l'hospice du Grand-Saint-Bernard que repose le général Desaix (17 août 1768-14 juin 1800) tombé à la bataille de Marengo. Dès le mois de juin 1800, Bonaparte ordonne l'édification de son tombeau au Grand-Saint-Bernard, bien que Desaix n'ait pas traversé les Alpes avec l'armée de réserve. Le corps du jeune général, demeuré à Milan depuis 1800, est inhumé à l'hospice du Grand-Saint-Bernard en 1805 en présence du général Berthier représentant l'Empereur. Un monument commémoratif du sculpteur Jean-Guillaume Moitte est installé en 1806 dans la chapelle puis déplacé en 1829. Desaix repose anonymement dans la chapelle, sous l'autel consacré à sainte Faustine. Son tombeau sculpté, devenu cénotaphe, se trouve toujours dans l'escalier qui mène du rez-de-chaussée à la bibliothèque du premier étage.

Chien Saint-Bernard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chien du Saint-Bernard.

C'est à l'hospice qu'a été créée la race dite du chien du Saint-Bernard, issue de croisements de chiens probablement offerts par des familles valaisannes dans les années 1660-1670. Une première mention en est faite en 1709. L'élevage avait initialement pour but de fournir des chiens de garde et de défense à l'hospice avant qu'ils ne deviennent des chiens de secours en montagne. L'élevage a été transféré à une fondation, la fondation Barry située à Martigny (du nom du chien Barry), en 2004. Cette fondation s'est engagée à maintenir la race et à laisser des chiens à l'hospice l'été.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 255-256

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Rouiller, Le Valais par les dates : une chronologie des origines à nos jours, dans Annales valaisannes, 1999, p. 105, 106, 109.
  • Le Grand-Saint-Bernard (collectif), dans Les chanoines réguliers de Saint-Augustin en Valais, Bâle, 1997 (Helvetia sacra, IV/1)
  • Lucien Quaglia, La maison du Grand-Saint-Bernard des origines aux temps actuels, Martigny, 1972.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]