Fiorello LaGuardia

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Fiorello Henrico LaGuardia en 1940.

Fiorello Enrico LaGuardia, né le 11 décembre 1882 et mort le 20 septembre 1947 est un homme politique américain, membre du parti républicain[1] qui fut notamment membre de la chambre des représentants (1917-1919 et 1923-1933) puis maire de New York à trois reprises de 1934 à 1945, élu en 1933. Surnommé the Little Flower (« la petite fleur ») du fait de sa petite taille et de la traduction de son prénom italien (Fiorello), il reste dans l'histoire comme un maire important du fait de sa gestion de la ville au lendemain de la Grande Dépression des années 1930. LaGuardia était ainsi un fervent partisan de la politique de New Deal de Franklin D. Roosevelt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit dans Greenwich Village à Manhattan, d'un père, Achille Luigi LaGuardia, immigrant italien et d'une mère, Irene Cohen, juive originaire d'Autriche-Hongrie. Il passa néanmoins son enfance dans l'Arizona avec sa mère et fut très tôt attiré par l'étranger. Il réalisa des missions dans les ambassades américaines à Budapest, Trieste et Rijeka entre 1901 et 1906, avant de reprendre des études à l'université de New York. Durant cette même période, il travailla en tant qu'interprète à Ellis Island.

En tant que maire de New York, il s'attaqua aux machines à sous de la mafia, chassant Frank Costello qui se réfugia à La Nouvelle-Orléans où le populiste Huey Long l'avait invité à partager les revenus des salles de jeux clandestins[2].

Il a donné son nom à l'un des aéroports internationaux de New York, ainsi qu'à une école : la Fiorello H. LaGuardia High School of Music & Art and Performing Arts, créée par lui en 1936 et popularisée par le film Fame.

Le Rapport La Guardia[modifier | modifier le code]

En 1937, il se prononça contre l'interdiction de la marijuana décidée par le président Roosevelt. Puis il commandita une étude sur le cannabis ; menée pendant six ans et dirigée par une équipe de scientifiques de l'Académie de médecine de New York, cette recherche est l'une des plus exhaustives depuis le rapport rendu par l'Indian Hemp Drugs Commission (1894)[3]. Les conclusions du Rapport La Guardia sont publiées en 1944[3]. La plus fameuse d'entre elles : « L'usage de marijuana ne conduit pas à une dépendance à la cocaïne ou à l'héroïne. »[3]. On lui reprocha son origine italienne, l'assimilant aux gangs italo-américains d'alors (Lucky Luciano et autres), l'accusant d'être un homme de paille de la mafia, mais rien ne fut jamais prouvé si ce n'est quelques rencontres avec le parrain d'alors.

Pour de nombreux historiens[4], son succès le plus important a été d'assurer la légitimité totale des élections : en 1933 il n'y avait plus d'intimidation aux abords des urnes comme auparavant. Il subsistait quelques irrégularités, mais La Guardia avait bel et bien purgé la police municipale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aux élections de 1933, il représente aussi le Fusion Party des indépendantistes.
  2. John Dickie (2004), Cosa Nostra. La mafia sicilienne de 1860 à nos jours, éd. Perrin, 2007, p. 259 (chapitre V)
  3. a, b et c Nicolas Millet, Petite encyclopédie du cannabis, Le castor astral,‎ 2010 (ISBN 978-2-85920-816-5)
  4. Manhattan, Anka Muhlstein, (ISBN 978-2246-312215) p.  232

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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