Franck Lepage

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Franck Lepage est l'un des fondateurs de la coopérative d'éducation populaire Le Pavé[1]. Militant de l'éducation populaire, il a été jusqu'en 2000 directeur des programmes à la Fédération française des Maisons des jeunes et de la culture et chargé de recherche associé à l’Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire[2].

En évoquant la mémoire de Christiane Faure, il aborde de façon critique le rôle de la culture dans la société avec un spectacle intitulé Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu…[3][réf. insuffisante], qu'il a joué plus de quatre cents fois lors de « conférences gesticulées » entre 2006 et 2014[réf. nécessaire].

En 2010, Franck Lepage crée, sur le même dispositif mêlant conférence et one-man-show, Inculture(s) - 2 dans lequel il traite du rôle de l'enseignement. Puis Inculture(s) 5 avec Gaël Tanguy, sur la protection sociale à partir du travail théorique de Bernard Friot[réf. nécessaire].

Avec les quatre coopératives d'éducation populaire qui composent "la Grenaille", ("Le Pavé" à Rennes, "L'orage" à Grenoble, "Le vent debout" à Toulouse, et "l'engrenage" à Tours), il accompagne la réalisation d'autres conférences gesticulées dans le cadre de formations organisées par ces coopératives. Une centaine de conférences sont réalisées fin 2014[réf. nécessaire].

L'auto-dissolution du Pavé en décembre 2014 le voit co-fonder une nouvelle structure d'éducation populaire politique, avec un groupe de conférenciers gesticulants radicaux, association baptisée "l'ardeur". Elle verra le jour en 2015 et se concentrera sur l'action avec les syndicats, la formation de nouvelles conférences gesticulées et l'édition d'outils militants.[réf. nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

Après être entré à l'Institut d'études politiques de Paris[4], il est refusé en seconde année mais étudie les langues orientales et le droit et se tourne vers la pédagogie.

Instituteur en classe de transition en 1974, il découvre l'animation en 1975 et intègre les Départements Animation socioculturelle et Sciences de l'éducation au Centre universitaire expérimental de Vincennes — dit Faculté libre et ouverte de Vincennes (Paris 8) — en 1977. L'animation y est présentée comme pratique de "la remise en cause de toutes les institutions du capitalisme".

Il se détourne de l'animation pour le théâtre en 1980 et entame des études théâtrales à l'université de Paris 8 (Vincennes à Saint-Denis). Il fonde sa compagnie en 1985. Il intègre la Fédération française des Maisons des jeunes et de la culture en 1987 et entend parler pour la première fois de l'éducation populaire, sans que personne ne puisse lui proposer une définition convaincante de cette notion.

C'est en essayant de porter la question culturelle des MJC auprès du ministère de la Culture qu'il explore la violence de la séparation symbolique culture/socioculture en France. Il entreprend alors, avec quelques autres, de théoriser l'éducation populaire comme « travail de la culture dans la transformation sociale et politique » et anime une dynamique de recherche à la FFMJC. À la faveur d'une étude pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports, il rencontre les fondateurs de la Direction de l'éducation populaire en 1994. Animateur de l'offre publique de réflexion sur l'éducation populaire, en 2000, il corédige un rapport ministériel qui tente de convaincre la ministre Marie-George Buffet d'engager une politique digne de ce nom. Il quitte la FFMJC et crée un spectacle sur l'éducation populaire, « Inculture(s) ». Il coanime depuis 2003 une « offre civile de réflexion sur l'éducation populaire ».

En 2007, il fonde avec cinq autres personnes la coopérative d'éducation populaire et transformation sociale Le Pavé[5].

En 2012, il se définit comme militant politique : « Je suis militant politique, pas artiste. […] Artiste, c'est un statut social. Mais le système refuse de me voir comme un militant : sur Wikipédia, je suis « un humoriste français ». L'art, la culture détruisent la politique[6]. »

Il quitte la SCOP Le Pavé en avril 2012 pour se consacrer pleinement à l’accompagnement des conférences gesticulées au sein de « La Grenaille », un réseau de coopératives d’éducation populaire[7].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Incultures - Tome 1, L'éducation populaire, Monsieur, ils n'en ont pas voulu… ou Une autre histoire de la culture, Cerisier (ISBN 978-2-87267-109-0)
  • Participation au Livre noir de l'animation socioculturelle, Éditions L'Harmattan, 2005
  • Participation à l'ouvrage collectif Altergouvernement, paru aux éditions Le Muscadier, 2012[10] : Franck Lepage s'y incarne comme le ministre de la Culture de l'Altergouvernement, un gouvernement fictif composé de 18 citoyens, non politiciens de métier, chacun reconnus pour leur engagement dans leur domaine.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]