Reichskommissariat Ukraine

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Reichskommissariat Ukraine

1941 – 1944

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Carte du Reichskommissariat Ukraine.

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Le Reichkomissariat dans l'Europe de 1942.

Informations générales
Capitale Rivne
Langue allemand, ukrainien
Monnaie karbovanets (Karbowanez en allemand)
Histoire et événements
1er septembre 1941 Création
10 novembre 1944 Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Reichskommissariat Ukraine (RKU) est un Reichskommissariat, c'est-à-dire une administration mise en place par le Troisième Reich lors de la Seconde Guerre mondiale, couvrant une grande partie des territoires formant l'actuelle Ukraine, amputée cependant de la Transnistrie, donnée à la Roumanie, et la Galicie orientale, peuplée de Ruthènes, administrée par le Gouvernement général de Pologne. Confiée à Erich Koch, gauleiter de Prusse-Orientale proche de Göring et hostile à Rosenberg, cette administration doit en effet administrer un territoire de 340 000 km2, peuplé de 17 millions d'habitants (en 1942)[1].

Des projets territoriaux nazis[modifier | modifier le code]

L'Ukraine est l'objet de nombreux projets nazis de colonisation, en particulier de la part de Himmler et de la SS, parfois contre les consignes expresses de Hitler[2]. En effet, Himmler, dès l'été 1941, organise une politique de colonisation agraire de l'Ukraine, comprenant la mise en place de points d'appui SS qui sont autant d'exploitations agricoles, peuplées par des SS et leur familles et exploitées à leur profit par des cohortes de travailleurs forcés[2]. Ainsi, il coordonne la réalisation de trois points d'appui entre Vinnitsa et Jitomir, dans le district de Hegewald, regroupant 45 000 volksdeutsche, auparavant dispersés dans 486 villages, dans une centaine d'agglomérations du district de Hegewald[3]. L'administration de ce secteur est ainsi confiée directement à la SS en septembre 1942. Ces derniers expulsent du district 14 500 de ses habitants, puis installent 10 500 colons allemands. Sous la direction de paysans SS, les kolkhozes du secteur sont exploités par les Volksdeutsche regroupés, qui exploitent pour leur propre compte un jardin de 1 hectare et auxquels on promet une ferme pour la moisson de 1943. Cette tentative se révèle au cours de l'année 1943 un échec, et en novembre, la population allemande est à nouveau déplacée, cette fois-ci vers le Wartheland[4].

Une entité administrative spécifique[modifier | modifier le code]

La mise en place[modifier | modifier le code]

Conquis entre juin 1941 et mai 1942 (chute de Sébastopol), les territoires qui doivent composer le commissariat sont organisés de manière systématique à compter de l'été 1941, avec la nomination à la fois du ministre des Territoires de l'Est, Alfred Rosenberg, le 16 juillet[5], la chute de Kiev, le 10 septembre, et la conquête de l'Est du territoire à la fin de l'année[6].

Ainsi, entre septembre 1941 et mars 1944, le Reichskommissariat a été administré par Erich Koch, gauleiter de Prusse-Orientale, comme une colonie. Les tâches de l'administration comprenaient la pacification de la région et l'exploitation de ses ressources et personnes au bénéfice de l'Allemagne.

Le commissariat est de plus doté d'une banque centrale, la ZNU, créée par décret le 1er juin 1942; cet institut d'émission est placé sous le contrôle de fonctionnaires de la Reichsbank. Cette nouvelle banque centrale émet une monnaie nationale, le Karbowanez, qui remplace le Rouble[7].

Un champ clos de luttes entre Autorités allemandes[modifier | modifier le code]

Depuis Rivne, sa capitale, Koch, gauleiter de Prusse-Orientale, appuyé sur Bormann et Göring, mène une lutte sourde contre la politique que tente de mettre en place Rosenberg, politique qui suscite l'opposition de Hitler, attestée dans ses propos de table[1].

Tout d'abord, cette opposition se manifeste dans le choix de la capitale : Rosenberg, soutenu par ses proches collaborateurs au ministère de l'Est, est partisan du choix de Kiev, mais Koch s'installe à Rovno[1]. Ensuite, Rosenberg, farouchement anti-russe, souhaite s'appuyer sur les populations non russes des territoires occupés. Ainsi, face à Koch, qui compare les Ukrainiens, Slaves, à une race de lapins[1], il souhaite mener à bien une renaissance ukrainienne, sans laquelle rien ne pourra subsister longtemps de la domination allemande. Rosenberg publie des ordonnances destinées à favoriser le renouvellement artistique de l'Ukraine[8]. Il tente également d'enrayer la corruption endémique qui sévit dans le commissariat, proposant des sentences lourdes contre les responsables corrompus, y compris le commissaire Erich Koch, vivant dans le luxe[8].

Enfin, au sein de la Wehrmacht, des voix s'élèvent pour s'opposer à la politique menée par Koch depuis Rivne et proposent à plusieurs reprises une nouvelle politique, axée sur le long terme[9]. Ainsi, à partir de l'été 1942, des rencontres entre des représentants du ministère de l'Est et de la Wehrmacht aboutissent à la nécessité de définir une nouvelle politique dans les territoires occupés, censée aboutir à une autonomie interne sous protectorat allemand[10], politique que Hitler récuse après le 21 décembre 1942 en réinsistant sur les compétences de chacun, les affaires militaires à la Wehrmacht et l'Ostpolitik à Rosenberg[1]. De plus, à partir de la fin de l'année 1942, les militaires souhaitent avec de plus en plus d'insistance un changement de politique[11] : ainsi, dans une note du 3 janvier 1943, l'OKH se livre à une attaque en règle de la politique d'occupation dans le commissariat : le racisme biologique national-socialiste, le sort des prisonniers de guerre, la recherche acharnée de travailleurs et leur traitement une fois dans le Reich, autant de causes de l'essor de la résistance[12]. Au début de l'année 1943, Erich von Manstein, en poste en Ukraine, se montre favorable à un changement radical de politique, dans le sens de l'OKH[13]. Mais, face à ces avis, Hitler continue de s'opposer farouchement à toute inflexion de la politique dans l'Est en juin 1943 en écartant les propositions formulées par Rosenberg et les militaires[13].

Des territoires exploités dans le cadre de l'économie de guerre allemande[modifier | modifier le code]

Dès les premiers jours de l'occupation allemande, conformément aux plans élaborés au début de l'année 1941, les territoires conquis en Union Soviétique sont démantelés et réorganisés en commissariats du Reich. l'Ukraine est l'un des deux seuls à avoir eu une existence effective. Ce commissariat fournit donc au Reich, non seulement un cadre légal pour administrer les territoires conquis, mais aussi un espace géographique à exploiter d'un point de vue économique au bénéfice de l'effort de guerre allemand.

La Banque centrale ukrainienne, cadre légal de l'exploitation du commissariat[modifier | modifier le code]

Cette exploitation économique s'effectue selon un cadre monétaire défini dès les premiers jours de l'occupation allemande. Ce cadre monétaire donne les modalités du contrôle économique exercé par le Reich. Ainsi, la création du Karbowanez, seule monnaie ayant cours légal dans l'ensemble du Commissariat, oblige les Ukrainiens à remettre leurs roubles aux autorités d'occupation. Les sommes changées en Karbowanez sont déposées sur des comptes nominatifs, mais bloquées pour le titulaires[14]. Face à l'afflux de roubles, les Karbowanez sont rapidement dévalorisés par l'usage accru de la planche à billets : en février 1943, la monnaie a perdu 80 % de sa valeur. La ZNU, la nouvelle banque centrale du commissariat, finance les achats de la Wehrmacht par des bons du trésor, émis en quantité, et in fine sans valeur. Elle délivre aux fournisseurs ukrainiens cette monnaie de singe[14]. Ces masses de roubles sont utilisées par la Wehrmacht pour acheter de nombreuses fournitures dans les régions occupées dans lesquelles cette monnaie a encore cours légal, donc hors du commissariat[14].

Mais la banque centrale ukrainienne héberge aussi dans ses comptes les livrets d'épargne de l'ensemble des travailleurs de l'Est, abondés par la rémunération qu'ils perçoivent comme travailleurs au service de l'économie de guerre allemande. Cette rémunération doit être versée au guichet de la banque centrale ukrainienne, en réalité la caisse centrale du Reich, sur un compte collectif et bloquée le temps de la présence du travailleur dans le Reich[15]. Cette exploitation monétaire se double d'une exploitation économique plus classique. Les différents bassins industriels ukrainiens conquis par les Allemands en 1941 sont remis en état et leur production recommence rapidement. À ce titre, ils sont fréquemment inspectés par les responsables de la production du Reich[16].

En Ukraine, comme ailleurs, l'appel aux travailleurs locaux[modifier | modifier le code]

Dès les premiers jours de l'occupation, la Wehrmacht fait appel à des travailleurs locaux, organisés en colonnes de travailleurs[17]. Puis, à partir de janvier 1942, partent les premiers contingents de travailleurs pour le Reich: ces premiers groupes, composés parfois de volontaires[17], sont maltraités dès leur transport. Ces mauvais traitements tarissent rapidement le flux de volontaires et, sous la pression des services de Sauckel, qui définissent l'importance des contingents de travailleurs à envoyer dans le Reich, les autorités allemandes organisent des rafles systématiques dans les lieux publics[9]. Une fois dans le Reich, ils subissent un traitement discriminatoire, tout en étant surveillés par la police, qui exécute ceux qui s'évadent[9].
Ces travailleurs sont de plus soumis à une régime de famine et subissent de nombreux mauvais traitements dans le Reich. Salariés, ils reçoivent un salaire, bloqué sur un compte dans la succursale berlinoise, fictive, de la banque centrale ukrainienne. Ce salaire est accaparé à 70 % par le Reich, à la fois pour contenir la demande dans le cadre d'un marché intérieur comprimé par le conflit mais aussi pour éviter une augmentation de la pression fiscale sur les contribuables allemands[18]. Dans le commissariat d'Ukraine, la ponction de travailleurs à destination du Reich est massive et concerne chaque famille[9].

Une exploitation plus classique[modifier | modifier le code]

Cette exploitation rationnelle des territoires ukrainiens est destinée à fournir au Reich de nombreuses denrées alimentaires, selon les mots même du commissaire du Reich en Ukraine, Erich Koch, au détriment même des populations ukrainiennes dont la mort de faim lui est indifférente, à l'image de ce que professe Hitler dans le même temps[19]. Sur ces territoires réputés pour leur production agricole, le Reich prélève légalement, en payant régulièrement ses achats, tout ce qu'il peut, garantissant ainsi à la population allemande des « conditions de vie proches de celles du temps de paix », selon le mot de Göring[20].
La présence de bassins industriels en Ukraine incite aussi les Allemands non seulement à remettre en état les installations, mais aussi à les exploiter à leur profit. Dans le courant de l'année 1941, Albert Speer se voit confier la remise en état du réseau ferroviaire ukrainien, puis, après la mort de Todt, la responsabilité de la remise en marche des industries dans la région de Dniepropetrovsk[21].
Mais les experts du ministère des territoires de l'Est émettent rapidement des doutes sur l'efficacité de la politique menée par le Reich à l'Est et affirment que, pour être plus efficace, l'exploitation des territoires de l'Est n'aurait pas dû se parer de motivations raciales[22].

La collaboration en Ukraine occupée[modifier | modifier le code]

La Shoah en Ukraine occupée[modifier | modifier le code]

Dans un contexte marqué par l'étouffement du sentiment national ukrainien depuis deux siècles, par la présence de nombreuses minorités et d'une communauté juive nombreuse, le massacre des Juifs d'Ukraine prend une dimension spécifique.

Le rôle des nationalistes ukrainiens[modifier | modifier le code]

Durant la période qui précède l'invasion, les nationalistes extrémistes ukrainiens, regroupés autour de Stepan Bandera, proche des nazis, prennent le dessus sur les nationalistes modérés[23]. Ainsi, dès les premiers jours de l'occupation allemande, en réponse aux massacres, les 22 et 23 juin 1941, perpétrés par le NKVD, des nationalistes ukrainiens et des membres de la minorité allemande emprisonnés à Lviv et Tarnopol, entre autres, de nombreuses villes occupées sont le lieu de pogroms spontanés, perpétrés par la population encadrée par les membres des organisations nationalistes ukrainiennes les plus extrémistes, dans la première quinzaine de jours qui suit le déclenchement de l'opération Barbarossa, pour les régions de l'Ukraine occidentale, conquises dans les premiers jours du conflit[24]. Les nationalistes ukrainiens, pour la plupart membres de l'OUN, appuient les Einsatzgruppen, dans leurs opérations de meurtres de masse, au fur et à mesure de la progression allemande[25].

1941[modifier | modifier le code]

Rapidement, dès le mois d'aout 1941, après l'annexion de la Galicie au gouvernement général, les tueries prennent un caractère organisé avec l'entrée en action des Einsatzgruppen dans le Commissariat[26].

À partir de septembre 1941, la conjonction entre les projets de Himmler et la volonté exterminatrice des collaborateurs ukrainiens incite à accélérer la cadence de l'extermination : sont alors initiées, dans les territoires de l'Est, des réflexions à la fois pour rationaliser les tueries et pour exterminer également les femmes et les enfants, pour éviter que cela ne pose de problèmes de conscience aux bourreaux allemands[27] : sont alors expérimentées, à l'automne 1941, diverses solutions, comme le camion à gaz : le fourgon est hermétiquement fermé, les gaz d'échappement, entre autres le monoxyde de carbone, sont dirigés à l'intérieur du fourgon, et asphyxient ainsi une quarantaine de personnes à chaque utilisation. Sur le modèle du camion à gaz, les premières chambres à gaz, expérimentées en Ukraine et dans le Warthegau, reprennent le mode de fonctionnement, mais sont fixes, avec un moteur à l'extérieur, les gaz d'échappement étant dirigés vers l'intérieur de la chambre, isolée de l'extérieur[28].

1942[modifier | modifier le code]

L'année 1942 constitue, dans l'extermination des Juifs du commissariat, l'année de la « solution cent pour cent », selon les mots des commissaires du Reich, Erich Koch, compétent en Ukraine, et Hinrich Lohse, compétent dans l'Ostland[29]. Ainsi, en janvier 1942, lorsque Hitler décide d'établir son quartier général de campagne à Vinnitsa, dans la plaine d'Ukraine, ses subordonnés coordonnent l'extermination des Juifs de la région : en trois vagues, les 14 000 Juifs survivants des massacres de 1941 sont abattus entre le 10 janvier et la mi juillet 1942, afin d'offrir un espace totalement sécurisé, selon les normes nationales-socialistes, pour Hitler et son état-major[30].

1943[modifier | modifier le code]

1944[modifier | modifier le code]

La conquête par les Soviétiques du Reichskommissariat[modifier | modifier le code]

À partir de l'hiver 1943, les territoires de cette entité font l'objet de combats acharnés entre les troupes allemandes et les troupes soviétiques.
En effet, dès avant leur victoire à Koursk, les Soviétiques se lancent à l'assaut de ce qui reste du commissariat d'Ukraine dès la fin de l'été 1943 : la tête de pont soviétique sur le Donetz est élargie à partir du 12 juillet 1943, Karkhov, capitale économique du Commissariat, dans laquelle se concentrent de nombreux approvisionnements et des ateliers de réparation de matériel, est évacuée le 23 aout, après 15 jours d'une bataille acharnée aux abords de la ville, menacée à partir du 3 août[31]. Dans la lancée de cette reconquête, le bassin du Donetz est repris par les armées soviétiques, évacué en bon ordre par la Wehrmacht, qui pratique en se repliant une politique de terre brûlée systématique : rails défoncés, récoltes et villages détruits[32].

Dans le même temps, l'Armée rouge tente de contrôler la rive orientale du Dniepr, puis tente de prendre pied durablement sur la rive occidentale, mais Manstein les stoppe temporairement à l'automne, donnant au commissariat quelques mois de répit[33]. Mais ce coup d'arrêt n'est que temporaire, car les Soviétiques multiplient les coups de boutoir, stoppés seulement par les retours offensifs de Manstein d'octobre et novembre 1943[34].

La disparition du Reichskommissariat[modifier | modifier le code]

Les défaites allemandes de l'été et de l'automne 1943 rendent précaire la survie de ce commissariat, qui survit sur une partie de plus en réduite des régions nominalement sous son contrôle. Ainsi, à la fonte des neiges, en mars-avril 1944, la totalité des territoires sous l'autorité du commissariat est libérée par l'Armée rouge[33], entraînant la volatilisation de l'administration mise en place.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands : Le IIIe Reich, Une dictature au service du peuple, Paris, Flammarion,‎ 2005 (éd.française) (ISBN 2-08-210517-2).
  • Christian Baechler, Guerre et Exterminations à l'Est, Hitler et la conquête de l'espace vital, 1933-1945, Taillandier,‎ 2012, 524 p. (ISBN 978-2-84734-906-1).
  • Richard J. Evans, Le Troisième Reich, vol. III : 1939-1945, Paris, Flammarion, coll. « Au fil de l'Histoire » (ISBN 978-2-08-120955-8).
  • Saul Friedländer, Les Années d'extermination : L'Allemagne nazie et les Juifs. 1939-1945, Paris, Seuil, coll. « L'Univers historique »,‎ 2008 (ISBN 978-2-02-020282-4).
  • Philippe Masson, Hitler chef de guerre, Perrin,‎ 2005 (ISBN 978-2-262-01561-9).
  • Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande 1939-1945, Paris, Perrin,‎ 1994 (ISBN 2-262-01355-1).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Baechler 2012, p. 288.
  2. a et b Baechler 2012, p. 325.
  3. Baechler 2012, p. 327.
  4. Baechler 2012, p. 327-328.
  5. Friedlander 2008, p. 264.
  6. Friedlander 2008, p. 273.
  7. Aly 2005, p. 165.
  8. a et b Baechler 2012, p. 289.
  9. a, b, c et d Baechler 2012, p. 299.
  10. Baechler 2012, p. 300.
  11. Baechler 2012, p. 301.
  12. Baechler 2012, p. 30.
  13. a et b Baechler 2012, p. 302.
  14. a, b et c Aly 2005, p. 166.
  15. Aly 2005, p. 158-160.
  16. Evans, p. 384.
  17. a et b Baechler 2012, p. 298.
  18. Aly 2005, p. 160.
  19. Evans, p. 170.
  20. Aly 2005, p. 172.
  21. Evans, p. 386-387.
  22. Evans, p. 408.
  23. Friedlander 2008, p. 279-280.
  24. Friedlander 2008, p. 280.
  25. Friedlander 2008, p. 283
  26. Friedlander 2008, p. 282.
  27. Friedlander 2008, p. 304.
  28. Friedlander 2008, p. 305.
  29. Friedlander 2008, p. 455.
  30. Friedlander 2008, p. 454-455.
  31. Masson 1994, p. 257, 259 et 260.
  32. Masson 1994, p. 259-260.
  33. a et b Masson 2005, p. 195
  34. Masson 2005, p. 263.