Créolité

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La créolité est un mouvement littéraire antillais.

Le mouvement littéraire[modifier | modifier le code]

Le mouvement de la créolité est né à la Martinique dans les années 1980 sous la plume de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé. Le trio publie ainsi en 1989, L'éloge de la Créolité.

Comprendre la négritude, mouvement né dans les années 1930 et porté par Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor ou encore Léon-Gontran Damas. Ces écrivains prônent une redéfinition de l'homme noir à partir de ses racines permettant de dépasser la meurtrissure historique, rejetant le colonialisme, l'hégémonie culturelle, intellectuelle, raciale et morale de l'Occident et des Européens sur le continent et l'homme africain. Le mouvement de la négritude rapproche tous les hommes noirs, d'Afrique et de la diaspora africaine, autour d'un héritage nègre commun.

Plus tard, certains auteurs martiniquais, à l'instar d'Édouard Glissant, contestent la vision monolithique de la négritude. Ainsi, au début des années 1980, Glissant propose le concept d'antillanité pour décrire l'identité antillaise en ne s'appuyant pas uniquement sur l'expérience des descendants d'esclaves africains, mais intégrant l'apport des Caraïbes, des colons européens, des Indiens venus des Indes, des Chinois et des Syriens. Glissant et les autres adhérents au mouvement de la créolité : les créolistes n'appliquent leur réflexion qu'au vécu des peuples de la Caraïbe repoussant la domination des anciens colons. Ainsi, selon Confiant, le concept de créolité fait référence au terme Créole, qui vient de l'espagnol criollo (lequel dérive du latin creare) et signifie simplement « né aux Amériques » par opposition d'une part aux autochtones, dits plus tard Amérindiens, et d'autre part aux nouveaux arrivés, Européens et Africains, puis Asiatiques et Levantins[1].

Pour les auteurs de l’Éloge de la créolité : La créolité est une annihilation de la fausse universalité, du monolinguisme et de la pureté.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Confiant, Raphaël. (1993) : Aimé Césaire, une traversée paradoxale du siècle, p. 273.