Glénac

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Glénac
La marina de Glénac sur la rive de l'Oust.
La marina de Glénac sur la rive de l'Oust.
Blason de Glénac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Gacilly
Intercommunalité Communauté de communes du pays de La Gacilly
Maire
Mandat
Fabrice Genouël
2014-2020
Code postal 56200
Code commune 56064
Démographie
Gentilé Glénacois, Glénacoise
Population
municipale
882 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Population
aire urbaine
10 480 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 39″ N 2° 07′ 55″ O / 47.7275, -2.1319444444447° 43′ 39″ Nord 2° 07′ 55″ Ouest / 47.7275, -2.13194444444  
Altitude 10 m (min. : 2 m) (max. : 87 m)
Superficie 13,7 km2
Localisation

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Glénac

Glénac [glenak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Le nom breton de la commune est Glenneg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans les landes du Morbihan, traversé par l'Oust, longé par l'Aff et parsemé de bois.

La commune de Glénac est entourée des communes de La Gacilly, Cournon, Bains-sur-Oust en Ille-et-Vilaine, Saint-Vincent-sur-Oust, Peillac et Les Fougerêts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Glénac faisait partie de la paroisse de Cournon-Glénac. À la Révolution, la commune de Glénac est créée et Glénac est érigé en paroisse en 1802.

Au XVe siècle, on retrouve plusieurs appellations pour Glénac : Glennac, Glenac, Glegnac ou même Glennar.

Les maisons nobles[modifier | modifier le code]

Ainsi cette enquête sur la paroisse de Glénac en 1448 :

Glennac (folio XXVII) :

L’enqueste faite en la paroisse de Glennac par Nicolas Le Comte auditeur des Comptes Monsirur le Duc* et Me Jehan Prodic secrétaire de mondit sieur le XXIX e jour de Xbre l’an M. IIII XLVIII, par commission de mond. sieur du XII e jour de Xbre derrain passé, touchant les demourans en lad. par. contribuans à fouage par le rapport et déposition de Guillaume Denis, Perrot Saindon, Perrot Bollo, Jehan Deprez et Jehan Raoul fabrique de lad. par. tesmoings jurez sur les Evangiles faire vray et loizal raport de tous les demourans en la par. en laquelle a IV frairies.

La Frairie de Brenffereuc (brenferreuc) Jehan Bocquan ennobli.

Hostels nobles :

  • Le hébergement de la Forest Neufve (la Forêt Neuve) appartenant au sire de Rieux, et y sont météers Denis Orain et Jehan Guiot.
  • L’hostel de Sourdéac (Sourdéac) appartenant au sire de la Roche d’Iré et de Boczac. Et à présent n’y a point de météer, et anciennement ont accoustumé d’y sauver météer.
  • L’hostel de la Boutevellaye (la Boutevellaye) lieu noble et ancien appartenant à Tristan de la Lande, et y est météer un nommé Hercelin.
  • L’hostel de Brenfferreuc (Brenferreuc) appartenant à Jehan de Mezuillac, et y est météer Denis Blanchart.
  • L’hostel de la Chohenniere (la Chohannière) noble et antien appartenant aux enfens de feu jehan Pilet de Guer, et y est météer un nommé Tastard.
  • L’hostel de la Gaudinaye (la Gaudinaye) appartenant à Regnault de la Salle qui a nommé Guyon de Peaune père de sa femme, et y est météer Guillaume Loueat.
  • L’hostel de la Rivière (la Rivière) appartenant à la femme feu Payen Pibout, et y est météer Perrot Coquiel.
  • L’hostel du Vergier (le Verger) à Jehan Uguet à cause de sa femme par douaire à cause d’Eon Denis son premier mary.

Signé : N. Le Comte et Perrodic»

Le château de La Forêt-Neuve[modifier | modifier le code]

A la réformation de 1427 sous l’appellation “Les Alleux”, est cité le manoir et hébergement de la Forestneufve appartenant au sire de Rieux.

En 1448, Enqueste faite en la par. de Glennac par Nicolas Le Comte auditeur des Comptes Monsieur le Duc 1 et Me Jehan Prodic secretaire de mondit sieur le XXIXe jour de Xbre l’an M. IIIIe XLVIII, par commission de mond. sieur du XIIe jour de Xbre derrain passé, touchant les demourans en lad. par. contribuans a fouage par le rapport et deposition de Guillaume Denis, Perrot Saindon, Perrot Bollo, Jehan Desprez et Jehan Raoul fabrique de lad. par. tesmoings jurez sur les Evangiles faire vray et loial raport de tous les demourans en la par. en laquelle a quatre frairies.

Texte avec abréviations développées : enqueste faite en la parroisse de Glennac par Nicolas Le Comte auditeur des Comptes Monsieur le Duc 1 et [Maistre] Jehan Prodic secretaire de mondit sieur le [29e] jour de [decembre] l’an [1448], par commission de mondit sieur du [12e] jour de [decembre] derrain passé, touchant les demourans en [ladite] [parroisse] contribuans a fouage par le rapport et deposition de Guillaume Denis, Perrot Saindon, Perrot Bollo, Jehan Desprez et Jehan Raoul fabrique de [ladite] [parroisse] tesmoings jurez sur les Evangiles faire vray et loial raport de tous les demourans en la [parroisse] en laquelle a quatre frairies.

Hostels nobles :

  • Le hébergement de la Forest Neufve appartenant au sire de Rieux, y sont météers Denis Orain et Jehan Guiot.

A la réformation de 1536 : La Forest Neufve au sieur de Rieux.

En mai 1570, propriété du calviniste Paul Coligny de Rieux, il accueille le roi Charles IX et la reine Catherine de Médicis, sa mère.

Le Maréchal de Rieux, tuteur de la Duchesse Anne, fit construire en 1625 ce château au bord de la forêt sur les ruines d’un ancien rendez-vous de chasse construit par la famille de Rieux au XVe siècle.

En 1697, Noël Danycan de l'Epine, riche armateur de Saint-Malo, acquiert le château de la Forêt Neuve et la seigneurie de Rieux pour 276 000 livres, suite à une ordonnance de saisie -arrêt du 3 et 4 mai 1686 sur les propriétés de M. Henri du Guénégaud, marquis de Plancy. Dans son acte de possession, sont mentionnés en particulier : le droit de soule (ballon) le lendemain de Noël à Béganne, Saint-Gorgon et Avessac et le droit d’amputation d’oreilles[1].

Le mardi 17 juin 1704, Marie-Anne Guyonne Danycan de l’épine se marie à Charles Huchet de la Bédoyère, procureur au Parlement de Bretagne à Rennes et reçoit le château de la Forêt neuve en dot.

Devenu veuve, Mme de la Bédoyère vend son comté de Rieux le 11 août 1761 pour 460 000 livres à Mme Claude d’Illiers d’Entragues, Baronne de la Hunaudaye, épouse de très haut et très puissant seigneur Louis-Auguste, sire de Rieux, marquis d’Asserac.

Après 100 ans d’interruption, la seigneurie de Rieux rentrait dans la famille qui la fonda et la gouverna durant 600 ans.

Vers 1770, le château est la propriété de François de Rieux marié à Marie-Anne de Saulx-Tavannes. En 1786, François de Rieux est maître de camp et commandant le régiment de cavalerie dit de Berry. Promu brigadier-général, il prend part à plusieurs batailles et, à l’une d’elle, il perd une jambe.

Pendant ce temps, la seigneurie de Rieux est gérée et même louée depuis le 24 décembre 1773 par son intendant Maître Julien Joyaut, procureur fiscal de Redon, logé à Paris en l’Hôtel de Vienne, rue des filles Saint Thomas, en Saint Eustache. Moyennant 18 000 livres par an, avec droit de chasse, il afferme pour 9 ans tous les fruits et revenus. Au bout de 9 ans, il renouvelle son bail aux mêmes conditions. (Archives Dép. de vannes Q 331)

Le château a été ruiné pendant les troubles révolutionnaires. Le 7 février 1790, furent brûlés le chartier et les titres de la Seigneurie de Rieux à La Forêt Neuve en Glénac. Le sieur Joyaut dut essayer de sauver ces papiers car, le 27 octobre 1790 le Comte de Rieux écrit à Joyaut, régisseur “Mon cher Joyaut - quant aux papiers de famille, j’espère que j’en trouverai assez pour prouver qui je suis. Adieu ! Je suis sensible à tous les soins que vous avez pris. Pour vous marquer ma reconnaissance, je n’ai que mon attachement à vous offrir. Peut-être cela changera.”

Émigré dès 1789 en Angleterre. Après sa mort, son cousin le duc de Sauls-Tavannes revendiqua le 29 juillet 1816 - la Forêt Neuve, l’emplacement de l’ancien château de Rieux, le passage neuf en rieux et celui du Bougro en Saint Vincent, les biens qui, quoique vendus, reviennent pour déchéance et faute de paiement, comme l’auditoire, les halles, le champ de foire et, de plus, les sommes dues par les acquéreurs. Sur cette requête, le préfet nomma M. Grébauval, notaire à Paris, curateur de la Forêt Neuve.

En 1819, l’emplacement du château de Rieux, d’un hectare cinquante ares 28 centiares, fut vendu soixante francs. La propriété de la Forêt Neuve fut divisée en 2 lots et achetée par MM. Antoine Bellamy et Elie Dumoustier, négociants à Redon.

Le château a été rebâti en 1826 par le comte Auguste de Foucher de Careil, propriétaire depuis 1825, marié à Caroline Surcouf fille du célèbre corsaire malouin,

Ce château a 42 m. de façade sur 21 de prof. ; situé au bord de la forêt dont il porte le nom, et dans une position admirable ; il domine tout le pays, à 2 ou 3 myriamètres à la ronde.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Glénac (Morbihan).svg

Les armoiries de Glénac se blasonnent ainsi :

Taillé : de sinople à un héron contourné d’argent becqué et membré d’or et d’azur à une anguille ondoyante d’argent lorrée d’or ; une traverse d’argent, chargée de trois mouchetures d’hermine de sable dans le sens de la barre, brochante sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1989 Clément Guillemot - -
1989 2014 René Morice DVD Enseignant
2014 en cours Fabrice Genouël - Enseignant de Physique-chimie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 882 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 030 604 682 640 841 750 710 750 792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739 787 801 766 854 865 844 921 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956 991 988 834 893 831 809 738 755
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
712 655 668 745 805 810 835 842 882
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Le breton, Le Pays de Rieux, page 92.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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