Province de Hainaut

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Province de Hainaut
Blason de Province de Hainaut
Héraldique
Drapeau de Province de Hainaut
Drapeau
Localisation de la province en Belgique
Localisation de la province en Belgique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Chef-lieu Drapeau de la ville de Mons Mons
Arrondissements Ath
Charleroi
Mons
Mouscron
Soignies
Thuin
Tournai
Gouverneur Tommy Leclercq
ISO 3166-2 BE-WHT
Code INS 50000
Démographie
Population 1 323 196 hab. (01/01/2012)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Superficie 378 600 ha = 3 786 km2
Localisation
Les 69 communes de la province
Les 69 communes de la province
Liens
Site web hainaut.be

La province de Hainaut, couramment appelée le Hainaut, en néerlandais Henegouwen, est une province de Belgique située en Région wallonne.

Elle est située à l'ouest de la Belgique et est placée sous la tutelle de la Région wallonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jemmapes (département).

L'origine de la province de Hainaut remonte à 1795, lors de la réunion des Pays-Bas autrichiens à la France révolutionnaire, le département de Jemmapes principalement fondé sur la réunion de la partie nord-est de l'ancien comté de Hainaut, du Tournaisis et d'une partie du comté de Namur (Charleroi), où sont concentrées la plus grande part des mines de charbon de Belgique. A Paris, le décret du 31 août 1795 (14 fructidor an III) de la Convention nationale française découpe les comtés, duchés et principautés de Belgique et des Pays-Bas en neufs départements français mais ne décide pas l'annexion de la Belgique par la France[1]. Le Comité de salut public approuve le décret[2]. Le 1er octobre 1795, Lazare Carnot et Merlin de Douai persuadent la Convention nationale française de voter le décret du 9 vendémiaire an IV annexant la Belgique et les Pays-Bas[3] [4].

Le département de Jemmapes doit son nom à la victoire des révolutionnaires contre les troupes impériales autrichiennes à la Bataille de Jemappes en 1792.

Après la chute du Premier Empire, par le traité de Paris du 30 mai 1814, la France conserve les cantons de Dour, Merbes-le-Château, Beaumont et Chimay[5]. Par une ordonnance du 18 août 1814[6], Louis XVIII réunit les cantons de Dour, Merbes-le-Château et Beaumont au département du Nord (le premier, à l'arrondissement de Douai[7] ; les deux autres, à l'arrondissement d'Avesnes[8]) et celui de Chimay au département des Ardennes (arrondissement de Rocroi[9]).

Ce département de Jemmapes fut dissous en 1814 et remplacé par la province de Hainaut à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas. Le 16 mars 1815[10], Guillaume Ier des Pays-Bas accepte le trône du Royaume-Uni des Pays-Bas avec une constitution qui fusionne les neufs provinces du Pays-Bas aux huit provinces belges dont la Province de Hainaut[11]. Le 24 août 1815, le triumvirat (Driemanschap) du gouvernement provisoire de La Haye proclame la loi fondamentale créant les huit provinces belges du Royaume-Uni des Pays-Bas[12].

Après Révolution belge de 1830, la Province de Hainaut devint belge.

Ses limites ne furent définitivement établies qu'avec le rattachement de l'arrondissement de Mouscron lors de la fixation de la frontière linguistique en 1963. Les communes de Mouscron, Luingne, Herseaux et Dottignies, ainsi que le hameau du Risquons-Tout, qui dépendait de la commune de Rekkem, ont été transférés de l'arrondissement de Courtrai au nouvel arrondissement de Mouscron. Les anciennes communes de Houtain, Comines, Bas-Warneton, Ploegsteert (ainsi que le hameau Clef d'Hollande de la commune de Neuve-Église) et Warneton furent transférées de l'arrondissement administratif d'Ypres.

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Allégorie de la Province du Hainaut par Albert-Constant Desenfans, Parc du Cinquantenaire, Bruxelles.

Commandants militaire[modifier | modifier le code]

  • 1841 - 1843 : Général baron Édouard Duval de Beaulieu de Blaregnies
  • 1843 - 1844 : Général D. Loix
  • 1844 - 1846 : Général baron Pierre Emmanuel Félix Chazal
  • 1846 - 1849 : Général Dominique Nypels
  • 1849 - 1850 : Colonel C. Dens
  • 1850 - 1851 : Général baron Léon Greinol
  • 1851 - 1855 : Général E. Crossée
  • 1855 - 1858 : Général L. Ducorron
  • 1858 - 1860 : Général Jules-Gustave Ablaÿ
  • 1860 - 1867 : Général H. Servaes
  • 1867 - 1871 : Général C. Lahure
  • 1871 - 1872 : Général Augustin Orban de Xivry
  • 1872 - 1879 : Général L. de Moor
  • 1879 - 1880 : Général F. Daufresne de La Chevalerie
  • 1880 - 1882 : Général L. Daudenart
  • 1882 - 1883 : Général O. Daywaille
  • 1883 - 1888 : Général O. Le Maire
  • 1888 - 1890 : Colonel L. Bougart
  • 1890 - 1892 : Colonel C. Liagre
  • 1892 - 1898 : Général L. Lemercier
  • 1898 - 1902 : Général L. Boel
  • 1902 - 1903 : Général L. Delee
  • 1903 - 1907 : Général H. Courtin
  • 1907 - 1909 : Général L. Partoes
  • 1909 - 1913 : Général L. Canon
  • 1913 - 1924 : Général G. Baix
  • 1924 - 1930 : Général J. Piette
  • 1930 - 1932 : Général E. Crouquet
  • 1932 - 1934 : Général HG. Williame
  • 1934 - 1936 : Général AF. Dehaene
  • 1936 - 1938 : Général baron Raoul de Hennin de Boussu-Walcourt
  • 1938 - 1940 : Colonel Breveté d'État-Major Joseph Leroy
  • 1940 - 1944 : Général baron MG. Donnay de Casteau
  • 1944 - 1945 : Général AL. Desclée
  • 1945 - 1946 : Colonel HP. Lecomte
  • 1946 - 1947 : Général Léon Bievez
  • 1947 - 1950 : Colonel PM. Houyoux
  • 1950 - 1953 : Colonel Breveté d'État-Major G. J. Xhaët
  • 1953 - 1954 : Colonel JJL. Gonze
  • 1954 - 1956 : Colonel ER. Quintin
  • 1956 - 1958 : Colonel EJ. Collet
  • 1958 - 1963 : Colonel P. Racot
  • 1963 - 1964 : Colonel baron Thierry de La Kethulle de Ryhove
  • 1964 - 1965 : Colonel Breveté d'État-Major J. Linard de Guertechin
  • 1965 - 1966 : Colonel chevalier J. d'Oreye de Lantremange
  • 1966 - 1969 : Colonel M. Minette
  • 1969 - 1970 : Colonel Breveté d'État-Major P. Legrand
  • 1970 - 1972 : Colonel Breveté d'État-Major G. Schtickzelle
  • 1972 - 1973 : Colonel R. Leemans
  • 1973 - 1978 : Colonel Breveté d'État-Major baron C. de Viron
  • 1978 - 1979 : Colonel Ir F. Salle
  • 1979 - 1980 : Colonel F. Leblanc
  • 1980 - 1982 : Colonel Breveté d'État-Major chevalier E. de Neve de Roden
  • 1982 - 1986 : Colonel G. Bauters
  • 1986 - 1990 : Colonel J. Jacquet
  • 1990 - 1991 : Colonel Breveté d'État-Major J. Dassy Ir. Aide de camp du Roi
  • 1991 - 1994 : Colonel Breveté d'État-Major B. Neirynck Ir.
  • 1994 - 1997 : Colonel Breveté d'État-Major P. Dubar
  • 1997 - 2000 : Colonel Breveté d'État-Major P. Vergauwen
  • 2000 - 2008 : Général F. Massaux Ir.
  • 2008 -  : Pha colonel Philippe Misson

Armoiries[modifier | modifier le code]

Héraldique Province BE Hainaut crown.svg Blasonnement : Écartelé aux 1. et 4. d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, aux 2. et 3. d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur. Sous les princes de la maison de Bourgogne, le Hainaut porta des armes semblables à celles de la Flandre, puis, peut-être pour éviter toutes confusions, reprit, sous Philippe le Beau, la combinaison écartelée Flandre-Hollande.

Extrait de " Armorial des Provinces et des Communes de Belgique " de Max Servais, édité par le Crédit Communal (1955).

Géographie[modifier | modifier le code]

La province a pour chef-lieu Mons. Sa superficie est de 3 786 km², pour 1 309 880 habitants (Hennuyers ou Hainuyers) ce qui fait d'elle la province la plus peuplée de la Région Wallonne. Outre Mons, ses principales villes sont Charleroi, La Louvière, Mouscron et Tournai. Le Hainaut compte 69 communes réparties dans sept arrondissements administratifs.

Le Hainaut est constitué de différentes sous-régions, dont le Tournaisis, la Thudinie, la Botte du Hainaut, le Borinage, le Centre et le Pays de Charleroi, etc. Ces trois dernières sont connues pour leur passé charbonnier.

L'altitude de la province est comprise entre 10 mètres (Celles) et 365 mètres (L'Escaillère).

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Le gouvernement provincial, à Mons.

La province est divisée en sept arrondissements : Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin et Tournai.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population par arrondissement[modifier | modifier le code]

Population de droit au premier juillet de chaque année (source : INS[13]) :

Arrondissement 01-07-2003 01-07-2004 01-07-2005 01-07-2006 01-01-2010
Ath 80 188 80 376 80 702 81 351 83 752
Charleroi 420 414 420 863 421 586 422 121 425 110
Mons 248 431 248 776 248 828 249 323 251 901
Mouscron 69 658 69 822 70 111 70 619 72 380
Soignies 175 949 176 872 177 812 179 441 183 169
Thuin 146 127 146 343 146 621 147 205 149 082
Tournai 140 960 141 081 141 512 141 790 144 486
Province de Hainaut 1 281 727 1 284 133 1 287 172 1 291 850 1 309 880

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Nombre d'habitants x 1000


  • Source : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1980 = population au 1er janvier

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

Police[modifier | modifier le code]

Pour les services de police, la province est divisée en 23 zones de police:

Pompiers[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les pompiers, la province est divisée en 3 zones de secours:

Protection civile[modifier | modifier le code]

La province de Hainaut abrite une des 6 casernes de la protection civile belge sur son territoire: à Ghlin.

Sport[modifier | modifier le code]

masculin Football

masculin Basket-ball

masculin Handball

masculin Rugby à XV

masculin Waterpolo

féminin Volley-ball

féminin Rugby à XV

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sept maisons du tourisme couvrent le territoire de la province de Hainaut.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/belgique-dpt-revolutio_fr.htm
  2. http://les.guillotines.free.fr/chronologie%201795.htm
  3. Isidore Plaisant, Pasinomie, ou Collection complète des lois, décrets, arrêtés et réglements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique de 1788 à 1832, tome 7, Bruxelles, 1835
  4. http://les.guillotines.free.fr/chrono317.htm
  5. Traité de paix signé à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « Du côté de la Belgique, […] l'ancienne frontière, ainsi qu'elle existait le 1er janvier 1792, sera rétablie, […] avec les rectifications suivantes : […] 1° Dans le département de Jemmapes, les cantons de Dour, Merbes-le-Château, Beaumont et Chimay, resteront à la France ; la ligne de démarcation passera, là où elle touche le canton de Dour, entre ce canton et ceux de Boussu et Pâturage, ainsi que, plus loin, entre celui de Merbes-le-Château et ceux de Binch et de Thuin ; […] ».
  6. Ordonnance du 18 août 1814, qui réunit aux départements du Nord et des Ardennes divers cantons conservés à la France par le traité de paix conclu entre sa majesté et ses alliés, publié au Bulletin des loi du 6 septembre 1814.
  7. Ordonnance du 18 août 1814, article 1er : « Le canton de Dour est réuni au département du Nord et à l'arrondissement de Douai ».
  8. Ordonnance du 18 août 1814, article 2 : « Les cantons de Merbes-le-Château et de Beaumont sont réunis au département du Nord et à l'arrondissement d'Avesnes ».
  9. Ordonnance du 18 août 1814, article 3 : « Les cantons de Chimay, de Valcour, de Florenne, de Beauraing et de Gédinne, seront réunis au département des Ardennes et à l'arrondissement de Rocroy ».
  10. Koninklijk besluit van 16 maart 1815, nr 1, Staatsblad, 1815, 27
  11. Henri Pirenne, Histoire de Belgique, t. 3, Bruxelles, la Renaissance du Livre, 1950 (rééd.), p. 416.
  12. http://mjp.univ-perp.fr/constit/pb1815.htm
  13. Institut National de Statistique - Direction générale Statistique et Information économique
  14. a et b http://www.visitwapi.be/
  15. http://www.monsregion.be/
  16. http://www.parcdescanauxetchateaux.be/
  17. http://www.paysdecharleroi.be/
  18. http://www.visitthudinie.be/
  19. http://www.botteduhainaut.eu/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]