Francesco del Cossa

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Détail d'une fresque des mois, le triomphe de Vénus
Annonciation... et escargot au premier plan en bas

Francesco del Cossa (Ferrare, v. 1436 - Bologne, 1477/1478) est un peintre italien important de l'école de Ferrare pendant la Première Renaissance, au Quattrocento.

Biographie[modifier | modifier le code]

Disciple de Cosmè Tura avec Ercole Ferrarese, l'œuvre de Francesco del Cossa montre une maîtrise de la représentation plastique des personnages et des détails architecturaux qu'il apprend en étudiant les œuvres de Piero della Francesca, de Francesco Squarcione, de Mantegna et aussi de Donatello.

Il revient à Ferrare vers 1469, retrouve Tura et Ercole et vers 1470, il travaille avec eux aux décorations de la salle des Mois du palais Schifanoia et réalise les peintures allégoriques de trois des douze mois sur les dessins de Cosmé Tura :

  • Mois de mars  : Triomphe de Minerve et signe du Bélier, Borso d'Este rendant la justice et partant pour la chasse, paysans qui taillent la vigne.
  • Mois d'avril : Vénus et les Trois Grâces, le signe du taureau, des amants, Borso d'Este rentrant de la chasse.
  • Mois de mai : scène de moisson, signe des Gémeaux, Apollon entouré des Muses et de Pégase, scène de moisson, Borso d'Este recevant un panier de cerises.

Le faible paiement qu'il obtient des fresques du palais Schifanoai l'amène à quitter Ferrare pour retourner définitivement à Bologne.

À partir de 1472, il réalise la fresque de la Madone du Baracano à Bologne puis, en 1473, le grand retable dit polyptyque Griffoni (Ercole Ferrarese en exécute la prédelle).

Il meurt de la peste vers 1477/1478.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Le tableau de l'Annonciation tient une place importante dans le livre de Daniel Arasse, On n'y voit rien. Deux points retiennent en particulier l'intérêt de l'auteur :

  • La perspective architecturale, plaçant une colonne entre l'ange et Marie, et les empêchant de se voir l'un l'autre (ce que prouve le pavage au sol)
  • La présence d'un escargot qui n'appartient pas (de par sa taille et sa position) à l'espace de la représentation picturale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Arasse, Le regard de l’escargot dans « On n’y voit rien » , Descriptions, Denoël 2001
  • Daniel Arasse, Secrets de peintre dans « Histoire de Peintures », Denoël, 2004

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui a longtemps été considéré comme un autoportrait de Francesco Francia.
  2. citée par Daniel Arasse dans ses analyses de la perspective et un article sous le titre « Sous le regard de l'escargot »
  3. Dominicain espagnol