Grand Prix automobile de Belgique 1954

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Grand Prix de Belgique 1954

Tracé de la course

Drapeau Circuit de Spa-Francorchamps

Données de la course
Nombre de tours 36
Longueur du circuit 14,120 km
Distance de course 508,320 km
Résultats
Vainqueur Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio,
Maserati,
h 44 min 42 s 4
(vitesse moyenne : 185,173 km/h)
Pole position Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio,
Maserati,
min 22 s 1
(vitesse moyenne : 193,941 km/h)
Record du tour en course Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio,
Maserati,
min 25 s 5
(vitesse moyenne : 191,458 km/h)

Le Grand Prix de Belgique 1954 (XVIe Grand Prix de Belgique / XVI Grote Prijs van Belgie), disputé sur le circuit de Spa-Francorchamps le 20 juin 1954, est la trente-cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la troisième manche du championnat 1954.

Contexte avant le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Le championnat du monde[modifier | modifier le code]

Organisé en 1952 et 1953 suivant la réglementation formule 2 (2000 cm3), le championnat du monde des conducteurs se court à nouveau suivant la réglementation formule 1, modifiée en 1954 : moteur 2500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 suralimenté, carburant libre.

Les nouvelles Lancia et Mercedes-Benz n'ont pas terminé la mise au point de leurs nouvelles F1. Ayant quitté la Scuderia Ferrari pour Lancia, le champion du monde Alberto Ascari ne peut défendre son titre en ce début de saison. Juan Manuel Fangio, qui a signé chez Mercedes, effectue les premières courses de l'année sur une Maserati d'usine, et sa victoire en Argentine lui permet d'occuper la tête du championnat. Malgré la perte de son pilote numéro un, Ferrari dispose toujours d'une équipe redoutable avec Giuseppe Farina, José Froilán González, Mike Hawthorn et Maurice Trintignant. Amédée Gordini, malgré ses difficultés financières, parvient à maintenir une présence officielle en Grand Prix, Jean Behra étant cette année encore le fer de lance de l'équipe.

Suite à l'annulation du Grand Prix automobile des Pays-Bas, qui devait avoir lieu le 6 juin sur le circuit de Zandvoort[1], le Grand Prix de Belgique constitue la première épreuve européenne du championnat.

Le circuit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : circuit de Spa-Francorchamps.
Spa-Francorchamps
Vue de 2008 du circuit permanent, empruntant une partie du tracé initial (au fond, le virage de la Source).

Utilisé depuis 1924 pour les compétitions automobiles, le circuit de Spa-Francorchamps emprunte le réseau routier de la région des Hautes Fagnes, au sud de Liège. Son tracé, développant plus de quatorze kilomètres, autorise des vitesses très élevées, Juan Manuel Fangio ayant fixé le record du tour à près de 194 km/h de moyenne en 1951.

Monoplaces en lice[modifier | modifier le code]

  • Ferrari 553 et 625 "Usine"
Ferrari 553
La Ferrari 553, à réservoirs latéraux.

La Scuderia Ferrari avait renoncé à faire courir son nouveau modèle 553 en Argentine, la tenue de route étant problématique. De nombreuses journées de mise au point ont été effectuées durant l'hiver[2], et l'usine aligne ici deux 553 pour Giuseppe Farina (qui porte un appareil orthopédique au bras suite à son accident des Mille Miglia) et José Froilán González. Le moteur est un quatre cylindres supercarré développant plus de 250 chevaux à 7500 tr/min, la voiture pesant environ 600 kg[3]. Mike Hawthorn et Maurice Trintignant disposent quant à eux de monoplaces du type 625, dérivées de la 500 F2, moins puissantes (environ 240 chevaux à 7000 tr/min), plus lourdes (650 kg), mais plus fiables et d'un comportement plus sûr. Aux côtés des quatre voitures d'usine, le pilote belge Jacques Swaters dispose de la Ferrari 500 de l'Écurie Francorchamps, équipée d'un moteur de type 625.

  • Maserati 250F "Usine"
Maserati 250F
Le six cylindres de la Maserati 250F

Après quelques problèmes de jeunesse liés à un manque de développement lors de sa première apparition en Argentine, la Maserati 250F a depuis évolué au niveau de la transmission et des suspensions. L'usine dispose de trois voitures pour Juan Manuel Fangio, Onofre Marimon et Sergio Mantovani et construit en parallèle plusieurs exemplaires pour des pilotes privés, tels Stirling Moss et le Prince Bira qui disposent déjà du nouveau modèle. La voiture pèse environ 630 kg, le moteur six cylindres des versions usine développe environ 250 chevaux à 7200 tr/min[3], les versions client étant limitées à 240 chevaux. L'Argentin Roberto Mieres, qui ne dispose pas encore de la nouvelle version, s'aligne ici sur une ancienne A6SSG équipée du moteur 2,5 litres.

  • Gordini T16 "Usine"

Amédée Gordini n'a pas disposé des ressources nécessaires au développement d'un nouveau modèle et utilise cette année encore son modèle T16, ex-formule 2, dont la cylindrée du moteur a été portée à 2500 cm3. La puissance disponible est de l'ordre de 225 chevaux à 6500 tr/min, la monoplace pesant 630 à 640 kg et disposant d'une boîte cinq vitesses[4]. L'écurie a amené deux voitures pour Jean Behra et Paul Frère, André Pilette pilotant la monoplace qu'il partage avec Georges Berger, engagée officiellement par l'usine.

Coureurs inscrits[modifier | modifier le code]

Liste des pilotes inscrits[5]
no  Pilote Écurie Constructeur Modèle N° châssis Moteur Pneumatiques
2 Drapeau : Belgique Jacques Swaters Écurie Francorchamps Ferrari Ferrari 500 208-F2 Ferrari L4 E
4 Drapeau : Italie Giuseppe Farina Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 553 553-2 Ferrari L4 P
6 Drapeau : Argentine José Froilán González Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 553 553-3 Ferrari L4 P
8 Drapeau : France Maurice Trintignant Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 625 625-6 Ferrari L4 P
10 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 625 625-7 Ferrari L4 P
12 Drapeau : France Jean Behra Equipe Gordini Gordini Gordini T16 33 Gordini L6 E
16 Drapeau : Belgique Paul Frère Equipe Gordini Gordini Gordini T16 34 Gordini L6 E
18 Drapeau : Belgique André Pilette Equipe Gordini Gordini Gordini T16 31 Gordini L6 E
20 Drapeau : Thaïlande Prince Bira Privé Maserati Maserati 250F 2504 Maserati L6 P
22 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Privé Maserati Maserati 250F 2508 Maserati L6 P
24 Drapeau : Argentine Roberto Mieres Privé Maserati Maserati A6SSG 2501 Maserati L6 P
26 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Officine Alfieri Maserati Maserati Maserati 250F 2505 Maserati L6 P
28 Drapeau : Argentine Onofre Marimon Officine Alfieri Maserati Maserati Maserati 250F 2506 Maserati L6 P
30 Drapeau : Italie Sergio Mantovani Officine Alfieri Maserati Maserati Maserati 250F 2502 Maserati L6 P

Qualifications[modifier | modifier le code]

Trois journées d'essais qualificatifs sont prévues, les jeudi, vendredi et samedi précédant la course. Seules les Ferrari sont en piste le jeudi, mais il bruine et aucune performance significative ne peut être réalisée. Les conditions s'améliorent le lendemain, où l'on assiste à un duel serré pour la pole position entre la Ferrari de José Froilán González et la Maserati de Juan Manuel Fangio. Avec un temps de 4 min 23 s 6, González tient longtemps la corde mais en fin de journée Fangio accomplit un tour parfait en 4 min 22 s 1 (193,9 km/h), égalant le record qu'il avait lui-même réalisé en 1951 au volant d'une Alfa Romeo Alfetta. Malgré des problèmes de tenue de route, Giuseppe Farina réalise le troisième temps, à près de quatre secondes de Fangio. Peu de pilotes améliorent leur performance lors de la journée du samedi, qui permet toutefois à Mike Hawthorn (Ferrari) d'obtenir une place en deuxième ligne, au côté de la Maserati d'Onofre Marimon.

Fangio
Comme l'année précédente, Juan Manuel Fangio s'est montré le plus rapide sur le sélectif tracé de Spa-Francorchamps.
Résultats des qualifications
Pos. no  Pilote Écurie Temps Écart
1 26 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 4 min 22 s 1  
2 6 Drapeau : Argentine José Froilán González Ferrari 4 min 23 s 6 + 1 s 5
3 4 Drapeau : Italie Giuseppe Farina Ferrari 4 min 26 s 0 + 3 s 9
4 28 Drapeau : Argentine Onofre Marimon Maserati 4 min 27 s 6 + 5 s 5
5 10 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Ferrari 4 min 29 s 4 + 7 s 3
6 8 Drapeau : France Maurice Trintignant Ferrari 4 min 30 s 0 + 7 s 9
7 12 Drapeau : France Jean Behra Gordini 4 min 34 s 5 + 12 s 4
8 18 Drapeau : Belgique André Pilette Gordini 4 min 40 s 0 + 17 s 9
9 22 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Maserati 4 min 40 s 8 + 18 s 7
10 16 Drapeau : Belgique Paul Frère Gordini 4 min 42 s 0 + 19 s 9
11 30 Drapeau : Italie Sergio Mantovani Maserati 4 min 43 s 2 + 21 s 1
12 24 Drapeau : Argentine Roberto Mieres Maserati 4 min 43 s 8 + 21 s 7
13 20 Drapeau : Thaïlande Prince Bira Maserati 4 min 46 s 5 + 24 s 4
14 2 Drapeau : Belgique Jacques Swaters Ferrari 4 min 54 s 2 + 32 s 1

Grille de départ du Grand Prix[modifier | modifier le code]

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[6]
1re ligne Pos. 1 Pos. 2 Pos. 3
Drapeau : Argentine
Fangio
Maserati
4 min 22 s 1
Drapeau : Argentine
González
Ferrari
4 min 23 s 6
Drapeau : Italie
Farina
Ferrari
4 min 26 s 0
2e ligne Pos. 4 Pos. 5
Drapeau : Argentine
Marimon
Maserati
4 min 27 s 6
Drapeau : Royaume-Uni
Hawthorn
Ferrari
4 min 29 s 4
3e ligne Pos. 6 Pos. 7 Pos. 8
Drapeau : France
Trintignant
Ferrari
4 min 30 s 0
Drapeau : France
Behra
Gordini
4 min 34 s 5
Drapeau : Belgique
Pilette
Gordini
4 min 40 s 0
4e ligne Pos. 9 Pos. 10
Drapeau : Royaume-Uni
Moss
Maserati
4 min 40 s 8
Drapeau : Belgique
Frère
Gordini
4 min 42 s 0
5e ligne Pos. 11 Pos. 12 Pos. 13
Drapeau : Italie
Mantovani
Maserati
4 min 43 s 2
Drapeau : Argentine
Mieres
Maserati
4 min 43 s 8
Drapeau : Thaïlande
Bira
Maserati
4 min 46 s 5
6e ligne Pos. 14
Drapeau : Belgique
Swaters
Ferrari
4 min 54 s 2

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Le temps est chaud (30°C à l'ombre[7]) et ensoleillé lorsque le départ est donné le dimanche, à quinze heures[6]. José Froilán González (Ferrari) bondit en tête devant ses coéquipiers Giuseppe Farina et Mike Hawthorn, Onofre Marimon (Maserati), André Pilette (Gordini), très bien parti, Maurice Trintignant (Ferrari) et Jean Behra (Gordini). Juan Manuel Fangio, en pole position avec sa Maserati, a manqué son envol et n'est que huitième. Au passage de l'Eau Rouge, la Maserati de Roberto Mieres, dont la trappe de réservoir a été mal fermée, s'enflamme. Le pilote argentin parvient à garer sa voiture quelques centaines de mètres plus loin, s'en tirant avec quelques brûlures superficielles[7]. Au cours de ce premier tour, Farina prend rapidement le commandement, González connaissant des ennuis de moteur. Lorsque les concurrents repassent devant les stands, l'Italien devance Hawthorn et Fangio, qui a déjà regagné cinq places. Quatrième, Marimon s'arrête pour faire remplacer une bougie défectueuse, tandis que González abandonne, piston crevé[8].

Fangio talonne maintenant les deux Ferrari de tête. Il déborde bientôt Hawthorn, puis Farina, mais ce dernier reprend l'avantage dans la descente de Masta, sa monoplace bénéficiant d'une vitesse de pointe supérieure. À la fin du second tour, Farina et Fangio sont roues dans roues; Hawthorn est légèrement décroché, devançant son coéquipier Trintignant, en lutte depuis le départ avec Jean Behra qui effectue un début de course remarquable au volant de sa modeste Gordini. Fangio déborde Farina et commence à creuser l'écart sur les Ferrari. À l'issue du cinquième tour, qu'il accomplit à près de 190 km/h de moyenne[9], il compte déjà cinq secondes d'avances sur Farina et plus de vingt sur Hawthorn. Behra, cinquième, a alors quelques secondes de retard sur Trintignant, mais au prix d'un bel effort il réduit peu à peu l'écart et deux boucles plus tard il est revenu dans les roues de la Ferrari, qu'il parvient à déborder au cours du huitième tour pour le gain de la quatrième place.

En tête, Fangio maintient un rythme soutenu mais à l'abord du onzième tour il doit s'arrêter brièvement à son stand, la visière de son casque commençant à se détacher; il l'enlève complètement et la remplace par une paire de lunettes. Son arrêt n'a duré que quelques secondes, suffisantes toutefois pour permettre à Farina de reprendre le commandement. Fangio se lance à sa poursuite et réduit rapidement l'écart. Au treizième tour, il réalise le meilleur temps de la journée à 191,5 km/h de moyenne et revient dans les roues de la Ferrari de tête. Au quatorzième, il déborde Farina dans le virage de Malmédy, mais ce dernier s'accroche à son sillage et le repasse à nouveau dans la descente de Masta. Fangio attaque à nouveau au virage de Stavelot et s'empare imparablement du commandement. La lutte entre les deux champions enthousiasme le public, mais malheureusement pour l'intérêt de la course le moteur de la Ferrari cède lors du quinzième tour. Malgré sa blessure au bras contractée aux Mille Miglia, Farina s'est montré le seul à contester la suprématie de Fangio. Après sa brillante course, Behra a également dû abandonner un peu plus tôt, suspension endommagée. Son coéquipier Paul Frère ne connaît pas plus de réussite, moteur cassé au quinzième tour. Avant la mi-course, il ne reste plus que sept voitures en lice.

Dès lors, le champion argentin se retrouve avec une avance très confortable sur Hawthorn, maintenant second. Le pilote britannique semble éprouver quelques difficultés, et a nettement baissé l'allure. À l'issue du dix-neuvième tour, pris d'un malaise, il emprunte la voie des stands pour céder le volant à González. Celui-ci repart en troisième position, derrière Trintignant, mais ne va effectuer qu'un seul tour avant de s'arrêter : il a immédiatement décelé que les gaz d'échappement entraient dans l'habitacle, cause du malaise d'Hawthorn[6]. Après une réparation de fortune du tuyau défectueux, l'Argentin ressort du stand en sixième position, avec plus d'un tour de retard. Fangio, qui compte plus d'une minute d'avance sur Trintignant et un tour sur Stirling Moss (qui pilote sa Maserati personnelle), peut désormais réduire l'allure. André Pilette est maintenant quatrième, devant la Maserati du Prince Bira. La fin de course n'apporte pas de changement notoire exceptée la remontée de González qui va déborder Bira puis Pilette pour terminer quatrième. Fangio remporte une nouvelle victoire, devant Trintignant qui a effectué une course très régulière. Troisième, Moss obtient son premier résultat probant en championnat du monde.

Classements intermédiaires[modifier | modifier le code]

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, deuxième, troisième, cinquième, dixième, douzième, quatorzième, dix-huitième, vingtième, vingt-deuxième et vingt-huitième tours[9].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Ferrari 625
La Ferrari 625, dérivée de la 500 F2. Trintignant se classe second de la course avec ce modèle.
Pos No Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 26 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 36 2 h 44 min 42 s 4 1 9
2 8 Drapeau : France Maurice Trintignant Ferrari 36 2 h 45 min 06 s 6 (+ 24 s 2) 6 6
3 22 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Maserati 35 2 h 46 min 09 s 0 (+ 1 tour) 9 4
4 10 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Argentine José Froilán González
Ferrari 35 2 h 47 min 25 s 2 (+ 1 tour) 5 1,5
1,5
5 18 Drapeau : Belgique André Pilette Gordini 35 2 h 48 min 25 s 0 (+ 1 tour) 8 2
6 20 Drapeau : Thaïlande Prince Bira Maserati 35 2 h 49 min 07 s 7 (+ 1 tour) 13  
7 30 Drapeau : Italie Sergio Mantovani Maserati 34 2 h 48 min 26 s 0 (+ 2 tours) 11  
Abd. 4 Drapeau : Italie Giuseppe Farina Ferrari 14 Allumage 3  
Abd. 16 Drapeau : Belgique Paul Frère Gordini 14 Moteur 10  
Abd. 12 Drapeau : France Jean Behra Gordini 12 Suspension 7  
Abd. 28 Drapeau : Argentine Onofre Marimon Maserati 3 Moteur 4  
Abd. 6 Drapeau de l’Argentine José Froilán González Ferrari 1 Moteur 2  
Abd. 2 Drapeau : Belgique Jacques Swaters Ferrari 1 Moteur 14  
Abd. 24 Drapeau : Argentine Roberto Mieres Maserati 0 Incendie 12  
  • Légende: Abd.=Abandon

Pole position et Record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Classement général à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

  • attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque)
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors partagés. Troy Ruttman et Duane Carter marquent chacun un point et demi pour leur quatrième place à Indianapolis, Mike Hawthorn et José Froilán González marquent chacun un point et demi pour leur quatrième place en Belgique.
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points Drapeau : Argentine
ARG
États-Unis
500
Drapeau : Belgique
BEL
Drapeau : France
FRA
Drapeau : Royaume-Uni
GBR
Drapeau : Allemagne
ALL
Drapeau : Suisse
SUI
Drapeau : Italie
ITA
Drapeau : Espagne
ESP
1 Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 17 8 - 9*
2 Drapeau : France Maurice Trintignant Ferrari 9 3 - 6
3 États-Unis Bill Vukovich Kurtis Kraft 8 - 8 -
4 Drapeau : Argentine José Froilán González Ferrari 6,5 5* - 1,5
5 Drapeau : Italie Giuseppe Farina Ferrari 6 6 - -
États-Unis Jimmy Bryan Kuzma 6 - 6 -
7 États-Unis Jack McGrath Kurtis Kraft 5 - 5* -
8 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Maserati 4 - - 4
9 Drapeau : France Élie Bayol Gordini 2 2 - -
États-Unis Mike Nazaruk Kurtis Kraft 2 - 2 -
Drapeau : Belgique André Pilette Gordini 2 - - 2
12 États-Unis Troy Ruttman Kurtis Kraft 1,5 - 1,5 -
États-Unis Duane Carter Kurtis Kraft 1,5 - 1,5 -
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Ferrari 1,5 - - 1,5

À noter[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue L'Automobile n°96 - avril 1954
  2. Denis Bernard, « Grand Prix de Belgique 1954 », Automobile historique, no 31,‎ novembre 2003, p. 73
  3. a, b et c L'année automobile 1954-1955 - éditeur : Edita S.A., Lausanne
  4. Christian Huet, Gordini Un sorcier une équipe, Editions Christian Huet,‎ 1984, 485 p. (ISBN 2-9500432-0-8)
  5. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct,‎ 1998, 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  6. a, b, c et d (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group,‎ 1981, 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  7. a, b et c Jean-Paul Delsaux, Francorchamps 1948-1960, Editeur Jean-Paul Delsaux,‎ 1987, 280 p.
  8. Denis Bernard, « Grand Prix de Belgique 1954 », Automobile historique, no 31,‎ novembre 2003, p. 75
  9. a et b Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière,‎ 1982, 882 p.