Grand Prix automobile de Belgique 1950

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Grand Prix de Belgique 1950

Tracé de la course

Drapeau Circuit de Spa-Francorchamps

Données de la course
Nombre de tours 35
Longueur du circuit 14,120 km
Distance de course 494,200 km
Résultats
Vainqueur Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio,
Alfa Romeo,
h 47 min 26 s
(vitesse moyenne : 177,097 km/h)
Pole position Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina,
Alfa Romeo,
min 37 s
(vitesse moyenne : 183,509 km/h)
Record du tour en course Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina,
Alfa Romeo,
min 34 s 1
(vitesse moyenne : 185,451 km/h)

Le Grand Prix automobile de Belgique 1950 (XIIe Grand Prix automobile de Belgique / XII Grote Prijs van Belgie), disputé le 18 juin 1950 sur le circuit de Spa-Francorchamps, est la cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1.

Contexte avant le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Le championnat du monde[modifier | modifier le code]

Cette cinquième épreuve du championnat va se disputer deux semaines après le Grand Prix de Suisse, qui a été le théâtre d'une domination des pilotes Alfa Romeo. Avec dix-huit points et deux victoires à son actif, Giuseppe Farina est en tête du classement provisoire, devant ses coéquipiers Luigi Fagioli (douze points, deux secondes places) et Juan Manuel Fangio (neuf points et une victoire). Hormis les 500 miles d'Indianapolis réservés aux Racers américains, les trois autres épreuves du championnat ont toutes été remportées par les célèbres Alfetta.

Le circuit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circuit de Spa-Francorchamps.

Conçu en 1921 et situé en Ardenne, au sud de la ville thermale de Spa, ce circuit accueille le Grand Prix de Belgique depuis 1925. Utilisant les routes reliant Francorchamps, Malmédy et Stavelot, c'est un tracé très rapide et très accidenté. Par rapport à l'année précédente, la piste a été élargie, de nombreux arbres ont été abattus et une large courbe remplace l'épingle de Stavelot. On s'attend à des moyennes au tour dépassant les 180 km/h[1].

Monoplaces en lice[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Alfa Romeo 158, Ferrari 125 et Talbot-Lago T26C.
  • Alfa Romeo 158 "Usine"

Pas de changement notable pour l'écurie milanaise depuis le Grand Prix de Suisse, on retrouve ici les dominatrices Alfetta aux mains de leurs pilotes attitrés Giuseppe Farina, Juan Manuel Fangio et Luigi Fagioli.

  • Ferrari 125 F1 et 275 F1 "Usine"

Aux côtés de Luigi Villoresi sur son habituelle 125 F1 à compresseur, la Scuderia Ferrari fait débuter ici la toute première F1 de la marque à moteur atmosphérique, aux mains d'Alberto Ascari. Il ne s'agit encore que d'un modèle intermédiaire : le nouveau moteur n'est pas encore aux cotes maximales (il s'agit ici d'une version dérivée du modèle Sport 275S[2]), sa cylindrée est de 3,3 litres (275 cm3 par cylindre, d'où l'appellation 275 F1). D'aspect extérieur, cette monoplace est très proche de la 125 dont elle emprunte le châssis[3], hormis la prise d'air sur le capot moteur et les sorties latérales d'échappement. La puissance n'est encore que de 300 chevaux à 7 300 tr/min (soit l'équivalent de la version à compresseur), mais sa consommation moindre lui permettra de n'effectuer qu'un seul ravitaillement en course au lieu de deux[4].

  • Talbot-Lago T26C "Usine"

La marque de Suresnes engage officiellement trois voitures à double allumage, pour Louis Rosier (vainqueur ici même l'an passé), Yves Giraud-Cabantous et Philippe Étancelin, ce dernier faisant partie de l'équipe d'usine en remplacement d'Eugène Martin, sérieusement blessé lors de l'épreuve précédente à Bremgarten. Quatre versions à simple allumage sont engagées par des écuries privées, la plus affûtée étant celle de Raymond Sommer, habituellement très performant sur ce circuit. Malgré les cinq cents kilomètres de l'épreuve, ces voitures n'effectueront aucun ravitaillement en course.

  • Maserati

Fait marquant, l'usine n'est pas présente, et aucune Maserati 4CLT-48 n'est inscrite. Seul Toni Branca représente la marque, à titre privé, au volant d'une antique 4CL.

  • Alta

Geoff Crossley a engagé à titre privé son Alta GP2.

Coureurs inscrits[modifier | modifier le code]

Liste des pilotes inscrits[5]
no  Pilote Écurie Constructeur Châssis Moteur Pneumatiques
2 Drapeau de l'Italie Luigi Villoresi Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 125 Ferrari V12s P
4 Drapeau de l'Italie Alberto Ascari Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari 275 Ferrari V12 P
6 Drapeau de la France Raymond Sommer Privé Talbot-Lago Talbot-Lago T26C Talbot L6 D
8 Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
10 Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
12 Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli Alfa Romeo SpA Alfa Romeo Alfa Romeo 158 Alfa Romeo L8s P
14 Drapeau de la France Louis Rosier Automobiles Talbot-Darracq SA Talbot-Lago Talbot-Lago T26C-DA Talbot L6 D
16 Drapeau de la France Philippe Étancelin Automobiles Talbot-Darracq SA Talbot-Lago Talbot-Lago T26C-DA Talbot L6 D
18 Drapeau de la France Yves Giraud Cabantous Automobiles Talbot-Darracq SA Talbot-Lago Talbot-Lago T26C-DA Talbot L6 D
20 Drapeau de la France Eugène Chaboud Ecurie Lutetia Talbot-Lago Talbot-Lago T26C Talbot L6 D
22 Drapeau de la France Pierre Levegh Privé Talbot-Lago Talbot-Lago T26C Talbot L6 D
24 Drapeau de la Belgique Johnny Claes Écurie Belge Talbot-Lago Talbot-Lago T26C Talbot L6 D
26 Drapeau du Royaume-Uni Geoff Crossley Privé Alta Alta GP2 Alta L4s D
30 Drapeau de la Suisse Toni Branca Privé Maserati Maserati 4CL Maserati L4s P

Qualifications[modifier | modifier le code]

Les essais qualificatifs débutent le jeudi 15 juin. Une nouvelle fois, les Alfa Romeo sont de loin les plus rapides, Giuseppe Farina dépassant les 177 km/h de moyenne au cours de cette première journée. Le lendemain, il établit un temps de 4 minutes et 37 secondes qui lui vaut la pole position, à la moyenne de 183,5 km/h. Juan Manuel Fangio réalise peu après un temps identique, tandis que Luigi Fagioli est un peu en retrait, à quatre secondes de ses coéquipiers, ce qui lui vaut néanmoins une place en première ligne[4]. Derrière les Alfetta, Luigi Villoresi, sur sa Ferrari 125 à compresseur, est à dix secondes de la pole. À noter la belle performance de Raymond Sommer sur Talbot, qui effectue le même temps que Villoresi et partira également de la deuxième ligne, avec toutefois l'avantage de ne pas devoir ravitailler en course tandis que les voitures qui le précèdent devront s'arrêter deux fois.

La nouvelle Ferrari à moteur atmosphérique déçoit. À son volant, Alberto Ascari ne réalise que le septième temps, à douze secondes de Farina et Fangio. Il s'agit certes d'un modèle intermédiaire, le moteur n'étant pas encore aux cotes maximales, mais la 275 F1 s'est montrée plus lente que l'ancienne 125 à compresseur (de puissance équivalente) et que les meilleures Talbot pourtant de conception plus ancienne.

Seul pilote belge engagé, Johnny Claes ne participe pas aux trois journées d'essais : le camion transporteur étant tombé en panne dans le nord de la France, Claes perd le samedi à récupérer sa Talbot et à l'amener au circuit par la route. La nuit du samedi au dimanche est consacrée au montage d'une nouvelle culasse, le pilote est autorisé a effectuer quelques tours le dimanche matin pour rôder son moteur et à prendre le départ de la course en dernière position[4].

La Talbot de l'Écurie Belge, pilotée par Johnny Claes, n'a pu participer aux qualifications et s'élancera de la dernière ligne.
Résultats des qualifications
Pos. no  Pilote Écurie Temps Écart
1 8 Drapeau de l'Italie Nino Farina Alfa Romeo 4 min 37 s  
2 10 Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio Alfa Romeo 4 min 37 s + 0 s
3 12 Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli Alfa Romeo 4 min 41 s + 4 s
4 2 Drapeau de l'Italie Luigi Villoresi Ferrari 4 min 47 s + 10 s
5 6 Drapeau de la France Raymond Sommer Talbot-Lago 4 min 47 s + 10 s
6 16 Drapeau de la France Philippe Étancelin Talbot-Lago 4 min 48 s + 11 s
7 4 Drapeau de l'Italie Alberto Ascari Ferrari 4 min 49 s + 12 s
8 14 Drapeau de la France Louis Rosier Talbot-Lago 4 min 49 s + 12 s
9 18 Drapeau de la France Yves Giraud Cabantous Talbot-Lago 4 min 56 s + 19 s
10 22 Drapeau de la France Pierre Levegh Talbot-Lago 5 min 01 s + 24 s
11 20 Drapeau de la France Eugène Chaboud Talbot-Lago 5 min 13 s + 36 s
12 26 Drapeau du Royaume-Uni Geoff Crossley Alta 5 min 44 s + 1 min 07 s
13 30 Drapeau de la Suisse Toni Branca Maserati 5 min 45 s + 1 min 08 s
14 24 Drapeau de la Belgique Johnny Claes Talbot-Lago Pas de temps -

Grille de départ du Grand Prix[modifier | modifier le code]

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[6]
1re ligne Pos. 1 Pos. 2 Pos. 3
Drapeau de l'Italie
Farina
Alfa Romeo
4 min 37 s
Drapeau de l’Argentine
Fangio
Alfa Romeo
4 min 37 s
Drapeau de l'Italie
Fagioli
Alfa Romeo
4 min 41 s
2e ligne Pos. 4 Pos. 5
Drapeau de l'Italie
Villoresi
Ferrari
4 min 47 s
Drapeau de la France
Sommer
Talbot-Lago
4 min 47 s
3e ligne Pos. 6 Pos. 7 Pos. 8
Drapeau de la France
Étancelin
Talbot-Lago
4 min 48 s
Drapeau de l'Italie
Ascari
Ferrari
4 min 49 s
Drapeau de la France
Rosier
Talbot-Lago
4 min 49 s
4e ligne Pos. 9 Pos. 10
Drapeau de la France
Giraud-C.
Talbot-Lago
4 min 56 s
Drapeau de la France
Levegh
Talbot-Lago
5 min 01 s
5e ligne Pos. 13 Pos. 12 Pos. 11
Drapeau de la Suisse
Branca
Maserati
5 min 45 s
Drapeau du Royaume-Uni
Crossley
Alta
5 min 44 s
Drapeau de la France
Chaboud
Talbot-Lago
5 min 13 s
6e ligne Pos. 14
Drapeau de la Belgique
Claes
Talbot-Lago
-
  • Remarque : sur la cinquième ligne, l'ordre des pilotes a été inversé

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

La longueur de l'épreuve étant de près de cinq cents kilomètres, les Alfa Romeo et la Ferrari de Luigi Villoresi devront ravitailler deux fois en carburant, la nouvelle Ferrari d'Alberto Ascari, à moteur atmosphérique, une fois seulement[3]. Les Talbot, quant à elles, pourront effectuer la distance sans refaire le plein. Temps chaud et ensoleillé au départ[6].

Juan Manuel Fangio (Alfa Romeo) prend le meilleur départ devant son coéquipier Giuseppe Farina et un étonnant Raymond Sommer (Talbot), jailli de la deuxième ligne. Malgré une voiture moins puissante que les bolides italiens, il parvient un temps à maintenir cette position, mais se fait finalement passer par Villoresi, Fagioli et Ascari avant la fin du premier tour. Lors du second tour, Fagioli prend le meilleur sur Villoresi, tandis qu'Ascari est ralenti par une roue défectueuse (perte des rayons) et va devoir s'arrêter pour la remplacer.

En tête, les trois Alfetta prennent rapidement le large, Farina dépassant Fangio lors du septième tour. La course semble sombrer dans la monotonie, mais Sommer, qui s'est maintenu en cinquième position derrière les Alfa et la Ferrari de Villoresi, parvient à prendre la tête après la première vague de ravitaillement des voitures à compresseur, échelonnée du onzième au treizième tour. Le pilote français, au prix d'une grosse attaque, parvient à se maintenir cinq tours en tête avant de se faire dépasser par Farina et Fangio. Il garde néanmoins toutes ses chances, les pilotes Alfa devant encore s'arrêter une fois pour ravitailler. Malheureusement pour lui, le moteur de la Talbot explose à la fin du vingtième tour, et Sommer se retire sous les acclamations du public enthousiasmé par sa performance.

Dès lors les Alfa Romeo, emmenées par Fangio, ont course gagnée et peuvent effectuer leur second ravitaillement en toute sérénité, d'autant que, sur la meilleure des Talbot restantes, Louis Rosier est ralenti par des problèmes de boîte de vitesses. Au vingt-deuxième tour, dans la descente de Masta, Fagioli, à la poursuite de ses coéquipiers, a été chronométré à la vitesse époustouflante de 323,272 km/h[4]. Toutefois, à la fin du trente-deuxième tour, Farina arrive au ralenti à son stand. Victime de problèmes de transmission, il est renvoyé en piste avec injonction formelle de ne pas dépasser les 100 km/h[2]. Finalement, c'est un nouveau doublé pour Alfa Romeo, Fangio remporte sa deuxième victoire en championnat, devant Fagioli et Rosier qui s'est emparé de la troisième place au cours de l'avant-dernier tour. Malgré trois derniers tours au ralenti, Farina parvient à terminer quatrième, et préserve sa première place au classement des pilotes.

Classements intermédiaires[modifier | modifier le code]

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, deuxième, septième, quinzième et vingtième tours[7].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Classement de la course
Pos. no  Pilote Voiture Tours Distance Temps/Abandon Grille Points
1 10 Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio Alfa Romeo 35 494,200 km 2 h 47 min 26 s 2 8
2 12 Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli Alfa Romeo 35 494,200 km 2 h 47 min 40 s (+ 14 s) 3 6
3 14 Drapeau de la France Louis Rosier Talbot-Lago-Talbot 35 494,200 km 2 h 49 min 45 s (+ 2 min 19 s) 8 4
4 8 Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina Alfa Romeo 35 494,200 km 2 h 51 min 31 s (+ 4 min 05 s) 1 4
5 4 Drapeau de l'Italie Alberto Ascari Ferrari 34 480,080 km 2 h 49 min 09 s (+ 1 tour) 7 2
6 2 Drapeau de l'Italie Luigi Villoresi Ferrari 33 465,960 km 2 h 49 min 43 s (+ 2 tours) 4  
7 22 Drapeau de la France Pierre Levegh Talbot-Lago-Talbot 33 465,960 km 2 h 51 min 35 s (+ 2 tours) 10  
8 24 Drapeau de la Belgique Johnny Claes Talbot-Lago-Talbot 32 451,840 km 2 h 52 min 06 s (+ 3 tours) 14  
9 26 Drapeau du Royaume-Uni Geoff Crossley Alta 30 423,600 km 2 h 47 min 56 s (+ 5 tours) 12  
10 30 Drapeau de la Suisse Toni Branca Maserati 29 409,480 km 2 h 47 min 59 s (+ 6 tours) 11  
Abd. 20 Drapeau de la France Eugène Chaboud Talbot-Lago-Talbot 22 310,640 km Pression d'huile 13  
Abd. 6 Drapeau de la France Raymond Sommer Talbot-Lago-Talbot 20 282,400 km Pression d'huile 5  
Abd. 16 Drapeau de la France Philippe Étancelin Talbot-Lago-Talbot 15 211,800 km Surchauffe moteur 6  
Abd. 18 Drapeau de la France Yves Giraud Cabantous Talbot-Lago-Talbot 2 28,240 km Durite d'huile 9  
  • Légende: Abd.=Abandon

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Classement général à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points Drapeau du Royaume-Uni
GBR
Drapeau de Monaco
MON
Drapeau des États-Unis
500
Drapeau de la Suisse
SUI
Drapeau de la Belgique
BEL
Drapeau de la France
FRA
Drapeau de l'Italie
ITA
1 Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina Alfa Romeo 22 9* - - 9* 4*
2 Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli Alfa Romeo 18 6 - - 6 6
3 Drapeau de l’Argentine Juan Manuel Fangio Alfa Romeo 17 - 9* - - 8
4 Drapeau de la France Louis Rosier Talbot-Lago 10 2 - - 4 4
5 Drapeau des États-Unis Johnnie Parsons Kurtis Kraft 9 - - 9* - -
6 Drapeau de l'Italie Alberto Ascari Ferrari 8 - 6 - - 2
7 Drapeau des États-Unis Bill Holland Deidt 6 - - 6 - -
8 Drapeau de la Thaïlande Prince Bira Maserati 5 - 2 - 3 -
9 Drapeau du Royaume-Uni Reg Parnell Alfa Romeo 4 4 - - - -
Drapeau de Monaco Louis Chiron Maserati 4 - 4 - - -
Drapeau des États-Unis Mauri Rose Deidt 4 - - 4 - -
12 Drapeau de la France Yves Giraud-Cabantous Talbot-Lago 3 3 - - - -
Drapeau de la France Raymond Sommer Ferrari 3 - 3 - - -
Drapeau des États-Unis Cecil Green Kurtis Kraft 3 - - 3 - -
15 Drapeau de l'Italie Felice Bonetto Maserati 2 - - - 2 -
16 Drapeau des États-Unis Joie Chitwood Kurtis Kraft 1 - - 1 - -
Drapeau des États-Unis Tony Bettenhausen Kurtis Kraft 1 - - 1 - -
  • attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque)
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors partagés. Joie Chitwood et Tony Bettenhausen marquent chacun un point pour leur cinquième place à Indianapolis.

À noter[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Delsaux, 1950, Editeur : Bruno Alfieri,‎ 1993, 254 p. (ISBN 88-7960-029-X)
  2. a et b Pierre Abeillon, « Les Talbot en course », Revue Auto passion, no 22,‎ avril 1989
  3. a et b (en) Karl Ludvigsen, Alberto Ascari - Ferrari’s first double champion, Haynes Publishing,‎ 2000, 208 p. (ISBN 1-85960-680-6)
  4. a, b, c, d et e Jean-Paul Delsaux, Francorchamps 1948-1960, Editeur Jean-Paul Delsaux,‎ 1987, 280 p.
  5. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct,‎ 1998, 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  6. a et b (en) Mike Lang, Grand Prix, vol. 1, Haynes Publishing Group,‎ 1981, 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  7. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière,‎ 1982, 882 p.