Acméisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’acméisme (en russe Акмеизм, Akméism) est un mouvement poétique russe qui a connu son heure de gloire au début des années 1910 sous la direction de Nikolaï Goumilev et Sergueï Gorodetski. Le mot tire son origine du mot grec ἀκμή acmé qui signifie « pointe, comble, apogée ».

La naissance du mouvement fut proclamé par Nikolaï Goumilev le 1er mars 1912. En décembre de la même année, Goumilev et Gorodetski firent connaître leur manifestes acméistes « Au chien errant », un cabaret de Saint-Petersbourg où se réunissait la bohème artistique de la ville.

Les poètes les plus importants de l'école acméiste sont Goumilev et sa femme Anna Akhmatova, Mikhaïl Kouzmine, Ossip Mandelstam, Georgy Ivanov. L'esthétique acméiste s'oppose au symbolisme alors dominant dans la poésie russe. Les acméistes revendiquent l'utilisation d'un langage simple et concret pour porter à son apogée la dimension poétique du quotidien. Ils critiquent l'occultisme et l'aspect religieux du symbolisme et rejettent son aspiration à la connaissance des vérités cachées et de l'au-delà.

Les acméistes se réclament d'Alexander Pope, Théophile Gautier, Rudyard Kipling, Innocent Annenski, et du cercle des Parnassiens.

Le recueil Pierre (Kamen, 1912-1913), d'Ossip Mandelstam, en est une borne.