Croix du combattant volontaire

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Croix du combattant volontaire
Illustration.
Avers
Croix du combattant volontaire
Conditions
Décerné par Drapeau de la France France
Type Médaille
Décerné pour Engagés volontaires des opérations menées depuis 1939
Statistiques
Création 4 février 1953 pour la spécifique de la guerre 1939-1945
8 décembre 1981 pour la croix unique
Ordre de préséance
Précédent Inférieur
Croix du combattant volontaire de la Résistance
Équivalent
Supérieur
Croix du combattant volontaire 1914-1918
Suivant
Illustration.
Ruban de la Croix du combattant volontaire

La croix du combattant volontaire (CCV) est une décoration militaire française qui récompense les combattants volontaires qui ont choisi spontanément de servir dans une unité combattante à partir de la guerre 1939-1945. Il existe une décoration spécifique pour la première Guerre mondiale (Croix du combattant volontaire de la guerre 1914-1918) et pour la résistance (Croix du combattant volontaire de la Résistance).

Il a d’abord été créé une croix spécifique pour la guerre 1939-1945 avant que celle-ci ne soit remplacée, en 1981, par une croix unique pour toutes les opérations menées depuis 1939.

Croix du combattant volontaire de la guerre de 1939-1945[modifier | modifier le code]

Cette décoration est l'équivalent de celle dont bénéficiaient les combattants de la première Guerre mondiale. C'est à la demande des associations d'Anciens combattants que l'État fixe par une loi du 4 février 1953, assortie d'un décret d'application du 19 novembre 1955, l'attribution de la croix du combattant volontaire 1939-1945.

Ruban : de couleur rouge (rappel du ruban de l'Ordre national de la Légion d'Honneur), avec une bande médiane verte et deux bandes latérales jaune (rappel du ruban de la Médaille militaire).

Croix : à l'avers "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et au revers les dates "1939-1945".

Croix du combattant volontaire[modifier | modifier le code]

Le décret no 81-844 du 8 septembre 1981[1] créé la croix du combattant volontaire. Il supprime la croix du combattant volontaire 1939-1945.

La médaille est composé d'une croix portant sur l'avers l'inscription "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et sur le revers "CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE" suspendu à un ruban identique à celui de la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les opérations auxquelles ont participé l'ayant droit sont inscrites sur une agrafe de métal blanc dont voici la liste:

  • Guerre 1939-1945[2];
  • Indochine[3];
  • Corée[4];
  • Afrique du Nord[5] dans les conditions précisées pour la Tunisie du 1er janvier 1952 au 20 mars 1956, le Maroc du 1er juin 1953 au 2 mars 1956 et l'Algérie du 31 octobre 1954 au 3 juillet 1962 ;
  • Missions extérieures[6]. Dans ce cas, la croix ne peut être attribuée qu'à des appelés du contingent s'étant portés volontaires pendant la durée légale de leur service militaire ou d'un volontariat service long (VSL) pour participer à une opération extérieure (par exemple en ex-Yougoslavie) ; ou à des réservistes ayant participé à l'opération sur acte de volontariat. Les engagés (volontaires par définition) sont écartés de l'attribution de cette décoration.

Dans tous les cas, le postulant à la croix du combattant volontaire doit être préalablement titulaire d'une carte du combattant (qui donne droit au port de la croix du combattant) délivrée au titre du conflit ou de l'opération concerné, ainsi que de la Médaille d'Outre-Mer afférente avec la barrette correspondante, ou la Médaille commémorative afférente avec la barrette correspondante.

À l'instar de la médaille de la Résistance française, de la croix du combattant volontaire de la Résistance, de la médaille des évadés et de la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre, la croix du combattant volontaire constitue un titre de guerre[7] et est considérée comme une référence privilégiée dans l'étude des dossiers de proposition aux ordres nationaux (ordre national de la Légion d'honneur et ordre national du mérite et pour la médaille militaire.

De par la faible population susceptible d'être éligible à cette décoration (anciens appelés du contingent et réservistes), la Croix du combattant volontaire est rare et recherchée. Les demandeurs se voient souvent opposés un rejet de leur dossier compte-tenu de la difficulté à matérialiser la réalité de l'acte de volontariat. Ce qui permet à la Croix du combattant volontaire de conserver toute sa valeur, considérant qu'elle possède un peu des trois valeurs de la Légion d'honneur (le rouge du ruban), de la médaille militaire (le jaune et le vert) et de la croix de guerre (le motif de l'épée figurant sur le module et sa qualité de croix)[8].

Dans le but de maintenir ces exigences qualitatives, les dossiers de demande comportent un mémoire à rédiger par le demandeur, qui doit être très bien étayé, en plus des pièces et justificatifs fournis.

Les dossiers sont filtrés successivement par deux autorités administratives chargées de les étudier :

  • Le Centre des archives du personnel militaire[9] (CAPM, anciennement Bureau central des archives militaires), situé à Pau : il étudie en première instance les pièces fournies, vérifie leur concordance avec le dossier militaire individuel et évalue en première intention le bien-fondé de la demande.
  • Le bureau des décorations des services centraux du ministère de la Défense : il reprend le dossier que le CAPM a jugé suffisamment solide pour lui être communiqué et l'étudie en commission. Il s'agit du même bureau qui traite les propositions de nomination pour les ordres nationaux et la Médaille militaire. Si la décision est positive, le nom du demandeur est ajouté à l'arrêté ministériel portant attribution qui est soumis au ministre de la Défense pour signature. Le récipiendaire se voit informé par courrier et il reçoit ensuite son diplôme.

Les arrêtés du ministère de la Défense portant attribution de la croix du combattant volontaires avec les listes nominatives des récipiendaires par conflit sont publiés au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses de la République française (BODMR), publication à parution irrégulière.

Récipiendaires célèbres[modifier | modifier le code]

  • Erwan Bergot, au titre de l'Indochine : officier parachutiste français qui a participé à la bataille de Dien Biên Phù, écrivain et journaliste.
  • Jean-Pierre Bloch, au titre de la guerre 1939-1945 : résistant, homme politique socialiste.
  • Alfred Maurice Cazaud, au titre de la guerre 1939-1945 : général français, ancien combattant de la Première et de la Seconde guerre mondiale.
  • Jean-Louis Delayen, au titre de la guerre 1939-1945 : général.
  • Paul Arnaud de Foïard, au titre de la guerre 1939-1945 : général de corps d'armée français.
  • Paul Gosset, au titre de la guerre 1939-1945 : homme politique, ancien député.
  • Paul Hutin-Desgrées, au titre de la guerre 1939-1945 (et aussi 14-18) : journaliste, directeur de Ouest-France.
  • François Ingold, au titre de la guerre 1939-1945 : ancien chancelier de l'Ordre de la Libération, officier.
  • Edgard de Larminat, au titre de la guerre 1939-1935 : compagnon de la Libération, général d'armée.
  • Raymond Meyer, au titre de la guerre de 1939-1945 : compagnon de la Libération, militaire, directeur d'entreprise.
  • Fred Moore, au titre de la guerre 1939-1945 : dernier chancelier de l'Ordre de la Libération (2011-2012), ancien de la France libre, colonel de réserve et ancien député de la Somme.
  • Jean-Paul Palewski, au titre de la guerre de 1939-1945 : militaire, résistant, avocat et homme politique.
  • Henri Rol-Tanguy, au titre de la guerre 1939-1945 : militant communiste, résistant, militaire.
  • René de Salins, au titre de l'Indochine : officier de cavalerie puis des troupes aéroportées, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et d'Indochine, où il participe à la bataille de Dien Biên Phù.
  • Jean Sassi, au titre de la guerre 1939-1945 : colonel, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et de l'Indochine.
  • Pierre Schœndœrffer, au titre de l'Indochine : ancien combattant d'Indochine où il participe à la bataille de Dien Biên Phù en qualité de cameraman de l’Établissement cinématographique et photographique des armées (ECPA), romancier, réalisateur, scénariste et documentariste français.
  • Roger Taillefer, au titre de la guerre de 1939-1945 : résistant (FFI), Juste parmi les nations.
  • André Verrier, au titre de la guerre 1939-1945 : compagnon de la Libération, militaire.
  • Robert-André Vivien, au titre de la guerre 1939-1945 et de la Corée : résistant (FFI), militaire et homme politique.

Union des Mutilés et Anciens Combattants[modifier | modifier le code]

Après la fin de la Première Guerre mondiale, les soldats rescapés se sont organisés en associations et unions.

En Algérie, c'est l'Union des Mutilés et Anciens Combattants qui a alors été créée pour défendre les droits des soldats d'Algérie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]