Dolce&Gabbana

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Dolce & Gabbana

alt=Description de l'image Dolce and Gabbana.svg.
Création 1985
Fondateurs Domenico Dolce (it)
Stefano Gabbana (it)
Forme juridique SrL
Siège social Drapeau d'Italie Milan (Italie)
Sociétés sœurs Gold (restaurant)
Chiffre d’affaires 1,109 milliard d'euros (2012)
Logo de la marque : monogramme constitué des initiales D G liées sans espace par un esperluette ou Dolce&Gabbana (en joignant les deux noms sans espace)

Dolce & Gabbana SrL (prononcer /'dolʧeeggab'bana/) est une entreprise italienne spécialisée dans le luxe[1]. La société fut fondée par les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana à Milan, en Italie. En 2005, leur chiffre d’affaires atteignait les 597 millions d’euros[2]. La vie privée de Stefano Gabbana et Domenico Dolce est devenue publique en 2005, quand ils ont annoncé leur séparation amoureuse[3]. La compagnie conserve toutefois son nom et les deux stylistes collaborent toujours ensemble.

La maison Dolce & Gabbana[modifier | modifier le code]

Boutique de la marque à Milan
Le parfum pour hommes « the one »

Les débuts[modifier | modifier le code]

Domenico Dolce est né le 13 août 1958 à Polizzi Generosa, en Sicile. Stefano Gabbana est né le 14 novembre 1962, à Milan. Dolce commença à dessiner et à réaliser ses propres vêtements à l’âge de six ans[4]. Leur première rencontre eut lieu par téléphone, lorsque Dolce contacta pour un emploi la société de mode pour laquelle travaillait Gabbana. Une fois que Dolce eut été embauché par la compagnie, Gabbana le prit sous son aile et lui apprit comment fonctionnait la création au sein d’une maison de stylisme, et comment dessiner de nouveaux modèles. Peu de temps après le recrutement de Dolce, Gabbana fut envoyé pendant 19 mois en service militaire obligatoire, mais dès son retour en 1982, ils fondèrent une société de consultants en stylisme[5].

Bien qu’ils travaillent ensemble, ils continuaient à facturer séparément, jusqu’à ce qu’un comptable leur recommande de s’associer pour rendre leurs affaires plus simples et plus rentables. Ils commencèrent alors à facturer leurs clients sous le nom « Dolce et Gabbana », qui devint le label de leur entreprise de stylisme en plein essor[4]. La première collection du duo italien fut présentée en octobre 1985[5] en même temps que cinq autres nouvelles marques italiennes, à l’occasion de la semaine de la mode à Milan. Ils n’avaient pas le budget suffisant pour rémunérer des mannequins, alors ils demandèrent de l’aide à leurs amies ; ils ne disposaient pas non plus d’accessoires pour leurs mannequins, qui vinrent donc avec leurs propres pièces en complément des vêtements. Ils utilisèrent même un drap que Dolce avait ramené de chez lui comme rideau de scène[6].

Le duo de stylistes intitula sa première collection « Real Women », en référence notamment aux femmes qui avaient défilé pour eux et qui n’étaient pas des professionnelles[5]. Les ventes de leur première collection furent si décevantes que Gabbana annula la commande de tissu qu’il avait passée pour la création de leur deuxième collection. Or la famille de Dolce proposa de les aider à assurer leurs dépenses lors de la visite des deux stylistes en Sicile à l’occasion de Noël, la société de tissu n’ayant pas reçu à temps leur demande d’annulation ils trouvèrent donc leur commande de tissu lors de leur retour à Milan[4]. Ils présentèrent leur collection suivante en 1986 et ouvrirent leur première boutique cette même année[5]. Michael Gross écrivit à propos de leur troisième collection, dans une interview de 1992, qu’« ils étaient un secret, connu d’une poignée de rédacteurs de mode italiens. Leurs quelques mannequins se changeaient derrière un panneau bancal. Ils donnaient à leur collection en coton de t-shirt et en soie élastique le nom de Transformation ». Les vêtements de cette collection étaient accompagnés de conseils sur la façon de porter la pièce dans sept tenues différentes, l’utilisation de Velcro et de bouton-pression pouvant modifier l’allure du vêtement[7].

Dans cette collection, Dolce s’inspirait de ses racines siciliennes. Les photos pour la campagne publicitaire de la collection furent prises par le photographe Fernando Scianna, en Sicile. Il s’agissait d’images en noir et blanc en hommage au cinéma italien des années 1940. Ils continuèrent à s’inspirer du cinéma italien dans leur cinquième collection, et tout particulièrement de l’œuvre du cinéaste Luchino Visconti et de son film « Le Guépard »[5].

L’une des pièces de leur quatrième collection fut surnommée « La Robe Sicilienne » par la presse de mode, et citée par l’auteur Hal Rubenstein comme l’une des 100 plus belles robes jamais créées. On la considère comme la pièce la plus représentative de la marque à cette époque.

Nouvelles lignes et nouveau marché[modifier | modifier le code]

En 1987, le duo lança une ligne distincte de tricots, et en 1989, il se mit à créer une ligne de lingerie et une ligne de maillots de bain. Puis en 1990, ils lancèrent leur première collection pour hommes[8]. Cette année-là, ils installèrent également la maison de création dans ses premiers locaux officiels et commencèrent à créer des robes de soirée et des pièces plus chères en plus de leur ligne originale[7]. Leur collection pour femmes printemps/été 1990 faisait référence aux peintures mythiques de Raphaël, et le duo commença à se tailler une réputation pour leurs vêtements incrustés de cristal. La collection pour femmes automne/hiver 1991 était elle aussi rehaussée de bijoux, dont des pendentifs en filigrane et des corsets brodés. La collection pour femmes automne/hiver 1992 s’inspirait plutôt du grand écran des années 1950, bien que la collection comprenne toujours des combinaisons brodées de cristal[9].

En 1991, leur collection pour hommes reçut le Woolmark Award, qui récompensait la collection pour hommes la plus novatrice de l’année[10]. Puis vint ce que l’on considère comme leur première incursion sur la scène internationale, lorsque Madonna porta un corset de pierres précieuses et une veste assortie Dolce & Gabbana pour la première de « Truth or Dare: In Bed with Madonna » au Festival de Cannes, en 1990. Le duo collabora une nouvelle fois avec Madonna en 1993 pour créer les 1500 costumes de la tournée internationale Girlie Show de l’artiste, pour la promotion de son album « Erotica », en 1992[8].Dans une interview à propos de ses costumes, Madonna déclara : « leurs vêtements sont sexy avec une touche d’humour comme moi. »[7]. En 1994, leur veste croisée, la marque de fabrique de leur maison, fut surnommée « La Turlington » d’après le top-modèle Christy Turlington. Cette même année, la compagnie lança sa deuxième ligne principale D&G, une ligne plus jeune. En 1996, le défilé D&G ne fut visible que sur internet, et non sur podium, dans une tentative d’appropriation des nouveaux médias. Cette année-là, Dolce & Gabbana créèrent aussi les costumes du film « Romeo + Juliet »[11].

En termes d’industrie cinématographique, Dolce et Gabbana apparurent tous deux dans le film de 1995 « The Star Maker|L’Uomo delle Stelle », réalisé par Giuseppe Tornatore, interprétant de petits rôles annexes. Ils firent une apparition surprise, dans des rôles plus importants, dans l’adaptation cinématographique de Rob Marshall « Nine »[12]. As stylists, they also worked on the music video Girl Panic! by Duran Duran[13].

En ce qui concerne leur conquête du marché dans les années 1990, Dolce & Gabbana signèrent en 1990 un accord avec le groupe Kashiyama pour ouvrir leur première boutique au Japon. Ils commercialisèrent leur premier parfum pour femmes en 1992, sous le nom de « Dolce & Gabbana Parfum », qui fut récompensé par le prix de la Perfume Academy pour le meilleur parfum féminin de l’année, en 1993. Leur premier parfum pour homme, « Dolce & Gabbana pour Homme », reçut la récompense du meilleur parfum masculin, remise par la même académie en 1995[10]. Cette année-là, les collections de Dolce & Gabbana causèrent une controverse dans la presse britannique et italienne, lorsqu’ils choisirent de s’inspirer pour leurs créations du thème des gangsters américains[14]. Dolce & Gabbana transposèrent cette influence automne/hiver 1995 dans leur collection féminine, apportant selon les critiques un aspect érotique aux vêtements. Le duo avait déjà utilisé ce thème auparavant. En 1992, le photographe Steven Meisel avait réalisé la campagne publicitaire dans laquelle les mannequins posaient en « gangster chic », portant des manteaux de style 1930 à larges revers et des chapeaux en cuir noir[15].

L’auteur Nirupama Pundir affirme que « Dolce & Gabbana, avec leur fantastique style hyper féminin, rompait avec la mode sérieuse et sage qui dominait au cours de la décennie 1990. »[16]

Dolce & Gabbana poursuivit son travail avec Madonna, en créant les costumes de sa tournée internationale Drowned World Tour en 2001, pour la promotion de l’album « Music » sorti en 2000[11]. Ils conçurent également les costumes des tournées internationales de Missy Elliot, Beyonce et Mary J. Blige[11],[17]. En 1999, le duo apparut dans « The Oprah Winfrey Show », accompagné de la chanteuse Whitney Houston, qui profita de l’émission pour dévoiler les costumes créés par Dolce & Gabbana pour sa tournée « My Love is Your Love », association que les critiques de mode et de musique considérèrent comme incroyablement risquée[18]. Le duo continua de concevoir des costumes pour des artistes de musique dans les années 2000, dont ceux de la tournée Showgirl Homecoming de Kylie Minogue[11]. Madonna participa également aux campagnes publicitaires de Dolce & Gabbana en 2010.

Dans les années 2000, Dolce & Gabbana s’inspirèrent beaucoup de l’univers sportif du football. En 2003, la ligne masculine s’appuyait sur les plus grandes stars mondiales du football[8]. D’autres formes d’art puisèrent également leur inspiration dans les collections de Dolce & Gabbana. En 2003, l’artiste de musique dance Frankie Knuckles déclara que les créateurs étaient un « baromètre formidable » pour les tendances, à la fois de la mode et de la musique[19]. Leur impact dans le monde du stylisme se poursuivait en parallèle. En 2002, les corsets, élément clé des premières créations de Dolce & Gabbana, furent redécouverts par de nombreux grands stylistes européens qui les reconnurent comme une tendance montante[20]. Au cours de ces dernières années, Dolce & Gabbana commencèrent à organiser des présentations privées de leurs nouvelles collections pour leurs acheteurs, afin de vendre leurs pièces avant qu’elles ne soient connues du public et ainsi prévenir la copie de leurs modèles par des sociétés de prêt-à-porter bas de gamme[21].

En 2012, D&G fusionna avec Dolce & Gabbana pour renforcer la ligne principale. La dernière collection indépendante de D&G fut celle du printemps/été 2012, présentée en septembre 2011[22]. « The New Yorker » publia en 2005 un article déclarant que « Dolce et Gabbana sont en passe de devenir pour les années 2000 ce que Prada fut aux années 1990 et Armani aux années 1980 — gli stilisti dont la sensibilité définit la décennie. »[4] Au niveau des récompenses personnelles, en 1996 et 1997, Dolce & Gabbana furent nommés par « FHM » les stylistes de l’année. En 2003, « GQ Magazine » cita Dolce & Gabbana parmi ses « Hommes de l’année ». L’année suivante, les lectrices de « Elle|British Elle » votèrent pour désigner Dolce & Gabbana comme les meilleurs stylistes internationaux lors des Elle Style Awards de 2004[23]. Dolce & Gabbana célébrèrent le 20e anniversaire de leur marque le 19 juin 2010 au Piazza della Scala et au Palazzo Marino, à Milan. Une exposition fut ouverte au public le jour suivant, incluant une salle dans laquelle plusieurs douzaines de télévisions étaient empilées pêle-mêle, chacune présentant une collection différente de la maison, retraçant ainsi l’histoire de ces vingt dernières années[24].

Le nom de la société est Dolce & Gabbana (avec espaces). Dolce&Gabbana (sans espace) est la marque principale pour hommes et femmes. Jusqu'en 2011, D&G était une seconde marque « jeune et sportive »[25] et plus abordable. Elle offrait des accessoires (comme des montres) qui n'existaient pas dans la marque Dolce&Gabbana. Fin 2011, les deux créateurs ont annoncé la disparition de cette ligne de produits distincte pour la rattacher à la ligne Dolce&Gabbana[25]. Dolce & Gabbana a lancé sa première ligne couture en 2012, le premier défilé a eu lieu à Taormina, Sicile, le 9 juillet[26]. D&G Junior s'adresse aux enfants de moins de treize ans. La ligne junior est distribuée dans plus de magasins que la ligne pour adultes, en dehors des boutiques de la marque et des grands magasins.

Condamnation[modifier | modifier le code]

En juin 2013, les deux stylistes sont condamnés en Italie pour fraude fiscale estimée à près d'un milliard d'euros[27] à un an et huit mois de prisons et 500 000 euro d'amende. Leurs avocats devraient faire appel[28].

La marque[modifier | modifier le code]

D&G.JPG

Dolce & Gabbana était constitué de deux lignes majeures (D&G et Dolce & Gabbana) jusqu’à ce que ces lignes fusionnent sous le label Dolce & Gabbana.

Dolce&Gabbana[modifier | modifier le code]

Dolce&Gabbana (orthographié sans espace, à la différence du nom de la société) est spécialisée dans les pièces de luxe, davantage influencée par les stylistes. La ligne est plus formelle et « intemporelle », obéissant aux tendances à long-terme ainsi qu’aux changements de saisons[29]. Elle propose aussi des lunettes de soleil et des lunettes correctrices, des sacs à main, des montres et du maquillage[30].

Les autres lignes[modifier | modifier le code]

Dolce & Gabbana créa une collection mariage, qui ne dura que de 1992 à 1998. La collection de décoration d’intérieur Dolce & Gabbana lancée en 1994 fut aussi interrompue en 1999, à l’exception de pièces uniques créées pour les locaux de D&G. La première collection de maillots de bain pour femmes fut développée en 1989, suivie par la première collection de maillots de bain pour hommes en 1992. D&G commercialisa sa ligne de lunettes en 1998 et une ligne de montres en 2000. Cette même année, D&G lança une collection de sous-vêtements pour hommes et pour femmes, distincte de leur collection de lingerie Dolce & Gabbana. En 2001, ils commencèrent une ligne pour enfants, D&G Junior. En 2006, le duo lança la ligne Anamalier, des accessoires pour les femmes en imprimé léopard, et en 2007 ils enchaînèrent sur une ligne de valises de voyage pour hommes en peau de crocodile. Parmi les autres sacs produits par la maison, on compte le cabas Miss Sicily[31] et le sac « Dolce », disponible en paille et en cuir[32].

En 2009, ils lancèrent leur première ligne de cosmétiques[33], dont Scarlett Johansson fut le visage de la campagne publicitaire[34]. Dolce & Gabbana commercialisa sa première ligne de joaillerie fin 2011, avec une ligne comptant 80 pièces, dont des rosaires incrustés de bijoux, des bracelets breloques et des colliers[35]. Dolce & Gabbana reçurent de nombreuses récompenses pour leurs parfums, comme il l’a été décrit plus haut. Parmi ces parfums on compte : « The One », « Sport », « Light Blue », « Classic », « Sicily », « The One Rose », ainsi que « Pour Homme » et « Parfum »[36].

Internet[modifier | modifier le code]

Si Dolce & Gabbana fit du logo « DG » une icône symbolique[37], ils ne réussirent jamais à obtenir l’adresse internet correspondante, DG.com. En fait, DG.com est l’un des plus anciens domaines internet, enregistré en 1986 par la société informatique Data General, aujourd’hui disparue. DG.com fut acheté en juin 2010[38] par la chaîne de commerce de détail américaine Dollar General, qui emploie un logo DG différent pour vendre ses produits.

Partenariats[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Dolce & Gabbana crée les maillots du Milan AC depuis 2004[39]. En plus des maillots conçus par Dolce & Gabbana que les joueurs du Milan AC arborent sur le terrain, ils portent également lors de leurs représentations officielles des tenues Dolce & Gabbana créées pour l’équipe[40].Le duo a aussi créé les tenues que les joueurs de l’équipe nationale italienne de football portent hors du terrain[41]. En 2010, Dolce & Gabbana signa un accord de trois ans avec le Chelsea FC pour créer et fournir les maillots du club ainsi que ses tenues officielles. L’accord inclut également la création des vêtements pour les membres du personnel du club, hommes comme femmes, en plus des joueurs. Les tenues hors terrain réalisées pour l’équipe comprennent le costume bleu foncé, reprenant le symbole du lion sur la poche de poitrine. Les stylistes redessinèrent aussi le salon du directeur du club et l’espace de réception du bureau principal[42]. Dolce & Gabbana sont également sponsors officiels de l’équipe italienne de boxe Milano Thunder[43].

Produits[modifier | modifier le code]

En 2006, Dolce & Gabbana s’associèrent avec Motorola pour produire le téléphone mobile Motorola RAZR|Motorola V3i Dolce & Gabbana[44]. Puis en 2009, Dolce & Gabbana collaborèrent avec Sony Mobile Communications|Sony Ericsson pour proposer leur version de la ligne de téléphones mobiles Jalou. Le petit bijou de technologie résultant de cette association est incrusté d’or 24 carats et présente le logo de la maison[45]. Dolce & Gabbana s’associèrent par ailleurs avec Citroën pour créer une nouvelle version de leur Citroën C3[46]. En 2010, Dolce & Gabbana collaborèrent avec Martini pour produire une « édition or » de leur vermouth[47]. Toujours en 2010, les créateurs et la chanteuse Madonna lancèrent ensemble une ligne de lunettes de soleil appelée MDG[48].

Campagnes publicitaires[modifier | modifier le code]

Le spot publicitaire créé pour le premier parfum féminin de Dolce & Gabbana fut diffusé pendant de nombreuses années en Italie, réalisé par Giuseppe Tornatore, sur une musique d’Ennio Morricone et avec l’actrice Monica Bellucci. Le spot surréaliste d’une trentaine de secondes s’ouvre sur un homme frappant une pieuvre contre les rochers d’un bord de mer. Il se lève et observe autour de lui différentes femmes vaquant à leurs activités quotidiennes. On aperçoit une femme (Bellucci) qui enfile un maillot de bain du style 1950 derrière un drap tenu par deux autres femmes. Après s’être changée, elle lance son soutien-gorge sur les épines d’un cactus et s’avance vers l’océan. Plus tard, on la voit allongée sur un lit qu’elle n’a pas défait, et l’homme qui l’a vue se tient dehors, sous sa fenêtre, portant son soutien-gorge à son nez. Le film se termine sur l’image des bouteilles de parfum Dolce & Gabbana sur fond noir[49]. En 2003, le parfum Sicily de Dolce & Gabbana fut présenté dans un autre spot publicitaire surréaliste mettant en scène un enterrement en Sicile, lui aussi réalisé par Giuseppe Tornatore[50].

Gisele Bundchen tourna dans le spot de 2006 pour le parfum « The One ». On la voit devant un miroir, en train de se faire maquiller, tandis que les flash d’une foule de photographes crépitent ; puis elle enfile une robe dorée, des chaussures, et on lui met une paire de lunettes de soleil D&G sur le nez[51]. Les photographes et les réalisateurs qui travaillèrent avec Dolce & Gabbana sur leurs campagnes publicitaires sont, entre autres, Giampaolo Barbieri[52], Michel Comte[53], Fabrizio Ferri[54], Steven Klein[55],[56], Steven Meisel[57], Mert + Marcus[58], Jean Baptiste Mondino[34], Ferdinando Scianna[59], Giampaolo Sgura[60], Mario Sorrenti[61], Solve Sundsbo[62], Mario Testino[63], Giuseppe Tornatore, et Mariano Vivanco[64]. Dolce & Gabbana reçurent pour leurs campagnes deux Leadawards, la meilleure récompense pour les publicitaires en Allemagne. En 2004, ils furent récompensés pour leur campagne automne/hiver 2003/2004[65] et en 2006 pour leur campagne automne/hiver 2005/2006[66].

Influences et style[modifier | modifier le code]

Influencées au départ par des boutiques bohèmes éclectiques et des friperies, les imprimés animaux bariolés de Dolce & Gabbana furent souvent décrits comme « haute couture hippie », puisant leur inspiration tout particulièrement dans l’histoire des célèbres films italiens. « Quand nous créons, c’est comme un film », dit Domenico Dolce. « Nous pensons à une histoire, et nous concevons les vêtements qui correspondent ». Ils déclarent être plus soucieux de créer les meilleurs vêtements, ceux qui mettent le plus en valeur, plutôt que de lancer des tendances, et ils reconnaissent que cela ne les dérangerait pas si leur seule contribution à l’histoire de la mode se résumait à un soutien-gorge noir (Dolce and Gabbana 2007).

Les pièces maîtresses de D & G sont notamment les sous-vêtements employés comme vêtements (tels que les corsets et les agrafes de soutien-gorge), les costumes de gangsters à rayures très fines et les manteaux aux imprimés extravagants. En parallèle, leurs collections pour femmes sont toujours valorisées par des campagnes publicitaires percutantes, comme les affiches en noir et blanc présentant le top-modèle Marpessa, photographiée par Ferdinando Scianna en 1987 (Dolce & Gabbana). « Ils trouvent le moyen de sublimer la moindre robe noire, ou le moindre chemisier boutonné jusqu’au col », explique Rossellini. « Leur première création que j’ai portée était une chemise blanche, très chaste, mais taillée de sorte qu’elle me donnait une poitrine opulente. »

Surnommés les « Gilbert et George de la mode italienne »[67], Dolce et Gabbana donnèrent à leurs goûts en matière de mode un tournant musical en 1996, en enregistrant leur propre single, sur lequel ils scandent les mots « D&G is love » sur un rythme techno (Dolce & Gabbana 2011). Plus récents dans le monde du stylisme que d’autres maisons italiennes, poids-lourds de la mode, telles que Versace et Armani, ils reconnaissent qu’ils doivent une part de leur succès phénoménal à la chance. En 1997, leur société déclarait un chiffre d’affaires de 400 millions, poussant les deux stylistes à annoncer qu’ils prendraient leur retraite à l’âge de 40 ans promesse qu’ils n’ont jamais tenue.

Livres de Dolce & Gabbana[modifier | modifier le code]

En plus du stylisme de mode, Dolce & Gabbana coécrirent près de deux douzaines d’ouvrages présentant des photographies commentées ainsi que leurs propres collections. Les bénéfices de la plupart de ces livres sont reversés à des œuvres caritatives telles que le Children’s Action Network et la fondation Butterfly Onlus « école sans frontières »[33]. Voici une bibliographie de leurs œuvres littéraires :

  • « 10 Anni Dolce & Gabbana » (Une collection des images publicitaires et éditoriales les plus marquantes de la première décennie de leur maison)[68]
  • « Wildness »[69]
  • « Animal »[70]
  • « Hollywood » (Présente plus de 100 photos de stars du cinéma de la période après 1985)[71]
  • « Calcio » (Photographies de 44 joueurs de football, 3 équipes et 2 entraîneurs)[72]
  • « A.C. Milan »[73]
  • « Music » (Présente plus de 150 musiciens mondialement célèbres)[74]
  • « 20 Years Dolce & Gabbana » (Une histoire chronologique, en images, de chacune des collections de la marque, comprenant plus de 1000 photos)[33]
  • « Milan »[75]
  • « 2006 Italia » (Un livre qui célèbre la victoire de la Coupe du Monde par l’Italie en 2006)[76]
  • « Fashion Album » (Comprend plus de 400 images en hommage aux grands photographes de mode des collections Dolce & Gabbana)[77]
  • « Secret Ceremony »[78]
  • « Family » (Un livre qui présente la famille comme l’élément central de la vie d’un homme)[33]
  • « The Good Shepherd » (Un livre qui illustre la journée d’un berger ordinaire, habillé par Dolce & Gabbana)[79]
  • « Milano Beach Soccer »[33]
  • « Diamonds & Pearls »[80]
  • « 20 Years of Dolce & Gabbana for Men »[81]
  • « Icons 1990-2010 »
  • « Fashion Shows 1990 – 2010 »[82]
  • « Nazionale Italiana: South Africa 2010 » (Une série de photographies présentant l’équipe nationale italienne de football lors des sessions d’entraînement précédent la Coupe du Monde FIFA 2010)[83]
  • « Uomini »[84],[85]
  • « Milan Fashion Soccer Players Portraits »[86]
  • « David Gandy » (Suit la vie du top-modèle masculin David Gandy pendant toute une année)[87]
  • « Campioni »[88]

Locaux et expositions[modifier | modifier le code]

Dolce & Gabbana ouvrirent leur atelier « La sede di via San Damiano » en septembre 1995. Ils inaugurèrent leur local de sept étages comprenant leur boutique et leurs bureaux, « Lo showroom di via Goldoni » en 2002, où ils installèrent leur principal showroom anciennement situé Piazza Umanitaria. En juillet 2006, Dolce & Gabbana ouvrirent un showroom de plus de 1 500 mètres carrés, « Lo showroom di via Broggi » à Milan. La maison de stylisme racheta également le cinéma « Il Metropol » à Milan, bâtiment historique construit dans les années 1940. Il fut rénové et inauguré en septembre 2005[33]. En 2006, Dolce & Gabbana ouvrirent IL GOLD, un établissement comprenant un café, un bar, un bistro et des restaurants[89]. Cette initiative suivit l’ouverture d’un bar cosponsorisé que le duo fonda dans leur showroom pour hommes de Milan, appelé le Martini Bar, en 2003[11]. Un Martini Bar supplémentaire fut ouvert dans le showroom de Shanghai, en 2006[33]. En 2009, Dolce & Gabbana possédaient 93 boutiques et 11 magasins d’usine, et les créations de la marque se vendaient dans plus de 80 pays[90]. Au total, on compte 251 boutiques consacrées à la marque[91].

En plus d’y organiser des défilés et des campagnes publicitaires, Dolce & Gabbana utilisent leurs locaux pour héberger des expositions de photographies et d’art en général. Peu après l’inauguration du Il Metropol, ils reçurent deux expositions proposées par l’artiste Ron Arad (designer industriel) dans leur grand hall : « Blo-Glo », d’avril 2006 à avril 2007[92], et Bodyguards fin avril 2007[93]. Ils exposèrent les travaux des photographes Enzo Sellerio en 2007[94] et Herbert List en 2008[95]. En 2011, Dolce & Gabbana organisèrent un événement portes ouvertes à l’occasion de l’exposition des œuvres du Studio Piuarch, présentant les diverses créations et projets architecturaux du studio depuis 1996[96]. Studio Piuarch construisit le siège de Dolce & Gabbana en 2006, et ce fut là que l’exposition et l’événement portes ouvertes eurent lieu[97].

Dolce & Gabbana mettent également leurs locaux à profit pour les lancements de leurs ouvrages et les expositions photos de leurs propres créations, comme le lancement de leur livre « David Gandy » en 2011[98]. Ils utilisent aussi d’autres lieux, tels que le Palazzo della Ragione, à Milan, où ils organisèrent en mai 2009 une exposition photographique de plus de 100 images issues de l’histoire du magazine Vogue au cours de ses 90 ans d’existence. L’exposition s’intitulait « Extreme Beauty in Vogue »[99],[100].

La société possède également des usines de production à Legnano[101] et Incisa Val D’Arno[102].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de contenu[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Polly Vernon, « Mixing business and pleasure », The Guardian, London,‎ 20 février 2005 (lire en ligne)
  2. « Who's Who – Dolce & Gabbana Biography », Vogue.com UK (consulté le 27 mai 2008)
  3. (en) Dolce and Gabbana confirm love split - Hello!, 18 février 2005
  4. a, b, c et d John Seabrook, « Hands and Eyes: When Dolce met Gabbana », ‘’The New Yorker’’,‎ mars 14, 2005
  5. a, b, c, d et e Brenda Polan and Roger Trendre, The Great Fashion Designers, Berg,‎ 2009 (lire en ligne), p. 206
  6. Stefanie Blendis and Gisella Deputato, « Dolce & Gabbana: Fashion’s golden duo », CNN International,‎ juillet 21, 2012 (consulté le mai 29, 2012)
  7. a, b et c Michael Gross, La Dolce (& Gabbana) Vita,‎ septembre 7, 1992, p. 16-17
  8. a, b et c Valerie Steele, The Berg Companion to Fashion, Berg,‎ 2010 (lire en ligne), p. 223-225
  9. Valentina Zannoni, « Dolce & Gabbana and their Private Renaissance », ’’Swide Magazine’’,‎ novembre 27, 2011 (consulté le mai 19, 2012)
  10. a et b « Dolce & Gabbana » (consulté le 29 mai 2012)
  11. a, b, c, d et e « Dolce & Gabbana », ’’Vogue’’ (consulté le 29 mai 2012)
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  13. Lauren Milligan, « Supermodel Summit », ’’Vogue (magazine)’’,‎ juin 13, 2011 (consulté le 29 mai 2012)
  14. Caroline Evans, Fashion at the Edge: Spectacle, Modernity, and Deathliness, Yale University Press,‎ 2003, p. 19
  15. Rebecca Arnold, Fashion, Desire and Anxiety: Image and Morality in the 20th Century, I.B. Tauris,‎ 2001, p. 39-40
  16. Nirupama Pundir, Fashion Technology: Today And Tomorrow, Mittal Publications,‎ 2007, p. 40
  17. Carrie Bornillo-Vrenna, Cherry Bomb: The Ultimate Guide to Becoming a Better Flirt, a Tougher Chick, and a Hotter Girlfriend--and to Living Life Like a Rock Star, Simon & Schuster,‎ 2008, p. 55
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